Walmart is using shelf-scanning robots to audit its stores

Quand WALMART digitalise, ça digitalise !!! Et voici les robots en GD. Déployés sur 50 points de ventes, ils analysent les rayons : gestion des stocks & réapprovisionnement, des étiquettes erronées… etc Haut d’environ 60 cm, ils disposent d’une tour truffée de capteurs et de caméras pour monitorer les rayonnages. #futuriscoming !

The company says it wants robots to carry out tasks that are “repeatable, predictable, and manual”

 

Robots are already a common sight in warehouses (Amazon alone use more than 45,000) but now they’re moving into stores too. Walmart has announced it’s deploying shelf-scanning bots in 50 locations around the US, using the machines to check things like inventory, prices, and misplaced items. The retailing giant says the robots’ introduction won’t lead to job losses, and that the company wants to save employees from carrying out tasks that are “repeatable, predictable, and manual.”

The robots themselves are produced by California-based Bossa Nova Robotics, and are about two-feet tall with an extendable tower containing lights and sensors for scanning shelves. They sit in recharging stations in the store until a human employee gives them a “mission” — e.g. checking a particular aisle to see what needs re-stocking. The robots are supposed to save workers’ time, but Walmart says it will also use the data they collect to improve efficiency nationwide.

« If you think about trying to go through a facility with all these different [items] and figure out if your prices are accurate, it can be very time-consuming,” John Crecelius, Walmart’s vice president of central operations, told the Arkansas Democrat-Gazette. “From our perspective, when you’re doing things like this you’re trying to improve your service to your customers and trying to make things simpler and easier for your associates at the same time.”

Demonstrating the robots’ usefulness is simple enough, but Walmart’s claim that their deployment won’t lead to job losses is harder to prove. Just because you don’t fire a human the moment you buy a robot, doesn’t mean you won’t hire fewer humans further down the line. And although economists and other forecasters disagree about whether the current wave of automation is going to lead to widespread job losses, at least some studies show that when you get more (industrial) robots in any geographic area, you get fewer jobs and lower wages. Whether or not the same holds true of shelf-scanning bots will no doubt be the subject of future studies.

Source : theverge.com

Le supermarché sans caisse avec monop’easy

Même si AMAZON avait annoncé un peu précipitamment son concept GO sans caisse, la démarche était conforme aux méthodes agiles (lean) qui désormais gouvernent les initiatives aujourd’hui. L’initiative de Monoprix est donc particulièrement « time to market » et cela fait plaisir car depuis le AMAZON GO de la fin 2016… peu ou pas de réaction dans un univers du RETAIL un peu figé non ? Alors que dans la SILICON VALLEY, les initiatives des start up bouillonnent je citerais par ex « standard cognition » petit film à youtuber en urgence…

Amazon avait surpris l’industrie de la grande distribution et des médias en décembre 2016, avec la découverte de Amazon Go, un concept avec machine learning, computer vision et les algorithmes du deep-learning. Amazon Go est actuellement testé dans un seul magasin à Seattle. Les clients utilisent une application mobile pour entrer dans le magasin et les articles sont automatiquement ajoutés à leur panier virtuel alors qu’ils les attrapent sur l’étagère…

Le géant du commerce électronique avait pensé au concept d’Amazon Go il y a quatre ans, conduisant rapidement au développement de sa technologie. Elle détecte automatiquement un produit placé dans le panier ou même lorsqu’il a été placé sur les étagères. Selon plusieurs rumeurs, Amazon envisage d’ouvrir plus de 2 000 de ces magasins, suite à un énorme essai dans plusieurs grandes villes en 2018.

Monoprix

L’application utilise les usages du moment (App, Login/Mp, codes 2D) mais on reste très loin du concept Amazon ! Vous allez jouer à la caissière 🙂

Plus de passage en caisse, plus de file d’attente. Les clients de l’enseigne Monoprix peuvent désormais scanner le code-barres des produits en rayons puis payer en un clic avec leur mobile, avant de repartir avec leurs courses sans passer par la caisse ! Un service rendu possible grâce à l’application monop’easy, développée sur iPhone et Android.

Monoprix concrétise le service dans un premier point de vente à Paris ! Avec monop’easy, Monoprix allie digital et commerce physique de proximité avec une priorité : améliorer l’expérience client en magasin. Le service a été pensé pour les clients qui disposent de peu de temps pour la pause déjeuner. Ce sont les références Snacking qui ont été mises en avant pour l’expérimentation du service, mais l’ensemble des produits disponibles en rayons peuvent être ajoutés au panier via l’application.

monop’easy a d’abord été testé en version bêta auprès des employés du Monop’ Equinoxe à Clichy. Le service est maintenant disponible pour les clients du Monop’ Madeleine à Paris, et devrait être progressivement déployé à l’ensemble du réseau Monoprix. Sortir du magasin sans passer par la caisse est un comportement d’achat tout à fait nouveau.

Il sera important de voir comment le client adhère au service et s’approprie l’application…

Source : Services Mobiles

Digital in store : Les tablettes vendeurs trouvent leurs bons usages

Les premiers iPad en magasin ont déjà été déployés chez SEPHORA en 2011, quand on voit que 6 ans après, seul un petit 20% des enseignes sont équipées, on mesure que le chemin est long en terme de digitalisation! Sur ces 6 années, APPLE a dû sortir une dizaine de modèle d’iPhone ! Mais les esprits ont été définitivement changés et les projets sont plus ambitieux : CRM, paiement …etc La tablette trouve sa légitimité et devient incontournable.

Le vendeur connecté n’est pas un sujet nouveau dans la distribution mais, désormais, les enseignes déploient des projets beaucoup plus avancés et ambitieux. Les gains, mieux identifiés, ne se limitent pas à la génération de ventes additionnelles.

Eram, But, Gémo, Marionnaud, Madura, Boulanger, Galeries Lafayette… La liste des enseignes utilisant des tablettes s’allonge, même si on reste loin de la généralisation. D’après une étude Samsung sur la digitalisation des points de vente menée en octobre 2016, 36% des distributeurs ont équipé leurs magasins de tablettes vendeurs, mais 17% ne l’ont fait que dans des magasins pilotes. En revanche, après de multiples essais, et écueils, les distributeurs ont désormais davantage de recul sur l’apport de cet outil et peuvent ainsi mieux apprécier le retour sur investissement (ROI).

Par exemple, Éram a déployé des tablettes vendeurs en octobre 2016 dans cinq magasins. « Notre premier objectif était de tester le potentiel d’augmentation de chiffres d’affaires que peut apporter ce dispositif, en fonction des typologies de boutiques et des différents cas d’usages, comme l’extension de gammes ou la rupture de stock, détaille ­François Aspe, directeur e-commerce & CRM d’Éram. Les magasins équipés enregistrent une hausse du chiffre d’affaires de 3 à 5%. Et les clients considèrent ce dispositif comme un vrai service à valeur ajoutée. » Éram, qui va équiper vingt nouveaux magasins, « recherche désormais de nouveaux objectifs autour de la connaissance client, de la consultation de stocks ou d’informations produits en direct sur la surface de vente sans se déplacer en caisse, et d’inscription à notre programme Éram & moi », précise le dirigeant.

 

Quatre grandes fonctions

In fine, quatre grands usages de la tablette émergent : le customer relationship management (CRM), la vente de produits additionnels non stockés, les opérations de gestion de magasin et l’encaissement en mobilité. Sur la partie relation clients, Sephora a été pionnière avec l’utilisation dès 2011 d’iPod Touch pour identifier les consommatrices encartées. Depuis, les solutions ont, bien sûr, gagné en fonctionnalité. Mais l’un des principaux freins reste informatique. Par exemple, il faut que les bases de données web et magasin soient unifiées. Sans compter la capacité à tirer les éléments clés du CRM. En revanche, imposer aux vendeurs une tablette juste pour le volet CRM se révèle un peu léger en termes de gain. Les marques veulent coupler cela avec la vente de produits additionnels, par exemple.

 

Toujours dire oui au client

Vendre des produits non stockés est le nouveau scénario qui intéresse le plus les enseignes. Pour cette fonctionnalité, chez Kiabiou Decathlon, la tablette a fait recette, mais pas dans les mains du vendeur. Elle a plutôt été installée sous forme de borne fixe. Les équipes peuvent ainsi commander avec le client des produits non disponibles en magasin, voire gérer l’enrôlement dans le programme de fidélité. Le client a aussi le choix de le faire en toute autonomie.

Chez Madura, Vincent Rey, le CEO, a repensé entièrement le concept de ses magasins de tissus et décoration autour de la tablette vendeur. Son objectif ? Toujours dire oui aux clients. « Tout stocker en magasin n’est plus une nécessité, résume-t-il. Pour le prêt-à-porter et la décoration, repartir avec son achat immédiatement n’est plus un critère si le client le reçoit chez lui sous vingt-quatre heures. Il convient avant tout de ne pas décevoir le client en lui disant que le produit n’est pas disponible ou qu’il l’aura s’il revient dans quelques jours. Bien souvent, il ne repassera pas. En revanche, il y a une promesse de livraison forte qu’il faut impérativement tenir. »

Sur les 40 magasins de l’enseigne, une quinzaine ont été transformés. Le stock des magasins se concentre sur les plus grosses rotations, le reste des produits étant disponible sous vingt-quatre à quarante-huit heures avec une expédition depuis la plate-forme centrale. Les équipes magasins présentent l’ensemble de la collection avec la tablette via de nombreux visuels d’ambiance. Techniquement, Madura s’appuie sur la solution d’Octipas, qui « s’intégrait dans notre processus ­e-commerce en se connectant à Magento (l’Enterprise Resource Planning, ou ERP, utilisé par l’entreprise, NDLR) et ne demandait pas de mécanique spécifique pour la déployer », apprécie Vincent Rey. La tablette permet de connaître le stock en rayon, en réserve et dans l’entrepôt central. Elle donne la possibilité de gérer des tickets mélangeant retrait immédiat et commande. Côté logistique, des gains ont été dégagés, puisque la rationalisation des stocks en magasin a permis une mutualisation des flux magasins et e-commerce au niveau de l’entrepôt central. Le dirigeant ne communique pas de chiffres précis, indiquant une baisse de 30 à 40% des stocks des boutiques, avec une centralisation sur l’entrepôt e-commerce. Le tout pour un investissement qu’il juge raisonnable, étant donné que « le ROI est quasi immédiat, car on ne dit plus jamais à un client que nous n’avons pas le produit », indique-t-il.

Troisième usage de la tablette, le paiement en mobilité reste encore peu déployé, surtout avec un M-Pos (mobile point of sale). À mi-2016, l’Observatoire de la ­sécurité des moyens de paiement a recensé 450 000 transactions par trimestre réalisées sur un M-Pos, pour un montant d’environ 22,5 millions d’euros. « Un épiphénomène dans la vente en situation de mobilité, souligne le rapport. On est à un ratio de 1 paiement M-Pos pour 250 paiements avec des terminaux GPRS (terminaux de paiement fonctionnant sans fil, NDLR). » Les cas les plus répandus sont donc l’usage d’une tablette pour gérer la commande, mais quand vient l’étape du paiement, il faut basculer sur un TPE classique, qu’il soit filaire ou non. C’est cette dernière solution que Marionnaud a déployée dans une cinquantaine de ses points de vente. Les vendeuses peuvent ainsi encaisser les clients dans les rayons dès lors que ceux-ci paient par carte bancaire. En revanche, cela suppose de disposer d’un espace sur lequel on trouvera un TPE et une imprimante pour les tickets. Aux États-Unis, Old Navy a ainsi disséminé dans ses magasins des dessertes mobiles pour qu’un employé puisse facilement encaisser les clients. Un scénario que le retail français n’a pas encore pleinement mis en place, mais dont il devrait s’inspirer.

 

Lien entre terrain et siège

Enfin, au-delà des gains sur le chiffre d’affaires, la tablette permet de gagner en efficacité dans la gestion du magasin. Par exemple, le déploiement des plans de merchandising représente toujours une corvée pour les équipes terrain, qui doivent encore souvent imprimer des pages après avoir identifié le schéma correspondant à leur boutique. Marionnaud a adopté l’outil Space Planning, de JDA Software. Le magasin reçoit uniquement les informations pour son magasin sur une tablette. Et pour attester du travail, les vendeurs prennent en photo les rayonnages. Le siège sait donc en temps réel comment ses boutiques sont agencées. « Les équipes mettaient environ neuf jours pour déployer les plans de merchandising, commente Olivier Carrette, directeur marketing et digital de Marionnaud. Nous avons pu descendre à trois jours avec l’envoi des projets sur ­tablette. »

Cette fonctionnalité séduit de plus en plus d’enseignes. Etam, C & A ou Lacoste utilisent, elles, les solutions de Yoobic. Le principe est similaire. La tablette sert d’outil de contact entre le magasin et le siège, et la vérification se fait via les images. Selon cette start-up, les directeurs de magasin passent près de 65% de leur temps à des tâches de non-vente. Ce qui signifie moins de chiffre… Donc entre gestion des magasins, CRM, ventes additionnelles et paiement, c’est la preuve par quatre que la tablette vendeur mérite d’être déployée.

Source : LSA

Auchan passe au vendeur augmenté pour marier son offre magasin et web

Quand on sait que le client OMNICANAL présente un panier moyen 2 à 3 fois supérieur au client INSTORE, l’initiative d’AUCHAN tombe « à pic ». Car en plus de l’influence non négligeable sur le chiffre, l’expérience client s’en trouve renforcée et optimisée : click & collect facilité, état des stocks, impression de bons de commande… Auchan prépare même un module de prise de rendez-vous en ligne !!

Le distributeur français met en place Move, un outil de bon de commande pour ses conseillers de vente qui facilite les passerelles entre e-commerce et magasin.

Auchan rêve de vendeur augmenté. D’un vendeur qui a les moyens de conseiller le client en magasin tout en gérant les commandes passées en ligne et retirées en grande surface. Le célèbre distributeur travaille sur ces questions accompagné par le français Pictime. Depuis mars 2016, cet intégrateur de commerce digital l’aide à développer un nouvel outil réservé aux conseillers de vente en magasin, accessible via ordinateur ou smartphone, et accessible dans tous les hypermarchés Auchan depuis janvier 2017. « Move, comme ‘module de vente’, permet de préparer les bons de commande de nos clients en magasin à partir de l’offre stockée chez Auchan retail France », explique Laurent Delannoy, product owner chez Auchan Retail France.  Concrètement, le conseiller de vente pourra d’abord y visualiser le stock en magasin, tout comme les disponibilités dans les entrepôts nationaux e-commerce et organiser une livraison. « Nous sommes également en train de tester sur un magasin comment agrandir encore l’offre en utilisant la marketplace d’Auchan.fr« , explique Laurent Delannoy. Cette fonctionnalité sera déployée dans les prochaines semaines.

Autres avantages de cet outil : réunir en un seul service tous les besoins des employés. Finie l’application spécifique pour la gestion des retraits de colis en une heure en magasin d’un côté et les bons de commande de l’autre, tout est maintenant géré depuis Move. Selon leur choix de livraison en ligne, les acheteurs Auchan.fr peuvent venir retirer leur commande dans un magasin à proximité. C’est là que Move facilite le click-and-collect et le retrait de colis dans l’heure. Il permet aux collaborateurs de voir les commandes des internautes arriver en temps réel. Une fois le colis préparé, le vendeur indique dans Move que la commande est prête. Le consommateur reçoit enfin un mail ou un sms automatisé pour indiquer de venir la chercher.

Depuis janvier 2017, Move est disponible dans tous les hypermarchés Auchan

Des améliorations sont prévues. Par exemple, le panier unique permettra au vendeur d’unifier le parcours de course web et physique des clients via Move. Un comparateur de produits à destination du vendeur et la prise de rendez-vous en ligne par les clients, par exemple pour avoir de l’aide sur un produit high-tech, sont en cours de développement. « Nous travaillons aussi sur des logiques d’animation avec des informations sur les volumes de ventes ou encore sur les ventes de service… Notre roadmap est calée jusqu’à décembre prochain et nous réfléchissons aux sujets qui continueront d’enrichir Move en 2018« , continue Laurent Delannoy.

 

Move est disponible dans tous les Auchan. « Nous sommes vraiment dans une logique de conseiller de vente augmenté. Nous voulons l’aider à avoir une meilleure conscience de son client (commandes passées, comportement,…) et de son offre (stocks, info produits…). Il pourra ainsi mieux guider le consommateur dans son parcours d’achat et prendre des commandes sur une gamme plus étendue« , synthétise Pierre-Yves Brasme, directeur de projets chez Pictime. Pour le moment, Move ne concerne que l’univers électronique et électroménager grand public. Il devrait s’ouvrir à d’autres catalogues (vins, vêtements,…) dans les prochains mois. D’un coût total non communiqué, cet investissement mobilise à temps plein un product owner, un directeur de projets, un ScrumMaster et entre trois à six développeurs.

 

Source : Journal du Net

Intelligence artificielle et retail, la ruée vers l’or ?

En dehors de la logistique où on imagine bien l’apport de l’intelligence artificielle (automatisation, inventaires, stocks…), celle-ci commence à s’immiscer dans les magasins grâce aux interfaces personnalisées, de la tarification dynamique (étiquettes électro… ) ou de la prévision des ventes ou de trafic (voir de la prédiction)… Mais quid de l’intuition légendaire du vendeur ou de ses capacités à séduire (ou convaincre) …

L’intelligence artificielle est-il le puissant levier de réduction des coûts et de génération de nouveaux revenus espéré par les retailers ? Sans doute. En tout cas, comme le constate Pauline Gouache, Consultante Senior au sein de l’équipe Stratégie du bureau de Paris d’Equancy, dans cette tribune pour LSA, les applications concrètes se multiplient : recommandation personnalisée, digitalisation des taches, tarification dynamique voire individualisée, prévision des ventes…, les perspectives sont très prometteuses.

Le nombre de startups travaillant sur les sujets d’intelligence artificielle (IA) dans le monde a doublé en un an, passant de 950 à plus de 1 850 ! Ces jeunes pousses suscitent énormément de convoitises : elles ont généré 17,5 milliards de dollars d’investissement.

Tous les secteurs s’interrogent sur le potentiel de l’intelligence artificielle pour leur activité, et notamment les acteurs du retail. En effet, le volume colossal de données clients et de références produits, les enjeux forts liés à la logistique et à la gestion des stocks, l’existence d’un concurrent géant, Amazon, rompu depuis des années aux algorithmes intelligents sont autant de raisons qui conduisent les retailers à envisager l’intelligence artificielle comme un puissant levier business, tant en termes de réduction des coûts que de génération de nouveaux revenus.

Ainsi, l’intelligence artificielle investit peu à peu l’ensemble de la chaîne de valeur – des entrepôts aux magasins – grâce au développement de ses capacités de prédiction et de reconnaissance d’images. Cette dernière facette de l’IA est née du deep learning et des investissements massifs de Google depuis environ 5 ans.

Alors, à date, quels sont les cas d’usage concrets de l’intelligence artificielle dans le retail ? Trois catégories se distinguent : ceux qui sont d’ores et déjà incontournables, ceux qui émergent, et ceux qui posent encore question.

Les cas d’applications incontournables

La recommandation personnalisée de produits compte parmi les cas d’usage les plus répandus et les plus matures. Fonctionnalité déjà incontournable des plateformes e-commerce, elle fait peu à peu irruption dans les magasins via les interfaces vendeurs. Par ailleurs, la recommandation personnalisée n’est plus cantonnée aux interfaces digitales : des catalogues papier personnalisés comme le « smartalog », proposé par Nuukik et adopté par Cyrillus, voient le jour. D’autres avancées résident dans l’intégration de nouvelles sources de données externes ou de contexte pour une recommandation plus pertinente. De nouvelles solutions, pensées pour l’ère du commerce conversationnel et basées sur la reconnaissance d’images, intègrent à présent la recommandation dans une conversation entre le consommateur et la marque. C’est le cas de Mode.ai, bot permettant une recommandation visuelle de produits sur la base d’une photo fournie par l’utilisateur.

L’automatisation et la digitalisation des tâches liées à la logistique, aux inventaires et à l’exécution en magasin constituent un autre domaine dans lequel l’intelligence artificielle progresse rapidement, souvent couplée à des robots et dans un objectif de productivité. Premier exemple : le bras robotique « RightPick » de RightHand Robotics entraîné grâce aux machines learning à reconnaitre les produits. Il gère très efficacement les tâches de « pick & place » nécessaires à la préparation des commandes e-commerce. Dans les domaines de l’inventaire et de l’optimisation du merchandising en magasin, citons les robots des américains de Bossa Nova Robotics ou la solution VisionWits de « visual scanning » et « shelf analytics » des français Qopius.

Les cas d’applications qui émergent

Un cas d’application à potentiel concerne la tarification dynamique et la production d’offres en temps réel. Si Amazon ajuste ses prix en temps réel depuis longtemps (1 736 modifications de prix à la minute déjà en 2013, d’après Profitero), la nouveauté réside en l’arrivée de la tarification temps réel en magasin notamment grâce à l’installation d’étiquettes électroniques. Ainsi a-t-on vu SES Imagotag, spécialiste français de l’étiquetage électronique, s’allier à Market Hub, solution de pricing en temps réel en fonction de la demande, pour des tests chez Marks&Spencer. Au-delà de l’adaptation à la demande du marché, les algorithmes autorisent à présent l’adaptation du pricing à l’individu : c’est l’objectif de Point 93, solution qui permet au consommateur en point de vente d’indiquer, via une app, le prix qu’il est prêt à payer pour le produit. Leur algorithme valide ou non le prix proposé, en propose éventuellement un autre, permettant à la marque de ne pas rater la vente.

La prévision des tendances, des ventes et du trafic en magasin constitue un autre volet à potentiel. La startup Heuritech, récemment récompensée par le LVMH Innovation Award, utilise le deep learning et la reconnaissance d’images pour détecter les nouvelles tendances mode et luxe à partir des réseaux sociaux, notamment Instagram. Otto, e-retailer d’envergure internationale, utilise de son côté un algorithme initialement développé par le CERN à Genève pour prédire ses ventes. Cette IA, qui prédit les ventes à 30 jours avec une précision de 90%, est à présent autorisée à acheter automatiquement, et sans intervention humaine, près de 200 000 articles par mois.

Ces exemples illustrent que, peu à peu, l’intelligence artificielle ne se limite plus à des tâches d’analyse et d’adaptation en temps réel, mais développe des capacités de prédiction avec des impacts très forts sur la productivité et la supply chain.

Les cas d’applications qui posent question

Une dimension du retail reste cependant peu investie par l’IA ou de manière assez peu convaincante : la relation client et la vente. Des robots se sont positionnés récemment dans les allées des magasins, à l’instar de Pepper – qu’on ne présente plus et dont le rôle principal est de renseigner les clients – ou encore de Duer, développé par Baidu et utilisé par KFC pour la prise de commandes. Si ces robots parviennent parfois à créer une forme d’interactivité avec les clients en points de vente, ils sont encore souvent spécialisés sur une tâche et peu à même de répondre de manière totalement pertinente et personnalisée aux clients. Malgré les progrès de l’IA, certaines qualités restent donc encore l’apanage de l’intelligence humaine : l’empathie, la créativité, la capacité de réaction à une situation inconnue ou encore la capacité à créer le lien de confiance inhérent au commerce. Mais pour combien de temps ?

S’ils doivent tester rapidement les cas d’usages de l’IA liés à la supply chain et au forecasting les acteurs du retail ne doivent néanmoins pas perdre de vue l’humain dans les magasins. D’autant que la dimension sociale et expérientielle du point de vente constitue peut-être leur principal avantage concurrentiel pour contrer les géants du digital. Ainsi, les enjeux relatifs à la force de vente et aux talents en général doivent rester au cœur des préoccupations des professionnels du secteur.

LSA – Pauline GOUACHE (Equancy)

 

[Auchan box] Un mini magasin automatique, connecté et ouvert 24h/24

Bel exemple de stratégie « mobile centrics », avec l’utilisation EXCLUSIVE du mobile dans ce mini magasin AUCHAN en Asie. Comme pour les Apps ce sont les fonctionnalités du mobile (lecteur flashcode par ex) qui font la différence, pas besoin de CB ou de cash, votre apps Auchan SUFFIRA pour le paiement. Mais le concept nécessite cependant que les articles soient tagués RFID, donc limite l’assortiment article, mais avec une proposition de prix inférieure de 20% à la concurrence, les conditions sont réunies pour que le concept rencontre son public.

Le petit container mobile de l’Auchan Box offre une sélection de produits de snacking et du quotidien. Sans aucun personnel, il est accessible 24 h/24.

Un petit creux à 3 heures du matin ? Aucun problème pour les habitants du quartier de Yangpu, à Shanghai. Ils peuvent se rendre dans l’Auchan Box installée depuis quelques ­semaines. Sous la forme d’un petit container vitré de 13 m², ce concept est entièrement automatisé : on peut s’y rendre les mains dans les poches, sans porte-monnaie ni carte de paiement. Le secret, si l’on peut dire, repose sur l’utilisation exclusive du smartphone. Pour ouvrir la porte d’entrée, il faut s’identifier avec son téléphone via l’appli Auchan ou WeChat, très répandue dans le pays.

Les chiffres

  • 0 personnel
  • 500 références
  • 20 Auchan Box déployées d’ici à la fin de 2017

Plusieurs caméras de surveillance

À l’intérieur, c’est le règne de l’ultraproximité : on y trouve environ 500 références de produits destinés à une consommation quasi immédiate (snacking, boissons, ainsi que quelques produits non alimentaires de dépannage), avec un prix environ 20 % moins cher qu’ailleurs. Le client fait son choix et une fois devant le meuble de caisse, il dépose ses achats sur un tapis lecteur RFID (chaque produit est tagué) qui les ajoute dans un panier virtuel et calcule automatiquement le montant de la facture.

Pour cette étape, le smartphone entre une nouvelle fois en scène, puisque le paiement s’effectue exclusivement avec les solutions Alipay ou WeChat Pay, en flashant un QR Code. En cas de besoin, il est possible de faire appel à un conseiller en chair et en os qui apparaîtra sur un écran pour répondre aux interrogations. Malgré l’absence de personnel dans cet espace restreint de 4,80 m de longueur sur 2,70 m de largeur, le visiteur est sous la surveillance de plusieurs caméras, qui vont également vérifier le nombre d’articles achetés et le comparer à celui détecté en caisse.

Ce dispositif n’est pas sans rappeler le magasin révolutionnaire – lui aussi 100 % automatique – Amazon Go, qui a fait le buzz fin 2016. Mais qui n’en est toujours qu’à l’état de prototype et rencontrerait des problèmes de fonctionnement dès que l’affluence est trop forte. L’Auchan Box, elle, est opérationnelle pour le grand public. Installé sur roues, ce magasin d’un genre un peu particulier peut même être déplacé dans les lieux de flux au gré des opportunités (rencontres sportives, animations, etc.).

Derrière ce concept, on trouve la start-up ­Bingo Box. Elle avait présenté en début d’année ce magasin sans personnel, qui a séduit Auchan au point de nouer un partenariat.

Selon nos informations, environ 300 clients utilisent chaque jour l’Auchan Box, et la branche chinoise du distributeur française compte en déployer une vingtaine d’ici à la fin de l’année dans le pays.

 

Source : LSA

Digitaliser son point de vente : les différentes solutions

L’application mobile est désormais au centre des stratégies de digitalisation du point de vente … On est passé du mobile First au mobile Omni en 2 ans.. et les retailers sont encore en retard sur les habitude de consommation et d’usage digital des shoppers. Une application qui en quelque sorte représente un lien direct avec la boutique, une sorte de carré VIP… Elle doit effectivement être pensée pour véhiculer des promos personnalisées et ainsi générer du trafic mais elle doit aussi fonctionner « instore » pour ré-echanter l’expérience client; chose pas toujours facile à réaliser d’ailleurs en GMS car le syndrome « cage de Faraday » existe toujours et les déploiements WIFI ne sont guère satisfaisant !

La digitalisation des points de vente, appelée également web-in-store, est de plus en plus plébiscitée par les consommateurs. En proposant une expérience d’achat omnicanale, le point de vente et la présence digitale d’une marque ne font plus qu’un. Ce type de stratégie peut développer significativement votre chiffre d’affaires quelque soit votre domaine d’activité. Aujourd’hui, nous vous proposons un panorama des différentes solutions à votre disposition…

Digitaliser son point de vente est un avantage indéniable pour :

  • Améliorer le taux de transformation de votre site web : certains clients préférant se rendre en boutique pour mieux appréhender le produit.
  • Générer du trafic sur votre point de vente.
  • Améliorer la fluidité et l’efficacité de votre force commerciale.
  • Générer des ventes additionnelles : vendre des produits que vous n’avez pas en boutique mais en stock sur votre site web ou inversement.

Et au-delà de tous ces avantages, les consommateurs s’attendent de plus en plus à ce genre d’expérience. Il est donc temps de vous y mettre si ce n’est pas encore le cas.

Voyons voir les solutions disponibles.

Les murs d’image, écrans ou bornes connectés

Les murs d’image permettent de diffuser des informations en magasin et d’interagir avec les clients. Ces écrans peuvent aussi bien être en vitrine pour attirer les visiteurs qu’en intérieur pour les accompagner dans leurs achats.

Exemple d’Intermarché proposant une vitrine interactive :

Et de BPI France, proposant un écran pour guider ses visiteurs :

Ces écrans peuvent également avoir comme objectif d’aider et d’orienter les collaborateurs. Leur utilisation s’adapte donc à de multiples problématiques.

Les informations diffusées sont personnalisables et s’adaptent à toutes les activités.

Ils peuvent :

  • Informer et répondre aux questions les plus courantes (une sorte de FAQ) ;
  • Diffuser de l’actualité sur l’entreprise ou ses produits ;
  • Orienter le visiteur / clients dans sa recherche ;
  • Faire patienter avec des infos, la météo ou autres vidéos…

Ils facilitent aussi le travail des commerciaux tout en développant les ventes.

 

Les applications smartphone / tablette

Autres solutions relativement similaires : les applications pour Smartphones et Tablettes.

Les clients utilisant quasiment systématiquement leurs smartphones en magasin, il est tout à fait judicieux de proposer une application dédiée avec un dispositif invitant à installer l’application à l’entrée de votre point de vente. L’application pourra assister le client durant son achat et offrir des options de SAV ou de contact d’un commercial. Vous pourrez également proposer des opérations spéciales et autres jeux concours pour animer le point de vente tout en incitant les clients à télécharger l’application. Un vrai cercle vertueux.

Mais attention, il est essentiel d’avoir une vraie application pensée pour le « in store ».

Inversement, les tablettes pourront appuyer les vendeurs pour orienter les clients avec des vidéos de présentation et autres contenus dédiés à la vente.

Exemple chez Leroy Merlin où les vendeurs sont équipés de tablettes :

 

La caisse digitalisée

La caisse digitalisée a l’avantage de combiner la vente en ligne et la vente en magasin. Les possibilités sont nombreuses et offrent de nouveaux avantages aux clients :

  • La possibilité de faire des ventes additionnelles sur des produits non disponibles en magasin ;
  • Le cumul des points de fidélités que cela soit en boutique ou sur l’e-commerce ;
  • La possibilité d’avoir la caisse sur tablette et ainsi limiter le temps d’attente des clients.

La Banque Populaire propose ce type de caisse avec son offre Dilizi.

Les compteurs de like

Autre exemple de digitalisation du point de vente : les compteurs de like. Ces dispositifs se connectent à vos réseaux sociaux pour afficher le nombre d’abonnés. Ces compteurs peuvent permettre d’engager votre communauté et de vous donner de la visibilité sur les réseaux sociaux en les combinant à des opérations spéciales.

 

Expérience continue entre l’e-store et le magasin physique

Pour conclure, il est important de bien penser l’expérience utilisateur, elle doit être continue et sans à-coup entre l’e-store et le magasin. Le digital et le point de vente ne sont pas à opposer mais à combiner pour un maximum de résultat.

Source : webmarketing-com

Prêt pour un retail connecté?

Les points faibles des retailers sur le digital !

Les retailers et les fournisseurs en sont convaincus : l’omnichannel n’est pas l’ultime solution. Pour eux, les dernières tendances chez le consommateur exigent une approche plus intégrée. Le phygital (physical + digital) est un objectif important, même s’il semble que le reste de la chaîne de valeur soit trop facilement négligé. Le retail connecté n’en est qu’à ses débuts, mais la tendance prend de l’importance. Mais quel est donc l’avenir du retail ? The Retail Academy et PwC ont mené l’enquête.

Le retail connecté, quésaco ?

Le retail connecté, c’est la prochaine génération de retail. Le consommateur, toujours plus connecté, change d’avis comme de chemise et le retailer doit s’adapter à cette demande en évolution rapide. Le magasin physique, les expériences digitales et la chaîne logistique doivent se coordonner parfaitement, afin d’exaucer les moindres désirs du client. Car aujourd’hui, l’expérience client est devenue le thème central du retail connecté. Le dictat du prix ne règne donc plus en maître sur le paysage du retail.

 

Les attentes du client sont plus élevées que jamais. Celui-ci veut pouvoir accéder aux différents canaux via son smartphone, il veut du contenu marketing engageant, la possibilité de faire ses achats ici et maintenant, quand l’envie lui en prend… Satisfaire cette demande en perpétuelle croissance représente un défi de taille pour le monde du retail.

Zoom sur le client belge

Le consommateur belge a la réputation de s’adapter lentement à l’e-commerce. Toutefois, en 2016, il a prouvé contraire. En effet, l’année passée, les ventes en ligne des trois premiers quadrimestres ont augmenté de 10,2% en comparaison avec les chiffres de 2015 pour cette même période.

  • La Belgique est encore à la traîne en matière de répartition des marchés publics online et physiques : 20% sont consacrés à l’online contre 80% pour l’in store. À titre de comparaison, les moyennes européennes affichent elles 31% (online) contre 69% (in store).
  • Le client belge est opportuniste : 63% des Belges affirment avoir fait des achats en ligne à l’étranger.
  • 56% des Belges ont ainsi reconnu qu’un prix plus attractif les convaincrait de faire leurs achats hors de nos frontières.
  • 52% des clients en ligne ne sont pas opposé au partage des données personnelles.
  • 18% des Belges font des achats via leur téléphone portable, et ce plusieurs fois par an. Pour 9% d’entre eux, c’est même une pratique mensuelle.

Investir dans le magasin physique

Les retailers belges doivent réagir à cette évolution du comportement du consommateur. Investir dans le pouvoir d’attraction du magasin physique est l’un des facteurs cruciaux pour continuer sur la route du succès. Miser sur le digital in-store et sur un personnel plus qualifié peut permettre de connecter les clients et de leur offrir une expérience plus riche.

 

A l’heure de la digitalisation, le magasin physique dispose d’une kyrielle de possibilités pour attirer le client. Remplacez la signalisation papier par des displays digitaux, installez des scanners de prix/de coupon permettant d’afficher des informations supplémentaires sur le produit, proposez aux clients un planificateur d’itinéraire tactile in-store qui les guidera jusqu’au produit recherché… L’avenir digital a beaucoup à offrir et transformera un magasin vieillot en véritable salle de jeu pour adultes d’un coup de baguette magique. Les produits ne peuvent plus se contenter de trôner sur des étagères. Le packaging augmenté et le digital merchandising, activables via smartphones, offrent au client la liberté de se connecter virtuellement avec le magasin, d’accéder à un contenu personnalisé, partageable sur les réseaux sociaux, pendant qu’il fait ses courses.

 

Le prix n’est donc plus le seul facteur déterminant lors d’achats online et offline. Non, aujourd’hui les mots d’ordre sont au nombre de trois : expérience client, plaisir, et prix. Une combinaison adéquate de tous ces éléments est essentielle pour satisfaire au mieux le client.

L’avenir du retail connecté

  • Les étagères intelligentes, qui fournissent des informations en temps réel sur le niveau de stock. L’utilisation de capteurs sur les étagères, les matériaux et les produits, délivrant des données à jour.
  • Les beacons, qui vous renseignent sur les visiteurs fréquents, afin de permettre un service personnalisé.
  • Les robots tactiles naviguant parmi l’assortiment, pour guider le client vers le produit recherché.
  • Les produits à scanner avec un smartphone pour qui souhaite accéder à des informations sur les produits, à des avis, ou encore à des commentaires publiés sur les réseaux sociaux.
  • Les miroirs intelligents pour essayer des vêtements virtuellement, sans avoir à les enfiler pour de vrai.
  • La technologie RFID (Radio Frequency Identification) : une nouvelle façon de monitorer les produits.
  • Le smart marketing, ou le marketing de produits in-store, sur base du positionnement du client à l’intérieur du magasin.

Le retailer belge n’est pas prêt à la digitalisation

En 2014, 40% des retailers belges se sentaient prêts à la digitalisation. En 2016, ils n’étaient plus que 7%. En cause, un changement de perception de la part des retailers, vis-à-vis de la digitalisation. Car si celle-ci était – en 2014 – quasi synonyme d’‘e-commerce’, elle soulève aujourd’hui une peur de perdre leur position actuelle sur le marché.

 

Les food-retailers ont un mode de pensée défensif : comment la digitalisation peut-elle les aider à maintenir leur compétitivité ? Les acteurs du secteur non-food quant à eux, s’inquiètent de la rentabilité de leurs magasins. La digitalisation permet à des entreprises dites disruptives (comme Deliveroo, Hello Fresh et Menu Next Door) de bouleverser le marché actuel en grignotant des parts de marché. Il s’agit de concepts jeunes, évoluant rapidement, face auxquels la structure rigide de grandes puissances consacrées peine à réagir.

Options de paiement

Avec le retail connecté, le plaisir du client est mis à l’honneur. Cela transparaît notamment dans le paiement, qui surfe sur la tendance du paiement mobile, lancée par de grands acteurs comme les technologies Google Wallet et Apple Pay. Par ailleurs, les banques ont elles aussi mis au point leur propre système comme l’app Payconiq mobile payment (lancée par KBC et ING en 2016) et l’app bancontact/Mister cash app. Le paiement devient ultra simple : il suffit de scanner un code QR avec un smartphone et de confirmer avec un code pin.

 

L’avantage de ces systèmes de paiement mobiles, c’est qu’ils sont facilement combinables avec des programmes de fidélité, comme la carte Xtra de Colruyt. L’exemple le plus connu est celui de l’enseigne internationale Starbucks, où l’on peut gagner des points de fidélité pour chaque euro dépensé. Ces paiements permettent aussi de récolter bon nombre de données analysables qui serviront, par exemple, à élaborer des actions marketing personnalisées.

 

Dans tous les cas, offrir plusieurs possibilités de paiement, c’est faire plaisir au client. Un indispensable donc, pour l’avenir du retail.

 

Quels sont les points faibles des retailers ?

 

1. L’expérience homogène des différents canaux

Dans beaucoup d’entreprises, le business model omnichannel n’est pas encore pleinement exploité. Seuls 17% des retailers déclarent être convaincus que leur modèle omnichannel offre une expérience connectée homogène via les différents canaux.

 

2. L’analyse de données et sa conversion en connaissances applicables

A notre époque, où toutes les étapes du processus d’achat et de consommation sont personnalisées, les données sont d’une importance cruciale. Cependant, les retailers peinent à convertir les données récoltées en savoir applicable. Dénicher les bonnes personnes, capables de mener à bien ces analyses constitue un défi majeur.

 

3. La liaison entre tous les différents points de rencontre avec le consommateur

Médias sociaux, paiement mobile, applications de fidélité… les points de rencontre avec le consommateur ne cessent de se multiplier. Ils permettent de rassembler des données pour plus de personnalisation. Toutefois, la détention de ces données implique certains risques. En cas de fuite, l’entreprise ne voit pas seulement sa réputation mise à mal, dès 2018, elle encourra également des sanctions financières, imposées par la législation européenne nommée General Data Protection Regulation (GDPR).

 

4. Leurs programmes de fidélité : s’ils ont encore leur place, ils doivent être repensés

Les consommateurs l’ont clamé haut et fort : ils reconnaissent encore l’utilité des systèmes de fidélité. 66% des consommateurs interrogés participent à au moins un de ces programmes. Parmi ceux-ci, nombreux sont ceux qui s’impliquent activement dans plusieurs dispositifs différents – parfois même jusqu’à 10.

Toutefois, ces procédés de fidélité n’ont plus aujourd’hui pour objectif de faire revenir le client. Ils font plutôt partie d’un ensemble de démarches permettant d’améliorer son expérience.

 

5. Leur attitude envers les réseaux sociaux (IMPORTANT)

« A brand is no longer what we tell the consumer it is, it is what consumers tell each other it is. » Quand les clients ne reçoivent pas le service qu’ils attendent, ils ont vite fait de se tourner vers les réseaux sociaux pour exprimer leur mécontentement. Le bouche-à-oreille bat alors des records de vitesse. À l’inverse, s’ils sont satisfaits, le phénomène peut aussi se révéler positif.

 

6. Selon les CEO, leur utilisation de la technologie n’est pas encore optimale

Les KPI (Key performance indicators) actuels sont dépassés et mettent trop l’accent sur des quotas spécifiques. Pour offrir la meilleure expérience possible, il faut créer des KPI qui placent le consommateur au centre.

 

7. Leur manque de digitalisation

Si la technologie offre toutes les possibilités possibles et imaginables, peu d’entreprises parviennent à s’adapter à l’époque digitale. À l’avenir, la clé du succès sera de faire de la technologie une priorité, pour offrir au consommateur une expérience totalement connectée.

 

Les IMPÉRATIFS pour rester pertinent dans le monde digital

 

1. Placer le client au centre

Tout le business model doit être configuré afin de placer le client au centre de chaque aspect de l’entreprise. En ce sens, revoir les KPI peut être un bon début.

 

2. Intégrer les chaînes de valeurs de bout en bout

Tous les points de contact entre une organisation et le client doivent être intégrés dans le processus de l’entreprise. Les données recueillies sont indispensables pour garantir la personnalisation.

 

3. Garantir des offres personnalisées, de l’engagement, et de l’interaction au client

A l’ère de l’individu, la personnalisation ne doit plus être négligée. Les connaissances fondées sur l’analyse de données permettront de plus en plus de répondre aux souhaits personnels du client, sans qu’il ait à en faire la demande.

 

4. Intégrer et optimaliser son empreinte technologique

Il est impossible de répondre aux besoins du client connecté sans disposer de la technologie nécessaire. Celle-ci doit donc être intégrée dans chaque élément de la chaîne d’une entreprise afin de lui apporter le soutien nécessaire.

Source : Gondola

Irrijardin : le digital gagne les magasins de l’enseigne

Mettre le client au centre du process de digitalisation du point de vente en se posant les bonnes questions non pas par rapport à son offre mais à ses attentes !! Utiliser la digitalisation de l’offre comme facteur différenciant pour se distinguer des concurrents et ainsi attirer les Franchisés… L’expérience digitale des magasins IRRIJARDIN (piscine, spas) est un bon exemple de ce que peut apporter la digitalisation « dans la vraie vie » avec des « retours clients très encourageants qui poussent à perpétuellement innover »… Je suis assez fan des alertes Géo-localisées en fonction de la météo et du test SPA en réalité VIRTUELLE…

logo-irrijardin

Les magasins Irrijardin font de plus en plus de place au digital avec l’intégration d’outils innovants.

L’innovation au rendez-vous

Si, côté produits, les objets connectés ont déjà bien gagné les rayons des magasins Irrijardin, avec des outils comme le Fliwer pour gérer à distance son système d’arrosage, côté expérience client, l’enseigne avait encore de la marge pour faire de la place au digital. Mais désormais, tout un panel d’outils permet aux consommateurs d’optimiser leur visite, mais aussi leur prise de contact avant et après l’achat. Ces derniers peuvent par exemple retrouver des bornes tactiles dans chaque point de vente pour commander directement un produit indisponible. Les magasins proposent également l’Irrilab, pour analyser gratuitement l’eau de sa piscine, chez soi ou en magasin, avant d’être orienté vers les produits correspondants.

Irrijardin a également mis en place un système d’alertes géolocalisées en fonction notamment de la météo pour donner des conseils permettant de préserver la qualité de l’eau de son bassin en cas d’orage ou de fortes chaleurs par exemple. Enfin, le site internet de l’enseigne permet d’accéder à des tutoriels vidéo en immersion 360° pour bien entretenir sa piscine et son environnement technique.

Des franchisés équipés

Les franchisés ne sont pas en reste en matière de digitalisation : l’e-learning fait désormais partie intégrante de la formation continue, et les vendeurs sont à présent équipés de tablettes pour toujours mieux accompagner le client dans son projet.

Aujourd’hui, la stratégie semble porter ses fruits : « les retours clients sont très encourageants et nous poussent à perpétuellement innover » affirme Damien Mayoussier, responsable du commerce digital d’Irrijardin. Prochaine étape, la visite du centre d’essais de spas et spas de nage grâce à des casques de réalité virtuelle, bientôt disponible à Toulouse, puis dans toute la France, mais aussi la promotion de l’économie collaborative auprès des clients (mutualisation des achats, troc…), et la mise en place d’un configurateur de projet 3D sur internet et dans les points de vente.

Spécialiste de l’équipement pour la piscine, le spa et l’arrosage de jardin, Irrijardin représente aujourd’hui 72 millions d’euros de CA grâce à 91 magasins. Ayant opté pour la franchise pour son développement, le réseau ouvre 6 à 7 nouvelles implantations chaque année.

Source : Toute la franchise

10 tendances pour le Retail en 2017

Enfin le French RETAIL bouge …! En agrégeant quelques initiatives « admirables », nous pourrions construire le profil du point de vente IDEAL : Le mobile serait au centre des usages avec une relation Customer centric (personnalisée) et un point de vente « phygital » qui intègrerait doucement les outils du monde digital pour faire vivre de nouvelles expériences à ses clients sans oublier de monitorer leur comportement en magasin … Le problème c’est que les retailers pensent que cet inventaire ressemble au magasin du futur alors que le client s’attend à vivre cette expérience dès aujourd’hui…

opentext-retail-cfa-solutions-banner-retail

Comme de nombreux secteurs, le Retail doit faire face à de multiples mutations, notamment celle de la transformation digitale. Les retailers doivent continuer à faire évoluer leurs infrastructures physiques tout en intégrant les nouvelles innovations digitales. Également challengés par les géants du e-commerce, les acteurs du retail doivent renforcer l’expérience client en point de vente pour les inciter à revenir en magasin.
Nous avons sélectionné 10 grandes tendances à suivre pour les retailers en 2017, dans une optique internationale :

1. Des modes de paiement évolutifs

Les moyens de paiement se digitalisent. Le paiement par carte bancaire sans contact est désormais largement démocratisé. Au-delà de l’Apple Pay fortement médiatisé, de nombreux moyens arrivent sur le marché afin de faciliter la dernière étape du parcours d’achat : paiement avec touch ID, grâce au mobile, à un chatbot ou même un sourire !

Amazon est en train de tester une supérette nommée “Amazon Go”, sans caisse. Pour acheter des produits, le client doit flasher un QR code à l’entrée. Une fois identifié par le système informatique, des caméras placées dans le magasin identifient les produits achetés. Le client recevra la facture plus tard.

 

2. Un nouveau canal de vente, le Chatbot

Les messageries instantanées transforment la façon d’acheter. En Chine, des dizaines de millions de consommateurs passent commande auprès d’e-marchands sur la messagerie instantanée de l’app. WeChat. Aussi présents sur Facebook Messenger, les bots qualifient les demandes des clients, font des suggestions et finalisent les transactions jusqu’à la livraison.

Le Chatbot H&M de la plateforme KIK aide ainsi le client à construire sa garde-robe. Si le client aime le vêtement, il peut l’acheter directement ou l’enregistrer. Le Chatbot “se renseigne” pour connaître les préférences du client afin de créer le look le plus susceptible de correspondre à ses goûts.

 

3. L’émergence du Social Shopping

Il est maintenant presque vital pour les distributeurs d’être présents sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, Pinterest, YouTube) pour établir un lien avec le consommateur et l’inciter à acheter : visibilité des produits, interactions avec les consommateurs, recommandations, service après vente…etc.

Le Groupe français de produits laitiers Bel (La Vache qui rit, Kiri, Mini Babybel, Boursin…ect.) a signé un partenariat avec Facebook en 2016. Il a permis au groupe d’accélérer le déploiement de sa stratégie d’engagement digitale fondée sur 3 piliers : l’engagement des consommateurs, l’évaluation des campagnes marketing sur les ventes, et la diffusion d’une culture digitale et mobile auprès des collaborateurs du groupe.

 

4. La place croissante du mobile

Le téléphone mobile est un outil omniprésent. En 2016, ce device représentait 30% des ventes sur internet. Les marques doivent exploiter le mobile pour se positionner en véritables assistants personnels, capables de délivrer de nombreux services sur une seule et même plateforme.

L’enseigne Starbucks a ainsi créé une application mobile qui regroupe son programme de fidélité, un service de prise de commandes et de géolocalisation, des contenus à valeur ajoutée etc…Fin 2016, 27% des commandes passées chez Starbucks l’ont été via l’application mobile.


 

5. Les vêtements connectés

Un sac de sport qui se nettoie tout seul, c’est la nouvelle promesse de la marque Paqsule. Les vêtements sont en voie de devenir la prochaine extension de notre environnement numérique.

L’entreprise ATAP s’est associée à Levi’s pour la réalisation d’une veste connectée en permanence à votre smartphone grâce à un bouton interactif. Ce dernier permet, par exemple, de décrocher ou non un appel, de lancer une application comme assistant ou de changer de chanson alors que vous avez les mains prises, que ce soit en voiture ou à vélo. Voici la promotion de la veste en vidéo.

 

6. Vers une relation “customer centric”

Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la personnalisation et à la contextualisation des communications. L’un des enjeux phares pour les retailers est de créer une relation “customer centric” grâce à l’utilisation de la data. D’après l’étude TNS Kantar, 20% des consommateurs estiment que les offres individuelles et les récompenses personnalisées sont des facteurs essentiels de fidélisation. La personnalisation de l’offre pour le client peut être pensée sur deux canaux : le site internet et le point de vente physique.

Sur son site internet marchand, l’enseigne de grande distribution européenne Auchan a mis en place des offres promotionnelles personnalisées grâce à des “custom data Kameleoon”. Cette initiative repose sur un système d’attribution de points. Tout au long de son parcours de navigation, le client cumule des points en fonction des pages consultées, et plus le nombre de points est élevé pour un rayon donné, plus il a des affinités avec celui-ci. Le distributeur Auchan a constaté une augmentation de 2,5% de son taux de vente toutes promotions contextualisées confondues, et le taux de clics relatif aux offres promotionnelles a progressé de 16%.

L’enseigne de e-commerce BirchBox vient quant à elle d’ouvrir sa première boutique physique à Paris. En point de vente, l’enseigne de beauté propose une expérience shopping connectée sur-mesure. Les vendeurs de la boutique ont accès en temps réel à l’ensemble du profil beauté et de l’historique d’achats de la cliente afin de lui délivrer des conseils 100% personnalisés. Aussi, chaque achat est ajouté au compte de la cliente afin d’éviter les doublons lors de sa prochaine livraison de box.

 

Les magasins physiques restent tendances: en effet d’après une étude menée par TNS Kantar, 50% des européens sont attachés aux magasins physiques puisqu’ils prévoient de continuer à faire leurs achats via des canaux physiques en 2030. Néanmoins, 61% des interrogés supposent que les magasins seront largement équipés d’outils digitaux d’aide à la vente d’ici 2030. De nombreuses tendances concernent le point de vente physique :

7. Le commerce phygital

Les points de vente intègrent les données et les méthodes du monde digital, au travers de nombreux supports tels que des tablettes et miroirs connectés ou encore des cabines d’essayages digitales.

La boutique de vêtements pour femmes Rebecca Minkoff propose ainsi une expérience 100% connectée à ses clientes pressées : un panneau interactif accueille les clientes à l’entrée du magasin, sur lequel elles peuvent commander un thé ou un café et sélectionner les vêtements qu’elles souhaitent essayer. Une fois en cabine, elles se retrouvent face à un miroir connecté qui change d’éclairage, montre la disponibilité du vêtement dans une autre taille ou une autre couleur, et appelle un vendeur en cas de besoin.

La marque de cosmétiques Sephora propose elle une boutique connectée appelée Sephora Flash. Les clients ont accès à l’ensemble du catalogue via des écrans tactiles qui permettent de commander des produits absents de la boutique pour une livraison en magasin ou à domicile.

 

8. Proposer des produits … et des expériences

Les points de vente physiques vont au-delà de la simple relation client-fournisseur. La nouvelle tendance est de faire vivre des expériences aux clients au sein des magasins : cafés gratuits, chargeurs de téléphone, photo booth, espaces de customisation de produits, cours de yoga…

La marque de sport Nike a ouvert un nouveau magasin à New York de 5000 m2 qui propose des espaces dédiés à l’essai des produits comme un espace running, un terrain de football synthétique et un terrain de basketball.

 

9. Faire le buzz grâce aux pop-up stores

Les pop-up stores permettent de proposer des expériences additionnelles. L’offre doit être originale et différente de ce qui se fait en boutique ou en ligne afin d’amplifier l’engagement des clients.

Fin 2016, la société américaine de piles et de batterie Duracell a monté un lieu éphémère appelé “Rétro Lapin” qui surfait sur la nostalgie des jouets des années 1980-1990. Selon le directeur marketing France, Marc Fournier, “l’idée était de passer du temps avec la marque et son lapin iconique. D’aller sur la ligne de l’émotion en montrant que Duracell donne vie aux jouets depuis notre enfance, de génération en génération”.

En novembre, Snap Inc. a ouvert, à côté de l’Apple Store à New York, un pop-up store minimaliste pour distribuer ses lunettes Spectacles. Minimaliste car l’endroit propose quelques écrans et un distributeur de lunettes au fond d’une grand salle. Mais la stratégie a fonctionné car le buzz a pris et les queues de curieux et d’adeptes des lunettes de Snapchat ont été importantes.

Pop-up store Snapchat Spectacles

 

10. L’émergence de “l’Instore Analytics”

De nombreux outils ont été créés pour analyser et mesurer le comportement du consommateur en ligne. Le nouveau défi des retailers est de reproduire cette performance dans les magasins physiques. Les nouvelles technologies telles que des caméras, le wi-fi peuvent être utilisées pour collecter des informations relatives aux comportements et aux achats du consommateur : leurs déplacements, les raisons de l’abandon d’un panier en magasin…ect.

L’Épicerie Coop en Italie a placé 44 capteurs Kinect (Microsoft) pour comprendre et analyser les déplacements de ses clients en magasin, mais également un mur vidéo de 20 mètres de long où sont présentées, en temps réel, les données recueillies en magasin (hit-list des produits les plus vendus, produits avec lesquels les consommateurs ont le plus d’interactions, etc….), mais aussi les valeurs de l’entreprise.

 

Source : Digimind