Pub digitale : la montée du mobile-only obsède les annonceurs

Pub digitale : la montée du mobile-only obsède les annonceurs

Le mobile est le point de passage obligé pour les marchands ! Si 50% des Français se connectent tous les jours sur leur smartphone, la tendance sur les 18/34 EST TELLEMENT marquée que la révolution MOBILE FIRST risque de faire des ravages auprès de ceux qui ne l’auront pas anticipée.

Avec 2 milliards d’utilisateurs dans le monde en 2015, le smartphone est en passe de devenir le principal outil de consultation du Web. Le bilan annuel de la publicité mobile édité par Marin Software fait un tour d’horizon de l’évolution des usages et des investissements publicitaires associés.

Selon le cabinet d’études IDC, 1,43 milliard de smartphones ont été vendus autour de la planète sur l’année 2015. Un tiers de la population mondiale est aujourd’hui équipé d’un téléphone mobile relié à Internet, ce qui en fait un média publicitaire à part entière. Marin Software, plateforme SaaS d’optimisation de campagnes publicitaires digitales, livre son bilan annuel sur la publicité mobile.  » Tour d’horizon de la publicité mobile: Bilan annuel 2016  » étudie l’évolution des usages de smartphones, tablettes et ordinateurs afin de donner aux annonceurs les clés pour toucher au mieux leurs cibles dans leurs campagnes search, display et social.

Les usages des consommateurs tendent de plus en plus vers le mobile-ONLY 

En 2015 et pour la première fois, le nombre d’individus surfant exclusivement sur mobile a dépassé le nombre d’individus surfant exclusivement sur ordinateur. Une progression notamment portée par la consultation des réseaux sociaux qui se fait à plus de 70% depuis un mobile, un chiffre en augmentation depuis la fin de l’année.
La répartition  de l’activité de search sur les différents supports évolue, la place du mobile ayant bondi de 55% en l’espace d’un an. La part de l’ordinateur reste relativement stable (35%), cette hausse se répercutant surtout sur l’usage de la tablette (10%). Les clics sur un display depuis un smartphone sont par conséquent en plein accroissement, et ont même dépassé les clics effectués depuis un ordinateur courant 2015 pour atteindre les 70% début 2016.

Bien que constant, l’usage de la tablette reste minoritaire, ne dépassant jamais les 10%.

Les dépenses publicitaires sur mobile devraient atteindre 100 milliards de dollars en 2016

Reflets des préférences d’usages des consommateurs, les investissements publicitaires des annonceurs se consacrent de plus en plus au mobile. Marin Software estime par ailleurs que ce budget représentera 100 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année. Dans le détail, le format search, particulièrement affinitaire avec la cible mobile en raison de son intégration dans la navigation, a vu son budget doubler sur 2015 et devrait même dépasser celui consacré à l’ordinateur fin 2016.

Ce qui a amorcé une inversion de la tendance dans le display : alors qu’auparavant les annonces mobiles étaient principalement des déclinaisons de formats destinés à l’ordinateur, le display est aujourd’hui pensé avant tout pour le smartphone puisque la publicité mobile est passée de 37% à 55% sur la période étudiée, devançant l’ordinateur. Selon le bilan, la part des campagnes display sur smartphone devrait culminer à 66% dans quelques mois.

Quant aux campagnes social media sur mobile, elles collent aux usages des consommateurs, les moyens alloués représentant 70% des investissements dans le digital.

Quelles sont les pistes d’amélioration de la publicité mobile ?

Si les annonceurs semblent avoir adopté des stratégies répondant aux usages de leurs cibles, les campagnes mobiles n’exploitent pas encore pleinement le potentiel de ce support. Notamment en ce qui concerne les applications mobiles, ces dernières totalisant à elles seules 90% du temps passé sur un smartphone. De même, l’étude de Marin Software révèle que la conversion mobile reste peu surveillée, alors que les dispositifs type « Appel direct » ou « Localisation de magasin » en sont un bon suivi. Enfin, le bilan 2016 rappelle qu’une bonne stratégie publicitaire est une campagne multicanale : sa réussite réside dans la capacité à recibler le consommateur de terminal en terminal, de canal en canal, et avec le message adapté.

Source : e-marketing (04/16)

 

Comment les entreprises s’adaptent à l’explosion du web mobile [Etude]

Comment penser Mobile First ? Comment privilégier l’expérience Client ? Comment faire face à la transformation digitale ? Découvrez les secrets des plus grandes Marques (COCA, DANONE…) : ENQUÊTE auprès de 100 grandes sociétés sur les enjeux et performances de leur stratégie marketing mobile.

000171228_5 (1)

La transformation digitale et notamment sa dimension mobile ont entraîné de nombreux changements dans les entreprises. Activis (ADLPerformance) et BVA Limelight ont mené auprès de plus de 100 grandes sociétés (Coca-Cola, Kellogg, Danone, Système U, Conforma, Fnac, Pimkie ou encore SAP) une enquête sur les enjeux et les performances de leur stratégie marketing mobile. Premier enseignement de cette étude, dont les résultats ont été publiés le 18 février 2016 et baptisée « Etude Marketing Mobile : les best practices pour faire face à l’explosion du web mobile » : la place du marketing mobile dans la stratégie digitale est essentielle pour 64% des répondants. Ainsi, une majorité de marques interrogées ont parfaitement intégré que le mobile est aujourd’hui est indispensable à la stratégie digitale de l’entreprise.

Comment être mobile FIRST ?

Il faut « penser mobile en premier comme nouvelle porte d’entrée, comme premier canal de vente« , explique l’étude. Mais penser gain de chiffre d’affaires ne suffit pas pour être mobile first. Il faut être également « customer centric« , c’est-à-dire suivre les tendances, les changements de comportement et de consommation du média, ainsi que les évolutions dans les usages des consommateurs. Ainsi, parmi les solutions techniques « mobile friendly » adoptées par les sociétés interrogées, le site en responsive apparaît comme la première réponse avec 77% des citations. L’application est citée par 34% d’entre eux. Quant au site mobile dédié et à la dynamique serving (ou diffusion dynamique, c’est-à-dire une même URL quel que soit le support mais avec des codes distincts sur chaque appareil), ils sont encore minoritaires.

Les bonnes pratiques… et les freins

Parmi les best pratices identifiées, l’accent sur l’ergonomie, le design et les formats, et bien sûr les contenus proposés : ceux-ci doivent être spécifiques au format mobile, donc plus visuels et interactifs, comme les vidéos. Les leviers d’acquisition mis en œuvre pour la stratégie mobile sont quant à eux classique : plus de la moitié des entreprises (56%) ont recours au SEO. Le SEA (référencement payant), le display, la publicité mobile et le CRO (optimisation de la conversion) sont également cités. 4% utilisent d’autres leviers, comme le SMA (social media ads), les post sponsorisés sur Facebook (Facebook ads), les réseaux sociaux et les actions commerciales offline.

L’étude pointe une néanmoins une défaillance importante dans ces stratégies digitales. 8 répondants sur 10 n’évaluent pas l’impact du mobile sur les ventes offline, ce qui représente un véritable frein pour faire évoluer leur stratégie de contenu sur mobile. Les sociétés interrogées citent également les difficultés liées à l’évolution de la technologie, trop rapide, l’organisation interne, le peu d’expériences des équipes mais aussi les problèmes techniques et… l’absence de stratégie !

Les principaux enjeux du mobile en 2016

Les marques ont également été interrogées sur les enjeux de l’année 2016. Pour 31% d’entre elles, il s’agira désormais de développer l’expérience client, tandis que 28% souhaitent privilégier la création d’un environnement adapté aux nouveaux usages, sans oublier l’optimisation du taux de conversion pour 19% des entreprises. En revanche, la cohérence cross device et le développement technique ne sont pas des enjeux prioritaires, « signe d’une montée en compétence des entreprises sur ces sujets » pour l’enquête. « Le marketing doit se réadapter. C’est comme une nouvelle clientèle que l’on peut désormais atteindre mais qui est hyper connectée et qui reçoit des milliers d’informations par jour. Il faudra faire la différence, avoir une communication efficace, cohérente et savoir mesurer le retour sur investissement« , préconise l’étude dans sa conclusion.

Méthodologie

Etude online réalisée en janvier et février 2016 auprès de 110 répondants de 103 sociétés différentes et représentant les secteurs d’activité suivants : industrie et services (24%), commerce et distribution (23%), culture, médias et communication (19%), grande consommation (11%), tourisme et hôtellerie (9%), banque et assurance (8%), services publiques, associations (6%).

Source : LSA com-co (02/2016)