« le smartphone, c’est une baguette magique »

Source : lexpress.fr

Depuis cinq ans, le site de commerce en ligne Vente-privee.com a aussi son application sur smartphone, un relais de croissance indispensable pour Xavier Court, associé cofondateur de l’entreprise qui mise tout, désormais, sur les nouveaux consommateurs mobiles.Grâce au mobile et à l’usage compulsif qu’en font des millions de mobinautes, faire les vitrines est devenu un jeu d’enfant, même depuis chez soi. Le site Vente-privee.com, spécialisé dans les bonnes affaires à durée limitée, illustre la révolution que connaît le secteur du e-commerce grâce au smartphone. L’entreprise a pris le virage du mobile avec le même enthousiasme que ses utilisateurs-membres. Xavier Court, son co-fondateur, nous détaille les ressorts de ce dynamisme.

Quelle est la part des commandes réalisées grâce à l’application mobile?

73% de nos visites viennent du mobile et cela représente plus de 50% du chiffre d’affaires. Depuis que nous avons lancé l’application mobile en 2010, nous enregistrons 1% de croissance tous les mois, en chiffre d’affaires comme en visites. C’est assez incroyable! L’application a été téléchargée plus de 6 millions de fois, ce qui en fait l’une des plus grosses applis en France. 2 millions de personnes viennent tous les jours sur Vente-privee via le mobile. C’est une vraie lame de fond.

A quoi ressemble le consommateur sur mobile? Comment se comporte-t-il?

Nos membres, aujourd’hui, sont multi-supports et multi-connexions en fonction du moment de la journée et de l’endroit où ils se trouvent. Les usages smartphone, tablette et desktop sont très complémentaires: nous avons des clients qui sont complètement sur le mobile depuis 7 heures du matin jusqu’à 9 heures. Dans la journée, l’usage PC remonte en flèche, car les gens sont devant leur ordinateur et passent commande au bureau. Et le soir, on passe à un usage tablette. C’est une forme de mobilité, mais depuis chez soi : dans la baignoire, sur le canapé, dans la cuisine… Avant, il fallait réserver l’ordinateur familial!

« Avec un smartphone, on peut acheter à toute heure et en tout lieu »

Du point de vue des usages, on note que, sur mobile, il y a beaucoup de visites. Notre site est conçu pour se faire plaisir, et pour que les gens prennent aussi plaisir à revenir. Les gens achètent un tout petit peu moins, ou se reportent sur d’autres types d’achats, comme les accessoires. Sur mobile on est plus facilement dérangé ou distrait. Sur l’ordinateur, au contraire, l’acte d’achat est plus naturel. Notre appli a été développée pour garantir une expérience d’achat efficace. Par ailleurs, le concept des ventes à la durée et aux stocks limités, qui est dans notre ADN, s’adapte parfaitement au canal mobile. Avec un smartphone, on peut acheter à toute heure et en tout lieu.

Quel est le profil de l’usager de Vente-privée sur mobile?

Comme toujours avec les nouvelles technologies, le public, au début, est plutôt masculin, CSP+ et citadin. Mais cette tendance évolue et l’usager ressemble désormais au propriétaire de smartphone, dont le profil est de plus en plus varié.

Quelles évolutions du marché mobile sont à prévoir pour le secteur de la vente à distance?

Tous nos développements et innovations se font en direction des mobiles, comme chez beaucoup d’acteurs. Nous portons ensuite ces nouveautés mobiles sur le PC – c’est-à-dire exactement l’inverse de ce que l’on faisait il y a trois ans!

« Un commerçant qui n’a pas d’appli mobile ne peut pas durer »

L’avenir, pour nous, c’est l’appli mobile et, plus largement, le commerce connecté. La vraie révolution, c’est le smartphone. A mes yeux, c’est une baguette magique de la consommation. Il permet au consommateur de tout faire. Ce n’est pas être un gourou du marketing que de dire ça. C’est une évolution naturelle du marché. Notre modèle repose sur la rareté et la peur de rater la bonne affaire. Il pousse à la mobilité.

Le mobile a-t-il été une contrainte pour conserver vos positions ou une opportunité pour développer votre business?

Au départ, nous ne nous sommes pas dit que nous allions réaliser plus de chiffre d’affaires, nous souhaitions simplement fournir la solution d’achat la plus pertinente à nos membres, n’importe où et n’importe quand.

J’ai eu le déclic du mobile en 2009, lors d’un salon où la patronne du digital chez Staples nous a dit : « Rentrez chez vous ce soir, regardez ce que font vos enfants ». Et j’ai vu mes enfants de 6 et 10 ans sur les mobiles et les précurseurs des tablettes. Nous avons de l’avance, mais elle est courte. Un an ou deux à peine. Le marché du m-commerce est en plein essor. Aujourd’hui, c’est simple: un e-commerçant qui n’a pas d’appli mobile ne peut pas durer.

SHOPPING DU FUTUR : À QUOI RÊVENT LES FRANÇAIS ?

 

source : comarketing-news

L’Observatoire du Shopping 2015 d’Unibail-Rodamco s’est intéressé à ce que les Français attendent du shopping dans le futur et liste les 3 grandes tendances des années à venir…

Ipsos a établi une liste d’innovations possibles pour le shopping de demain et a interrogé plus de 2000 personnes, afin de mesurer l’intérêt suscité par chacune d’entre elles.

Cet Observatoire du Shopping a mesuré les grandes attentes des consommateurs réparties en 3 points :

Vers un nouvel âge du service et de l’accompagnement

Les Français s’attendent à ce que la recherche d’informations soit facilitée, en étant plus immédiate et plus précise. Le concept qu’ils jugent le plus attractif est le fait de recevoir les caractéristiques d’un produit, automatiquement, dès qu’on le manipule.

Les Français souhaitent également recevoir une information personnalisée, qui leur correspond, à partir de leurs informations et données personnelles (goûts, préférences, historique d’achats…). Cette place centrale du conseil passe par les nouvelles technologies mais aussi par l’échange avec les vendeurs.

Cette recherche d’efficacité se matérialise à toutes les étapes du shopping, depuis la préparation jusqu’à l’acte d’achat. L’essayage ne fait pas exception ! La majorité des Français souhaitent pouvoir essayer les produits sans effort et où ils le souhaitent, en magasin comme chez eux.

Dans cette même logique de rapidité et de facilité, plus de la moitié des Français parie sur le développement du porte-monnaie virtuel pour payer leurs achats en magasin.

Enfin, la révolution pratique passe par la livraison, en permettant aux Français de se faire livrer là où ils se trouvent, sans contrainte. Le « click and collect » (récupérer en magasin des achats effectués sur internet) est déjà pratiqué par 40 % des Français en 2015 (versus 35 % en 2014) et ne cesse de se développer.

Le shopping, une expérience de partage

Si les technologies investissent largement les lieux de shopping, elles sont surtout un moyen de faciliter le parcours des shoppers. Dans les années à venir, la place grandissante des nouvelles technologies permettra de libérer du temps et servira l’expérience du « vivre ensemble ».

Dans l’imaginaire des Français, le shopping reste fortement lié à un lieu physique. Pour une grande majorité, il s’effectue à plusieurs et est un moment de rassemblement et de partage. Le centre commercial reste le lieu de shopping privilégié des Français (30 %).

Dans ce contexte, les nouvelles technologies répondent à un besoin de connexion permanent. Au-delà de la praticité, elles permettent au shopper d’échanger plus facilement avec ses proches (amis, famille, collègues…), qui ne seraient pas présents lors de la session shopping, pour leur demander leur avis ou un conseil.

Lors d’un déplacement en groupe, les technologies permettent également de laisser la liberté à chacun de découvrir les enseignes de son choix et de se retrouver facilement grâce à un service de géolocalisation.

« La société française est traversée par des dynamiques fortes de transformation de nos rapports aux lieux. Un phénomène de porosité est désormais à l’œuvre, qui importe des activités personnelles sur les lieux professionnels et inversement.

Les aspirations des Français sont en pleine mutation : on note ainsi des dynamiques croisées d’amateurisation de la vie professionnelle et de professionnalisation des pratiques personnelles. Ceci modifie donc totalement la vocation des lieux – lieux de travail, de détente, de culture, d’apprentissage, de consommation… Cette hybridation des fonctions des espaces est un fait de plus en plus partagé ; Il se différencie très fortement de ce qui a été longtemps le principe à la fois de nos manières d’habiter, de travailler, qui séparait les personnes, les lieux et les fonctions. Désormais, le shopping se charge d’autres attentes et vient largement empiéter sur des activités nouvelles. »

Stéphane Hugon, Docteur en sociologie, chercheur au Centre d’Etudes sur l’Actuel et le Quotidien, chargé de cours à l’université Paris V.

La transformation des lieux de shopping

Les Français attendent une réelle métamorphose des lieux de shopping, dans leur architecture comme dans leurs fonctions. Au-delà d’y faire leur shopping, ils souhaitent y vivre de nouvelles expériences, découvertes, de l’apprentissage, du divertissement…

Dans un futur proche, les Français attendent des centres de shopping qu’ils créent la surprise en permanence, au rythme des saisons, à l’instar des collections de mode. Cette demande de diversité incarnée par la culture « pop-shop » se traduit pas une attente d’offres éphémères.

Au-delà du shopping, les Français attendent des centres qu’ils développent de nouvelles fonctionnalités dans un espace qui leur correspond davantage. Cela dépasse le centre de shopping lui-même, qui doit paradoxalement être un lieu dynamique et un lieu proposant des espaces de repos.

Mais surtout, les Français attendent des lieux de shopping qu’ils proposent de nouvelles fonctions, autres que le shopping. Le centre devient un véritable opérateur de lien social, un lieu de vie multifonctions dont le but premier n’est plus l’acte d’achat mais le plaisir, la rencontre, la découverte et le partage.

« La vague 2015 de l’Observatoire du Shopping, en projetant les Français dans le shopping de 2025, nous en dit finalement beaucoup sur la manière dont les Français vivent le shopping d’aujourd’hui. La digitalisation est un premier phénomène prégnant, même s’il n’est bien sûr pas spécifique à ce secteur : elle doit pour eux simplifier la vie en irriguant toutes les étapes de l’acte de shopping, de l’amont dans la prise d’information jusqu’en aval dans la livraison.

Surtout, l’étude souligne combien le shopping est considéré comme bien plus qu’un simple acte de consommation : il représente également pour les Français un moment de partage et de lien social. C’est d’ailleurs dans cette logique qu’ils souhaitent voir les lieux de shopping évoluer davantage en des lieux de vie et d’échanges, à travers notamment le développement d’offres d’apprentissage ou encore de loisirs actifs. »

conlcut Guillaume Petit, Directeur du Département Opinions chez Ipsos.

Trafic mobile plus important que celui du Pc

Source : webblog.tophebergeur.com

L’Association de la recherche locale a publié récemment un nouveau rapport sur la recherche locale en utilisant les téléphones mobiles. Ce rapport confirme les tendances et pronostiques:  le trafic PC est stagne tandis que celui du mobile devient plus important et que mobile est largement utilisé pour la recherche locale. Les données T4 2012 dans le rapport proviennent de comScore. Et parce que les données proviennent de T4, les tendances et les statistiques de trafic dans le rapport sont probablement un peu plus élevé maintenant.

Croissance d’internet

Les données soutiennent qu’il y a eu une croissance 0% du trafic Internet provenant de PC depuis 2011. Le PC Internet a atteint un plateau

Importance du trafic Mobile vers les sites locaux

Dans le même temps le trafic du mobile se développe avec une cadence importante. Au 4ème trimestre, en moyenne, le trafic mobile s’élevait à 15 pour cent. Cependant, dans certaines catégories, il est beaucoup plus élevé: recherche locale par exemple. Dans ses résultats du 1er trimestre, publié la semaine dernière,  Yelp a déclaré que 55 pour cent de l’ensemble de ses recherches proviennent maintenant des téléphone mobiles (45 pour cent à partir d’applications).

Le trafic vers les sites locaux croît plus vite que le trafic mobile en général à travers l’Internet. Le pourcentage moyen de trafic mobile (trafic de dispositifs «non-PC») aux sites locaux a augmenté de 27 % au 4e trimestre par rapport à la moyenne de l’internet qui est de 15 %.

Comme indiqué ci-dessus, les sites locaux reçois plus de trafic à partir d’appareils mobiles. Un autre exemple: le site immobilier Zillow a annoncé en Janvier que plus de la moitié de ses visites viennent maintenant de téléphones mobiles.

Conformément à d’autres données, les applications mobiles sont plus souvent utilisés pour accéder au contenu local que le navigateur mobile. Cependant, dans la pratique, cela dépend vraiment beaucoup de la catégorie. Dans certaines catégories, le navigateur mobile peut être utilisé plus souvent et dans d’autres les applications dominent.

Par exemple, dans la diapositive suivante, basée sur les données de Nielsen-XAD-Telmetrics, les applications étaient le principal moyen d’accéder au contenu dans la catégorie de voyage, mais pour l’automobile

Analyse des enjeux de la transformation digitale

Source : e-marketing

SAP lance sa première édition du Networked Economy Forum, du 16 au 18 juin, avec pour ambition de mettre à jour les incidences de la transformation numérique sur les organisations et les métiers.

Faire « simple », dans un monde en constante transformation technologique : l’adjectif revient fréquemment dans la bouche des porte-parole de SAP, en introduction de la première édition de son Networked Economy Forum*, lancée le 16 juin au siège du groupe. L’objectif affiché par le leader des applications d’entreprise se veut d’impliquer davantage les « métiers » dans ce cap digital, alors même que ses solutions sont trop souvent perçues comme destinées aux directions générales, regrette Henri van der Vaeren, managing director de SAP France, Belgique et Luxembourg. « Entre 60 et 75 % des budgets digitaux sont gérés directement par les métiers. D’où l’importance de travailler directement avec eux », explique-t-il.

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Les enseignes doivent réinventer l’ultra-personnalisation

Source : blog.lemondeinformatique.fr

Désireux d’une expérience sans couture, les consommateurs sont hypersensibles à la cohérence des messages commerciaux qui leur sont délivrés. Ils le sont d’autant plus lorsqu’ils sont derrière leur smartphone, accessoire très personnel. Une gageure pour les directions marketing confrontées à un cadre technique différent et bien plus complexe que celui du web.

Les chiffres sont impressionnants : selon une étude Google, près de 9 français sur 10 ont effectué un achat depuis leur smartphone. Ce qui, selon la MMA (Mobile Marketing Association), s’est traduit en janvier 2015, par près de 35 millions d’achats. Une situation qui ne laisse pas indifférentes les directions marketing et les agences de publicité. Clairement, « il ne faut plus opposer le mobile à l’ordinateur », appuie Jean-Baptiste Rudelle, président de Criteo dans une interview accordée à Stratégies. Attention cependant: penser qu’il suffit d’étendre au mobile, la stratégie mise en place pour le web est une grave erreur. Le mobile présente effectivement la particularité d’être utilisé depuis n’importe où. Il va donc falloir ici non seulement envoyer le bon message à la bonne personne mais aussi au bon endroit ! Autre écueil, les smartphones ne « digèrent » pas les cookies, causant la perte du continuum d’écran et, par extension, le continuum tracking. In fine, appliquer au mobile des techniques et des méthodes marketing pensées pour le web contreproductif et fortement déconseillé.

Gérer la complexité du parcours client sur mobile

Analyser et observer le comportement en ligne et en magasin, délivrer des informations et services géo-contextualisés, créer des workflows marketing individualisés et data-driven sont les trois leviers incontournables pour parvenir à gérer au cordeau un parcours client omnicanal. Il faudra donc observer les actions cross- devices, online, offline et le fameux ROPO (Research Online, Purchase Offline et inversement). Combien de consommateurs démarrent en ligne et finissent en magasin ? Qui utilise son mobile pour consulter des avis alors même qu’il est en boutique ? Quels sont les produits les plus consultés sur le site ecommerce qui transforment le mieux en magasin ? Il est devenu indispensable de valoriser et exploiter toutes ces données pour soigner sa clientèle et la stimuler intelligemment sans la faire fuir. N’oublions pas que, selon une étude IDC réalisée en 2015, les clients d’une enseigne effectuant des achats à la fois online et offline ont une rentabilité 30% supérieure aux autres consommateurs. L’enjeu est donc majeur et explique en partie l’engouement actuel pour les DMP (Data Management Platform) First Party dont la mission est de fournir toutes ces informations.

Collecter des données sur mobile : une contrainte technique de taille

Alors que les techniques de « tracking » sur le Web sont connues et matures, il va falloir tout revoir et tout repenser en fonction des tablettes et des smartphones. Deux devices qui évoluent dans un univers d’apps. Les applications ne fonctionnent pas comme un navigateur et communiquent très peu entre elles, voire pas du tout. Sur un mobile tout est en effet siloté. Pourtant l’expérience utilisateur doit rester la même. S’il existe des approches statistiques pour raccrocher le propriétaire d’un mobile à son ordinateur, leur fiabilité est trop faible pour garantir un usage marketing maitrisé. Le nombre d’erreurs serait trop important et surtout inacceptable sur le smartphone, accessoire personnel et intime par excellence. En cas d’erreur, la réaction est radicale et se traduit souvent par une suppression pure et simple de l’application. La seule approche raisonnable consiste donc à inviter systématiquement l’utilisateur à renseigner une donnée d’authentification (email pour newsletter, login sur son compte client, social login pour gagner un coupon de réduction, etc.) au sein des applications mobiles. On parle de « Call to action ». Une fois l’identité de la personne raccrochée à l’app, une DMP sera en mesure de consolider les comportements de navigation cross-device (mobile, Laptop, iBeacon) et cross-canal (Web, Apps, Email, RTB, Store, etc.).

Mettre en place ses propres mécanismes d’Onboarding

Certains pourraient être tentés de s’appuyer sur les seuls identifiants des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui, grâce à leurs OS mobiles et/ou leurs réseaux sociaux, ont patiemment et systématiquement tisser des liens entres individus, navigateurs et smartphones. Mais ce serait prendre un risque déraisonnable en devenant dépendant des seules informations que ces géants veulent bien partager, des évolutions des conditions générales d’utilisation et de leur écosystème fermé (publicité, services, canaux de vente, etc.). Il faudra donc faire l’effort de mettre en place ses propres « mécanismes d’Onboarding First Party » pour garder la maitrise de ses données clients et son autonomie technologique.

Utiliser le web comme laboratoire

Même s’il faut désormais raisonner global avec un marketing digital individualisé et sans couture entre web et mobile, il est préférable de faire ses premières gammes sur le web avant de généraliser cette approche à tous les devices. Il faut construire ses algorithmes de personnalisation et les tester sur PC/Laptop où le risque d’une crispation liée à un mauvais usage des données personnelles y sera moins fort que sur smartphone. Une DMP sera nécessaire afin de maitriser les méthodes de profiling et mettre en place des techniques de tracking à l’individu. Après avoir vérifié la qualité des données collectées et une fois les premières expérimentations concluantes, il sera possible d’étendre au mobile ces techniques éprouvées. Restera ensuite à faire évoluer ces pratiques pour tenir compte de la dimension locale et intime du mobile.

Dans l’esprit rien ne sert de courir, il faut partir à point. Par contre, il faut s’y mettre dès maintenant. Les outils existent, les méthodes sont là et les bonnes pratiques sont disponibles. Face à un tel enjeu, les marques qui s’y prendront trop tard ou trop vite risqueraient à terme d’être fortement pénalisées, voire mise hors compétition. Directions marketing, à vous de jouer !

Quels sont les challenges du marketing à l’ère du digital ?

 

Source : e-marketing.fr

L’étude M2020, dévoilée ce 8 juin, fait le point sur les points forts et les faiblesses de la fonction marketing, à l’heure de la transformation digitale et de l’infobésité.

De solides fondamentaux marketing en place et une orientation très opérationnelle, au détriment d’une certaine hauteur de vue : tel est le paradoxe français mis à jour dans l’étude M2020, pendant hexagonal d’une initiative globale menée en 2013 par le cabinet de conseil en stratégie marketing Millward Brown Vermeer. Initiée avec l’Union des annonceurs (UDA), en coopération avec un CMO Board, l’étude a, cette année, rassemblé 24 entreprises françaises et quelque 400 marketers. L’occasion d’analyser le positionnement de la fonction en France par rapport aux résultats mondiaux, ses forces et ses axes de progression.

Points forts : la maîtrise des fondamentaux marketing

Les scores de la France sont plus élevés que ceux de l’étude globale sur des éléments clés de croissance, tels qu’une forte implication des marketers et des outils et process marketing -hors digital- très développés.

Ainsi 77 % des participants de l’étude ont évalué leurs leaders marketing comme « passionnés », contre 67 % au global et 75 % sur-performantes, soit les « meilleures » entreprises, en termes de retour sur investissement et de santé de la marque, selon l’étude mondiale. Quant aux outils et process, 58 % sont convaincus d’avoir les bonnes données et les analyses à leur disposition pour maximiser l’efficacité de leurs campagnes, soit plus de vingt points au-dessus de la moyenne mondiale.

Points faibles : la hauteur de vue

Ombre au tableau, la fonction marketing, en France, manque de vision à long terme. Conséquences : le consommateur n’est pas placé au centre des stratégies et les entreprises françaises ont tendance à rechercher des solutions éprouvées plutôt que d’innover. Ainsi, le marketing n’est pas autant considéré comme LE partenaire stratégique de l’entreprise par rapport aux entreprises les plus performantes.

Trop d’outils tuent l’outil ? L’une des raisons avancées par l’étude pour expliquer le retard français est l’utilisation non systématique des outils, tandis que les entreprises agiles au niveau mondial disposent de moins d’outils, mais savent davantage en optimiser l’usage. Ainsi, les marketers français exploitent moins que leurs homologues internationaux leur segmentation, soit la capacité à cibler avec le plus de précision les clients pour leur proposer la réponse adéquate.

Peur de se tromper ? L’analyse de la culture française tend à le confirmer : les départements marketing sont moins ouverts aux idées nouvelles et plus frileux dans leur implémentation. L’audace et la vision font défaut.

Challenges : l’expérience totale

L’étude pose des recommandations, à savoir répondre aux attentes du consommateur en lui offrant une « expérience totale » de marque, personnalisée et cohérente. De quoi s’agit-il ? Cette expérience se construit sur trois piliers – engager employés et consommateurs autour d’une forte raison d’être, maîtriser l’infobésité pour générer des « insights » percutants et mettre en place une organisation connectée – et nécessité l’implémentation de nouveaux business models.

L’accent doit être mis sur l’exploitation de la data, afin d’anticiper le futur, et sur la digitalisation de l’entreprise.

Le programme de fidélité doit faire sa révolution

Source : lsa-conso.fr

Dia-Mart Consulting s’est penché sur les programmes de fidélité de 56 enseignes de 12 secteurs. Les résultats révèlent qu’ils sont trop standardisés et doivent devenir plus émotionnels et en phase avec les stratégies d’omnicanalité.

Dépassés. Voici en résumé l’analyse faite par Dia-Mart Consulting sur les programmes de fidélité des enseignes françaises de distribution spécialisée. Ces-derniers ne se montrent pas en phase avec la stratégie omnicanale que les enseignes cherchent à mettre en place.

Premier grief, les avantages se révèlent trop standardisés, focalisés sur des gains financiers avec un retour pour le client très faible. En effet, 80% des enseignes spécialisées proposent une mécanique cumulative, le plus souvent sous forme de points à transformer en bons d’achat. Et le niveau de générosité, autrement dit le montant de la récompense par rapport à la somme dépensée pour l’obtenir, atteint en moyenne 4%. Or, le coût réel de la récompense pour les enseignes se situe autour de 1% du chiffre d’affaires des adhérents.

Par ailleurs, les contraintes sont multiples pour accéder aux récompenses, entrainant beaucoup de frustration chez les clients. La distribution spécialisée reste en retard par rapport à l’alimentaire où la cagnotte acquise se révèle utilisable dès le premier centime gagné.

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2015, la véritable année du mobile

Source : E-marketing.fr

Ca fait plusieurs années qu’on vous l’annonce, cette fameuse année du mobile. Ca fait même plusieurs mois qu’on vous assure que cette fois on y est pour de bon, et que 2015 sera définitivement l’année du mobile. Toujours dubitatif? Voici un petit tour d’horizon du marché et des usages du mobile à mi-parcours de cette année charnière.

Usages et investissements publicitaires

Côté utilisateurs, il est concrètement impossible de nier l’impact du mobile sur les modes de consommation : en France, 44.4% du trafic web global provient de devices mobiles selon Médiamétrie. L’année dernière, 18 millions de smartphones ont été vendus à travers l’hexagone et plus de la moitié de la population est désormais mobinaute(1). Certains consommateurs n’utilisent d’ailleurs plus que leur smartphone ou leur tablette pour accéder à Internet, et ont d’ores et déjà tiré un trait sur leur bon vieux desktop. Cette prise de conscience influence déjà considérablement les choix des marketeurs. Olivier Mathiot, Cofounder de PriceMinister, a notamment déclaré en février que désormais 100% de la croissance de sa marque s’effectuait sur mobile.

D’un point de vue mondial, la dernière étude d’eMarketer annonce qu’à horizon 2016 la publicité mobile représentera 100 milliards de dollars et ainsi une croissance de près de 48% en un an. Autrement dit, l’année prochaine, la publicité mobile constituera plus de 50% des investissements digitaux globaux. En France, on estime que le taux de croissance de la publicité mobile devrait atteindre une moyenne de 38% par an jusqu’en 2017(2), et en 2014, les dépenses publicitaires sur mobile ont connu une augmentation de +77%(3). Connaissez-vous un seul autre levier publicitaire, qu’il soit on ou off, offrant de telles perspectives de croissance ?

L’écosystème mobile

Preuve que le mobile n’a jamais été un phénomène éphémère : les mastodontes du web focalisent de plus en plus leur stratégie sur ce levier. Google estime aujourd’hui que 60% de son trafic provient du mobile. Si on se concentre sur YouTube, 50% du trafic est issu du mobile, preuve que la vidéo sur mobile a de beaux jours devant elle. L’autre géant du web, Facebook, a lui aussi adopté une logique de  » mobile first  » et a placé l’expérience utilisateurs sur mobile au coeur de sa stratégie. Le mobile représente ainsi plus de 70% de son chiffre d’affaires. Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir que depuis le 21 avril, l’algorithme de recherche de Google a été modifié afin de favoriser les sites adaptés aux devices mobiles. Dès les premiers jours, des sites à forte notoriété mais non mobile friendly ont vu leur visibilité dégringoler dans les résultats du moteur de recherches sur mobile. Google a par ailleurs annoncé début mai que les recherches via mobile sont désormais plus importantes que via desktop, et ce pour une dizaine de pays analysés.

Un autre aspect essentiel de l’écosystème mobile est le domaine applicatif. Aujourd’hui, on dénombre plus de 1,43 millions d’applications dans le Google Play Store et 1,21 million dans l’App Store. Si vous êtes toujours sceptique à l’idée de développer et promouvoir votre propre app, sachez que le fait d’équiper vos clients de votre application vous permet de générer jusqu’à 60% de chiffre d’affaires supplémentaire. Pourquoi ? Car votre application s’adresse à vos meilleurs clients et qu’ils vont donc dépenser plus à travers cet outil, en opposition aux visiteurs de votre site mobile, qui sont eux dans une logique de prise d’information (ex : recherche de l’adresse ou des horaires d’ouverture d’un magasin). Et si vous doutez encore de la capacité de conversion d’une app, sachez qu’une grande partie des achats issus d’une mise au panier dans une app se concrétise hors application (ex : site web, site mobile,…) Dans une récente tribune, Erik Johnson, CEO d’Atlas, l’ad server de Facebook, a notamment affirmé que 40% des achats finalisés sur desktop sont initiés sur mobile. Le mobile représente donc une clé du cross-canal, cela induit que son impact en termes de génération de CA ne peut être analysé indépendamment des autres leviers.

Le mobile en 2015, concrètement, c’est quoi ?

Le mobile est aujourd’hui la clé d’une communication ultra-personnalisée avec le consommateur : avec la géolocalisation et la prise en considération de l’horaire – via une même recherche sur mobile on ne va pas proposer les mêmes contenus si l’utilisateur se trouve un samedi après-midi sur les Champs Elysées avec son smartphone ou s’il est dimanche soir chez lui sur sa tablette – il se présente aujourd’hui comme LE levier qui permet enfin de répondre à la promesse de délivrer le bon message, au bon moment, à la bonne personne. De plus, une récente étude a démontré que les consommateurs sont plus réceptifs sur un écran mobile qu’un desktop. Il s’agit donc de réellement adapter son approche commerciale et sa communication afin de répondre à ces nouveaux usages.

Le mobile n’est plus un gadget, ni  » la cerise sur le gâteau  » d’une approche digitale des plus pointues : c’est un levier indispensable à une stratégie de marketing cohérente. De plus il n’est désormais plus la chasse gardée des pures players : il booste considérablement les ventes des e-commerçants ; il révolutionne le commerce physique avec le mobile-to-store ; il redynamise et bouleverse les usages des medias… Même les secteurs de la finance ou encore de la médecine sont désormais concernés.

Nier ce phénomène revient à nier le raz de marée qu’a représenté l’arrivée du digital dans les stratégies medias off il y a 10 ans. Et comme dirait le slogan d’un grand opérateur téléphonique :  » et c’est pas fini !  » Le mobile annonce l’arrivée des objets connectés, et autant vous dire que si vous ne prenez pas le virage de la mobilité dès maintenant, vous risquez d’être complètement perdu dans cet écosystème d’ici très peu de temps.

(1) 8ème Baromètre du Marketing Mobile de la Mobile Marketing Association France, décembre 2014
(2) Advertising Expenditure Forecasts de ZenithOptimedia, décembre 2014
(3) 13ème Observatoire de l’e-pub du Syndicat des Régies Internet (SRI), janvier 2015