Retail : le gros like des jeunes pour le magasin physique

Oui les 3/4 (74%) des Millenials AIMENT les grands centres commerciaux plus que l’ensemble de la population… Mais leur « tendresse » pour les magasins physiques se fait à leur manière : réseaux sociaux omniprésents pour garder le contact avec le magasin ou la marque, comportement omnicanal en mettant le web au service de leur confort (click&collect, avis…) etc … Au rayon des points de Friction, c’est l’attente aux caisses et le manque d’amplitude horaire qui « pique » le plus. Quant à l’avenir : ils voient leurs courses en VR/AR et des points de ventes qui deviennent des lieux d’expérience : festifs, ludiques, sensoriels et surprenants. Ce qui vient confirmer les tendances actuelles du #retail en France. Pour résumer : fluidité, facilité et rapidité restent leur principales revendications !!

Vers une fin programmée des magasins ? Pas forcément et tout dépend d’eux, répond l’Observatoire Cetelem de la consommation 2018. Non seulement en brossant un tableau sur l’état d’esprit des Européens toutes générations confondues mais aussi à travers un focus sur les millennials qui aspirent au lien réel et à l’humain en même temps qu’aux technologies.

 

Que les as du marketing, du commerce et de la distribution se réjouissent et se rassurent : « I like shopping ! Millennials et magasins : la fracture est loin d’être consommée », lObservatoire Cetelem de la consommation 2018 -l’entité étude de BNP Paribas Personnal Finance mené dans 17 pays européens, nous livre deux bonnes nouvelles (voir ci-dessous). Tout d’abord, 2018 marque la cinquième année consécutive d’augmentation du moral des Européens.

 

Avec une moyenne de 5,3 sur 10, ils ont une bien meilleure perception de la situation actuelle de leur pays : les Danois (6,7), les Autrichiens (6,5) et les Allemands (6,4) sont les plus satisfaits, tandis que la note de moral est en forte hausse en France passant à 5,1 contre 4,4 en 2017. Les Européens ont également une meilleure perception de leur situation personnelle avec une note de 5,8 et 6,1 pour les seuls millennials. « Ces derniers sont, dans pratiquement tous les pays concernés par l’étude, plus positifs sur leur situation personnelle que la moyenne », souligne Flavien Neuvy co-responsable de l’Observatoire conduit avec Kantar TNS.

 

 

Le moral des Européens et des Français : retour au beau fixe

 

Cette vision plus positive se traduit dans les intentions d’achats : 47% des Européens se disent prêts à accroître leurs dépenses dans les douze prochains mois, ce pourcentage s’élève à 54% quand il s’agit des 18-34 ans. En partie parce qu’ils sont beaucoup plus optimistes concernant l’avenir que l’ensemble de la population (79% contre 68% en moyenne). Les jeunes Danois sont ceux qui voient l’avenir sous les meilleurs auspices avec 86% se déclarant optimistes devant les Roumains (83%) et les Portugais (81%). Les jeunes Français et Italiens sont les moins optimistes avec respectivement 71% et 70% qui parient sur des lendemains qui chantent. Les Slovaques toutes générations confondues sont ceux qui songent le plus à accroître leurs dépenses (73%) devant les Tchèques (69%, +7 par rapport à 2017). Les Français sont 34% à le penser, un point de moins qu’en 2017. Néanmoins, « cet indicateur montre que la consommation des ménages devrait rester très solide en 2018 sur le continent européen », assurent les auteurs de l’étude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résultat de ce tableau général et qui constitue le second point encourageant de l’Observatoire : 57% des jeunes Européens de 18-34 ans – et donc baptisés millennials – aiment faire du shopping (contre 47% des 35 et plus). Mais attention, ils ont une consommation plutôt responsable et raisonnée, comme leurs aînés, à quelques différences près : ils limitent moins leurs dépenses à ce qui est vraiment utile (76% contre 83%) et ils ont une propension à plus épargner (73% contre 64%). De quoi contrebalancer la perception sévère de leurs aînés (les + de 35 ans) qui les jugent « matérialistes », « individualistes », « paresseux », « impatients », « immatures ». À l’inverse, les millennials pour se décrire, utilisent des qualificatifs comme « responsables », « travailleurs », « ambitieux », « tolérants », « créatifs ». Donc là encore tout est normal, qu’on s’intitule millennials ou pas le conflit de génération n’est pas près de disparaitre. Et tant mieux, d’autant que le fossé est relatif, comme le démontre l’enquête.

 

 

 

 

Les 18-34 ans : une locomotive puissante, lucide et curieuse…

 

Il n’en reste pas moins que ces jeunes assumés, épicuriens et optimistes forment une relève qui laisse de belles années en perspective aux enseignes pour développer produits, services et chiffre d’affaires. Un résultat pas si étonnant que cela car il confirme finalement que ces jeunes suivis de près par les Y et Z, élevés aux ingrédients addictifs de la société de consommation, ont bien assimilé cette dernière et ne comptent pas s’en passer. D’ailleurs, ils fréquentent de façon égale tous les types de points de vente et manifestent un attachement pour les commerces indépendants (56%).

 

De plus, ils n’affichent aucun basculement total sur Internet pour leur acquisition, puisque, par exemple, ils ne sont que 16% à acheter leurs produits culturels exclusivement sur le net. Or c’est le score le plus élevé sur cet item. « Aujourd’hui, commerce physique et Internet coexistent, même dans les pratiques de consommation des Millennials qui aiment les grands centres commerciaux plus que l’ensemble de la population (74% contre 65%) », détaillent les auteurs de l’étude.

 

 

 

 

 

… avec des pistes clairement identifiées pour…

 

Sauf que ces digital natives totalement en phase avec leur époque, vont forcément pratiquer leur shopping à leur sauce et sur le bout des doigts grâce à leurs objets connectés et leur agilité à passer de la toile ou des écrans pour repérer, comparer, suivre la marque ou opérer une transaction, au magasin physique pour essayer (79%), vivre un événement, fréquenter un lieu unique, toucher ou voir (82%), être conseillé (59%), échanger, photographier ou faire un selfie et bien sûr acheter… « Ils utilisent plus que la moyenne les réseaux sociaux pour être en contact avec les magasins : 55% (contre 39%) pour suivre les magasins sur les réseaux sociaux, 49% (contre 37%) pour regarder les vidéos postées par les magasins, 36% (contre 25%) pour poser une question à un magasin, 29% (contre 22%) pour faire partie d’une discussion sur un magasin, 28% (contre 19%) pour acheter un produit ou un service », complètent les auteurs de l’étude.

 

De même, ils intègrent plus que la moyenne les usages d’Internet dans le commerce physique comme acheter un produit sur le web après l’avoir vu en magasin (54% contre 45%), comparer le prix d’un produit sur Internet en étant dans un magasin (56% contre 44%), prendre en photo un produit en magasin et l’envoyer à des proches pour avoir leur avis (44% contre 29%) ».

 

 

… une cohabitation pérenne et créative entre le commerce physique et en ligne

 

Et en général, quand ils sont en boutique, ils sont satisfaits (81%), trouvent les vendeurs aimables (77%), bon conseillers et forces de proposition (73%), ayant une bonne connaissance de leurs produits (72%) et disponibles (71%). Habitués dans leur grande majorité à zapper et à obtenir tout, tout de suite, acheter en magasin induit évidemment pour ces pros du clic, quelques inconvénients et pas des moindres : l’attente aux caisses (40% vs 38% pour les 35+), la disponibilité des produits (34%/28%), la difficulté d’accès : transport, stationnement (28%/29%), des vendeurs peu qualifiés (16%/25%), des plages horaires trop réduites (27%/19%), pas assez de commerces de proximité (18%/19%). Ils sont 72% à estimer que les magasins auront fortement changé d’ici dix ans (paiement : 72%, livraison : 61%, communication 61%, information et conseil : 59%, expérience visite : 57%, aménagement : 53%, horaires : 48%, lieux d’implantation : 47%, surface : 48%). 42% pensent que tous les achats s’effectueront sur Internet et qu’il n’existera plus de magasins, toujours d’ici dix ans et 66% craignent qu’il y ait moins d’humain. Toujours un peu joueurs et tournés vers les technologies, ils sont 64% à penser qu’ils feront leurs courses en réalité virtuelle comme dans un vrai magasin ou que les appareils de leur maison passeront commande à leur place pour les produits courants, ou encore qu’une imprimante 3D fabriquera n’importe quel produit dont ils auront besoin.

 

En attendant, ils assurent que leur fréquentation dans les temples de la consommation sera plus constante si ceux-ci cultivent leur singularité, leur esthétisme, leur originalité pour imposer leur différence et ne pas ressembler au voisin. 80% veulent y trouver des produits qui ne sont nulle part ailleurs et 72% craignent avoir de moins en moins de choix. Les magasins devront bannir toute forme de standardisation et être bien plus que de simples points de vente mais des lieux d’expérience : festive/ludique/sensorielle/surprenante (61% pour les 18-34 contre 52% pour les 35 +), avoir des espaces de détente (52% contre 42%), des activités de loisirs complémentaires à l’activité du magasin (53% contre 41%). Plus de facilité et de rapidité est bel et bien leur principale revendication et ils ne manquent pas de suggestions : payer le plus rapidement possible (83%), scanner leur panier (61%), réserver leur place de parking (55%), bénéficier d’un service de baby-sitting (49%) et de plus larges plages horaires (conséquence du travail féminin qui se généralise), accéder à du numérique personnalisé et cohérent entre le site et le magasin et en temps réel mais aussi à un coaching personnel, à un espace dédié aux essais produits… révélant ainsi leur absence de désenchantement, leur besoin de lien humain bien réel et leur attente de magasins tout beaux tout neufs. Reléguant par la même occasion les chatbots et autres robots au rang de simples outils inévitables, utilitaires et transactionnels. A voir comment l’essai sera transformé par les commerçants et enseignes de tous crins et ainsi faire face avec habileté et dans la durée à des mastodontes désincarnés comme Amazon

 

Pour retrouver l’étude complète, c’est par ici.

 

Source :  Influencia

Nouveau monde. A quoi ressemblera le supermarché numérique du futur ?

Retour sur les excellentes chroniques de Jérôme Colombain sur France Info et en particulier sur celle de cette semaine sur le magasin du futur. Que ce soit du côté des états généraux de l’alimentation ou de l’arrivée d’AMAZON, les GMS françaises sont au centre de l’actualité. Plus encore dans cette période de négociations commerciales, par contre dans la rédaction des lois en gestation, l’état semble juste oublier le CONSOMMATEUR car en supprimant les promotions et les 1 acheté 1 offert on s’attaque directement au panier des clients, c’est ce que dit et répète Michel Edouard LECLERC mais personne ne semble entendre…  Les prix bas, si ils ne sauraient être inférieur au coût de production des agriculteurs sont justifiés sur des produits manufacturés non ? Enfin, ce n’était pas le propos on devait parler des magasins du futur (à suivre d’ailleurs le lancement de E.LECLERC CHEZ MOI sur PARIS par E.LECLERC annoncé cette semaine, mais j’y reviendrais). Mais voyons un peu ce « new retail », mélange de réel et de virtuel …

 

Le supermarché du futur sera à la fois réel et virtuel. De plus en plus, on pourra faire ses courses aussi bien dans son canapé, avec son smartphone, que dans un supermarché, avec une continuité de service et une fluidité des données et des paiements. C’est ce que le PDG du géant chinois Alibaba appelle le « new retail« .

Magasin sans caisse

L’exemple le plus significatif est le magasin Amazon Go, ouvert le 22 janvier à Seattle, qui ne nécessite plus de passer à la caisse. Dès que l’on attrape un produit sur un rayonnage pour le mettre dans son sac, celui-ci est automatiquement ajouté à la facture. Si on le repose, il en est déduit. A la fin, le montant total est prélevé automatiquement. Tout cela fonctionne grâce à des capteurs et des caméras. Il y a eu pas mal de bugs au début mais le système semble prometteur.

Payer en souriant

Régler ses achats comptant et en souriant, c’est possible en Chine avec le système « Smile to pay » du géant Alibaba, actuellement testé dans un fast-food. Il suffit de regarder la caméra et de taper un code secret. Pas besoin de sortir sa carte bancaire. Il faut juste posséder un compte Alipay.

Le smartphone au supermarché

Le commerce du futur, c’est aussi faire ses courses en magasin avec son smartphone comme, par exemple, en Chine dans les 13 supermarchés de l’enseigne Hema, appartenant à Alibaba. Lorsque l’on scanne le code barre d’un produit, on obtient des renseignements sur son origine et on se voit proposer des produits similaires, comme sur le web.

En France, dans le même genre, signalons l’excellente application Yuka, indépendante des marques, qui renseigne sur la qualité des produits (leur teneur en sucre, en sel et en conservateurs, etc.). Dommage que dans certains supermarchés français, il n’y ait pas assez de réseau pour se connecter à Internet…

L’intelligence artificielle à la rescousse

Des chercheurs indiens ont inventé une IA qui simule des commandes, en s’appuyant sur les achats déjà effectués par les clients des gros sites d’e-commerce, afin d’analyser les comportements d’achats. Cela permet, par exemple, de détecter les profils de clients bricoleurs pour leur proposer de nouveaux outils. Cela permet aussi de prédire les achats en fonction des prix et des saisons. Le profilage est en effet un facteur-clé du commerce à l’heure du numérique. 67% des enseignes collectent déjà les historiques d’achat de leurs clients, notamment via les cartes de fidélité, pour leur proposer des offres personnalisées.

 

Source : France tv info

Zara teste un pop-up uniquement dédié aux commandes en ligne

L’initiative est intéressante, un magasin éphémère (joli terme pour parler de TEST in REAL LIFE) de ZARA pour prendre et réceptionner les commandes en ligne. Comme cela à première vue on se dit que l’expérience sera déceptive : je viens en magasin, je vois les modèles je les essaye, je commande, je paie et je dois revenir chercher ma commande… En terme de fluidité du parcours d’achat on a fait mieux ! Mais attention, le test est intéressant car il se focalise sur le NO MAN’S LAND qui existe entre le online et les magasin physiques. Je commande en ligne ok … mais je ne peux pas essayer, toucher, ou voir mes articles … On va donc être très attentif à cette expérience !!

Profitant de l’occasion de la fermeture d’un magasin avant une extension et une rénovation d’ampleur, Inditex s’offre un laboratoire grandeur nature à Londres : le groupe espagnol ouvre les portes le 26 janvier d’un espace temporaire consacré à la réception d’achats en ligne, mais aussi à la prise de commande. Une première pour le géant de la distribution.
Au sein du centre commercial Westfield Stratford, ce pop-up de 200 mètres carrés présente une offre restreinte des collections féminine et masculine de la chaîne. Les visiteurs pourront commander sur place ces modèles ou d’autres articles à sélectionner sur tablette. La réception des commandes s’effectuera le jour même (si transaction validée avant 14h) ou le lendemain. Le paiement mobile sera de mise, puisque les conseillers de vente seront équipés de terminaux fonctionnant via Bluetooth.

D’autres services digitaux y seront testés, à l’instar d’écrans d’informations intégrés à des miroirs et disposant d’un système de recommandation produit. Concrètement, un client scanne l’étiquette RFID du vêtement qui l’intéresse et l’interface lui propose et affiche différents articles afin de coordonner un look complet ou des accessoires.

Ce pop-up store annonce en fait le nouveau concept retail mondial de Zara, qui sera ensuite installé à cette adresse en mai prochain. Un magasin qui doublera de taille pour atteindre 4 500 mètres carrés. Il s’agira d’un « nouveau format radical, plaçant la technologie au centre, pensé pour transformer l’expérience shopping des clients », expose le groupe. Celui-ci abritera quatre espaces : soit trois univers dédiés à la mode femme, homme et enfant, mais surtout un lieu de retrait et de passage de commande, comme expérimenté en pop-up.


 
La réception des commandes Web sera totalement automatisée : un robot assure la liaison entre un petit entrepôt en boutique pouvant gérer 2 400 colis et une sorte de boîte aux lettres à travers laquelle le client, après avoir renseigné son QR code ou son code PIN, récupère aussitôt sa commande. Des caisses en libre-service, proposant un paiement via smartphone, seront également installées, en complément des caisses classiques.

Pour Pablo Isla, PDG d’Inditex, ces deux projets marquent « une étape importante dans notre stratégie d’intégration de nos magasins dans le monde online, définissant aujourd’hui notre identité en tant qu’entreprise ». Le format londonien sera donc dupliqué par la suite sur les différents marchés où l’enseigne est présente. Le géant espagnol a enregistré, sur les neuf premiers mois de son exercice 2017, des ventes en hausse de 10 %, à 17,96 milliards d’euros, assorties d’un bénéfice net en progression de 6 %.

 

Source : Fashion Network

Comment Monoprix s’appuie sur le digital pour lever les trois contraintes du retail alimentaire… et contrer Amazon

C’est en agissant sur les principaux points de Friction (les irritants) que Regis Schultz cherche à améliorer le parcours d’achat « instore » et ainsi contrer AMAZON sur l’alimentaire. File d’attente, liste de course et rupture de stock sont les 3 axes de travail retenus par les équipes de Monoprix. Le raisonnement est pertinent car il est « mobile first » pour se caler sur les usages des consommateurs et rattraper le retard des distributeurs sur les pure players sur ce segment.

Déploiement de Monop’Easy, rapprochement avec Ocado, prise de participation dans Epicery… Depuis quelques mois, Monoprix multiplie les annonces. Rencontré à l’occasion du NRF 2018, Régis Schultz, président de Monoprix, expose la stratégie digitale de l’enseigne. Et revient sur ce qui distingue le retail alimentaire d’Amazon.

 « Le commerce sur Internet a été inventé par Amazon sur le fait d’acheter du non alimentaire et un seul produit. L’alimentaire est très différent. Tout est à réinventer« , déclare Régis Schultz, président de Monoprix lors de la soirée NRF French Party le 14 janvier 2018 à New York. Et sur cette bataille du e-commerce alimentaire, Monoprix pose ses pions.

Début décembre 2017, l’enseigne de proximité a ainsi annoncé avoir investi dans la start-up Epicery. Mais surtout, via le groupe Casino, elle s’est rapprochée fin novembre d’Ocado, le spécialiste britannique de l’automatisation dans le e-commerce alimentaire : « Avec Ocado, on s’achète 15 ans d’erreurs et 15 ans d’expérience sur l’alimentaire en ligne« , indique-t-il. 15 ans d’expérience que Monoprix compte mettre en application en moins de deux ans. Avec deux objectifs : « Maximiser le plaisir du client et minimiser les contraintes« . En ligne comme en magasin.

Pour cela, Monoprix s’attaque à trois irritants majeurs : la liste de courses, le passage en caisse et la disponibilité produits.

 Toute la logique adaptée d’Amazon pour l’alimentaire ne fonctionne pas.

L’IA, le chabot et la voix pour simplifier la liste de courses

 

 

18 mois pour intégrer la plateforme Ocado
Fin novembre 2017, le Groupe Casino a annoncé son rapprochement avec le Britannique Ocado, le roi de l’automatisation dans le e-commerce alimentaire. Monoprix est la première enseigne à adopter la plateforme. « On a 18 mois. Cela va se faire en trois étapes« , annonce Régis Schultz à L’Usine Digitale.
Première étape : faire évoluer le site web sur un front qui soit celui d’Ocado. « On a commencé. Monoprix.fr va évoluer : on va intégrer des briques et au fur et à mesure, on va se mettre au standard de ce que fait Ocado« .
Deuxième étape : la partie entrepôt. « Aujourd’hui, je ne gère pas la DLC. Demain, je vais pouvoir la gérer en entrepôt, en reconnaissance automatique.« 
Troisième étape : l’entrepôt automatisé. « Il va permettre d’avoir 50 000 références et de faire un panier en 5 min« .
Ensuite, « il y aura toute la partie de réinvention du modèle de livraison à domicile ».
Principale différence entre l’alimentaire et le non-alimentaire, selon Régis Schultz : la liste de courses. « C’est l’un des principaux irritants« , indique Régis Schulz. « Toute la logique adaptée d’Amazon pour l’alimentaire ne fonctionne pas. Nous sommes sur une logique de liste de courses et de parcours de courses. (…). Parce que qu’est-ce qui fait que vous êtes heureux à la fin de vos achats ? C’est que vous n’avez rien oublié, ce qui est complètement différent pour un achat unitaire sur du non alimentaire. »

Pour améliorer ce parcours d’achat et lever cette contrainte de la liste de courses, Monoprix s’appuie sur les nouvelles technologies. « L’intelligence artificielle et le chatbot nous servent énormément », avoue le président de Monoprix. Et d’ajouter : « La voix nous aide aussi pour aider le client à faire sa liste de courses« .  Pour cela, l’enseigne a notamment lancé Google Home.  « Il suffit de dire ‘beurre’, pour que le client se voit proposer la marque de beurre et le format qu’il a l’habitude de consommer. En plus, c’est pour toute la famille. Lorsque les enfants arrivent et qu’il n’y a plus de Nutella, hop, ils disent : ‘Nutella’. Et ça collecte les données« , précise-t-il.

En interne, le projet a été baptisé Post-it®.  « C’est comme la liste que l’on met sur le frigo et que tout le monde remplit. Cela fait exactement la même chose, sauf qu’en plus, ça complète avec ce que vous avez déjà acheté et ce qu’il vous manque.  On peut même vous faire votre parcours électronique si vous allez en magasin« , détaille Régis Schultz à L’Usine Digitale. L’outil intègre également les recettes et, par un système d’algorithme, génère la liste des ingrédients nécessaires couplée aux précédents d’achat.  « On peut même passer sa liste depuis la voiture« , ajoute-t-il.
Reste à faire ancrer ce type d’usage dans le quotidien des Français. Car à ce jour, l’utilisation de Google Home est balbutiante et les résultats sont encore mitigés : « Cela dépend des déploiements de l’assistant : on a une base de clients qui grossit mais doucettement« , avoue-t-il.

 

Vers la fin du passage en caisse

 

 

Au-delà de la gestion de la liste de courses, Monoprix innove également en magasin. Principal objectif : réduire l’attente en caisse, autre irritant majeur. « Faire la queue en caisse, c’est insupportable, exprime Régis Schultz. Et pourtant : « Globalement, on investit à peu près 5 à 6% de notre chiffre d’affaires pour ennuyer le client. Pour mettre des caisses et pour qu’ils paient. Tous les jours, on lui demande sa carte bleue et tous les jours, on lui demande son code (…) Le client, il va une fois sur Amazon et le lendemain, il n’a plus rien à donner. Sur un certain nombre de choses, on est complètement has-been », observe le président de Monoprix.

 

 Globalement, on investit à peu près 5 à 6% de notre chiffre d’affaires pour ennuyer le client.

Pour cela, l’enseigne a trouvé un début de réponse : Monop’Easy. Une fois l’appli téléchargée et les coordonnées de sa carte bancaire enregistrées, la solution permet au client de faire du self-scanning des produits directement avec son smartphone et de payer sans passer en caisse : le ticket lui est envoyé par e-mail. Un début de réponse à Amazon Go, le magasin 100 % automatisé ouvert par la firme de Jeff Bezos à Seattle.

Lancée fin septembre 2017, la solution est actuellement proposée dans trois magasins parisiens : Madeleine, Châtelet-Les Halles et Parly 2. Côté usage, « on voit que les clients qui l’adoptent continuent à l’adopter. La difficulté, c’est le recrutement« , indique Régis Schultz. « On a deux freins : les gens ont l’impression de voler. On les a tellement habitués à des contraintes sur le paiement qu’ils trouvent cela trop simple. Le deuxième, c’est le chargement de l’application« . Des freins que l’enseigne compte bien lever.

Assurer la disponibilité produit

Ce que l’e-commerce a changé pour le retail alimentaire, selon Régis Schultz
« Le retail, c’est le prix, le choix, le service. L’Internet a changé complètement ces trois éléments« , constate Régis Schultz. « Avant la domination des hypermarchés se faisait par le choix et la taille, le e-commerce a bouleversé cela : Le plus grand choix n’est plus simplement physique, il est en ligne, sur le plus grand magasin du monde. En France, le prix était local, aujourd’hui il est transparent. (…) Sur la partie service,  en hyper, le client fait tout. Maintenant, il clique et ensuite on lui livre. Ce qu’il attend aujourd’hui, c’est la livraison en une heure.« 

Troisième principal irritant : la disponibilité produit. « Sur ce point, l’intelligence artificielle sur les systèmes de replenishment (réapprovisionnement, ndlr) est un véritable outil« .  Coté magasin, plutôt que des robots qui scannent les allées comme chez Walmart, Régis Schlultz croit « plus aux étiquettes électroniques. (…) Car pour déployer ce type de robots, il faut des allées standardisées. Moi, j’ai des magasins qui ne sont pas uniformes. C’est compliqué. Le parc de magasins est trop hétérogène« . En revanche, la robotisation en entrepôt n’est plus une option : « Notre entrepôt complètement automatisé : c’est une ruche avec des robots en haut », explique-t-il. Et le rapprochement avec Ocado ne devrait qu’améliorer cette partie. 

Innover avec les start-up 

Pour ne pas perdre de temps, Monoprix mise sur l’open innovation. « On a bien sûr une équipe mais ça va beaucoup plus vite avec les start-up« , assure Régis Schultz. Pour Google Home, l’enseigne a ainsi collaboré avec l’agence Artefact, spécialiste de la data et de l’intelligence artificielle. Même chose pour Monop’Easy, avec la jeune pousse Snapp’ qui a développé l’application. « A nous de générer des idées, mais c’est plus agile et ça génère moins de contrainte« .

2018 devrait donc marquer un virage dans la transformation de Monoprix. « Nous allons avancer avec Ocado et l’évolution du site Monoprix.fr. Nous allons déployer Monop’Easy sur tous nos magasins. Cela fait pas mal de choses« , conclut Régis Schultz.

 Source : Usine Digitale

Caddies connectés, lecture vidéo des émotions… Bienvenue dans le commerce du futur

La NRF c’est le pèlerinage du #retailmondial . Le cru 2018 ne déroge pas à la règle en terme de prospective PHYGITALE ! Car si « jusqu’ici tout va bien » était le credo du #frenchretail, la bombe CARREFOUR cette semaine a semble t’il réveillé tout le monde. « Etre simple dans la relation client et hyper pointu dans l’arrière cuisine » pdg de LEVI’S résume bien le fait que c’est l’usage et pas la techno qui prime … Magasins à vivre, disparition des caisses, omnicanal, commerce conversationnel… C’est un quotidien que l’on pousse sur nos marchés, dans nos missions de conseil. Ce qui change en 2018, c’est qu’avec l’arrivée des AMAZON GO ou des enceintes d’APPLE et d’AMAZON pour chasser sur les terres de GOOGLE… Le futur c’est today et il y a urgence à FAIRE car comme sur la bande annonce de la haine, un des premiers rôle de CASSEL, réalisé par KASSOVITZ dans les années 1990 que je vous encourage à revoir, « jusqu’ici tout va bien…. » oui mais… on connait déjà la suite…

A quoi ressembleront les boutiques de demain ? Voici cinq tendances repérées au Salon NRF de New York.

A quoi ressemblera le commerce de demain ? Analyse des sentiments, magasin ludique, disparition des caisses, relation client personnalisée… La graind-messe mondiale 2018 du commerce de détail, le show annuel de la National Retail Federation américaine (NRF), qui se tenait du 14 au 16 janvier à New York, permet de discerner cinq grandes tendances.

1. La brique ET le clic

Fini le temps où l’on opposait les magasins en dur aux commerçants sur internet ! Aujourd’hui, il faut à la fois maîtriser la brique et le clic. Le nouveau mot d’ordre, c’est le « phygital » : mot-valise qui traduit la convergence entre le monde physique et le monde digital. De fait, les distributeurs et les marques issus du commerce traditionnel doivent d’urgence – sous peine de mort – peaufiner leur stratégie numérique.

Jérôme Gayet, cofondateur de l’Institut du Commerce Connecté, nous explique ainsi :

« On a passé le stade où le digital était un gadget. Les commerçants doivent partir de leur ADN et se demander comment le numérique peut les aider à incarner leur marque de façon naturelle. »

Comme l’a explicité durant le salon le président de la marque Levi’s, James ‘JC’ Curleigh, la technologie est indispensable, mais ne doit pas se voir :

Il faut être très simple dans la relation au client, et très sophistiqué dans l’arrière-cuisine.Pour gagner du temps, les acteurs historiques acquièrent cet indispensable savoir-faire digital à travers des acquisitions ou des partenariats stratégiques. Le géant américain Walmart a ainsi racheté Jet.com en 2016 pour 3,3 milliards de dollars. Tandis que le distributeur français Carrefour a récemment repris la participation de Conforama dans Showroom Privé, au capital duquel il a sans doute vocation à grimper.

A l’inverse, les spécialistes du numérique éprouvent le besoin croissant d’incarner leur marque par une présence dans le monde réel. Beaucoup d’entre eux ouvrent des magasins, vitrines qu’ils jugent indispensables pour donner un « visage » à leur enseigne.

Le géant mondial du commerce en ligne Amazon a donné le ton en ouvrant des librairies en dur, puis en rachetant le leader de l’alimentaire bio Whole Foods. Une stratégie qui le dote d’autant de mini-entrepôts, de plus en plus près de ses clients. En France, le chausseur sur internet Spartoo a marqué les esprits en reprenant les magasins André.

Un pari risqué cependant, car la boutique ne peut plus être le « magasin de papa ». Le défi est d’y réinventer complètement l’accueil et le parcours du client pour le séduire et le fidéliser. Aussi assiste-t-on à une véritable mise en scène des espaces commerciaux, qui tiennent davantage du showroom, du hub de services variés ou de l’atelier d’activités, que du point de vente. Par leur qualité d’accueil, ces lieux doivent procurer au visiteur une expérience unique, qui colle parfaitement à l’image et aux valeurs de la marque.

2. Le magasin « à vivre »

Sébastien Zins, responsable du commerce de détail chez le spécialiste informatique de la relation client Salesforce, explique :

 Pour attirer la clientèle des millenials, en quête de sens, les marques ne se différencient plus par le prix, mais par le relationnel, l’émotionnel, l’expérientiel… Résultat : on assiste à une sorte de théâtralisation du magasin, qui devient un lieu de promenade ou de loisir, une destination. Jérôme Gayet poursuit :

Pour les boutiques physiques, l’enjeu est de générer du trafic, ce qui passe souvent par l’offre de services ludiques. Aux Etats-Unis, on parle de retail-tainement L’enseigne de vêtement de sport Lulu Lemon avait donné le ton en proposant des cours de yoga, le chausseur Nike des baskets personnalisées… Manhattan, temple mondial de la consommation, offre un éventail toujours renouvelé de « boutiques à vivre ».

Le vénérable grand magasin Macy’s de la 5ème Avenue a dépoussiéré son image et animé son rez-de-chaussée en y installant, dès l’entrée, un corner, bourré de gadgets tech dernier cri, géré par la start-up B8ta : on y essaie stylo électronique, portefeuille connecté, skateboard électrique, potager de cuisine…

Quelques blocs plus loin, le britannique Dyson vient d’ouvrir un espace très design avec multiples murs vidéo, qui tient davantage du musée hi-tech électroménager que du magasin. Dans le Rockefeller Center, la marque de jouets pour fillettes American Girl propose deux étages, avec un salon où petite fille et poupée se voient proposer… la même coiffure !

Midtown, le distributeur français des cosmétiques Sephora a équipé ses vendeuses de tablettes qui scannent les visages des clientes, pour leur conseiller les produits de beauté et les rouges à lèvres les mieux adaptés à leur complexion. Quelques blocs plus loin, Amazon Books est l’incarnation physique de son site web : on y trouve à la fois des rayonnages où les livres sont présentés côté couverture, et une demi-douzaine de tables équipées des derniers gadgets maison : la liseuse Kindle bien sûr, mais aussi la Fire-TV et la gamme complète d’assistants vocaux Echo, dotés du système d’intelligence artificielle Alexa.

Sur Union Square, le flagship de la marque de vêtements pour jeunes American Eagle présente un coin laverie automatique, avec un mur de machines rutilantes en libre-service, jouxtant un atelier de « customisation » de jeans. A l’étage, le visiteur peut s’attarder dans un espace de travail en WiFi. Non loin de là, la banque Capital One teste la finance conviviale : le client s’inscrit sur un iPad et prend un café chez Peets, en attendant la venue de son conseiller en prêt immobilier.

A Soho, la marque de mode féminine Rebecca Minkoff offre à ses jeunes visiteuses de déguster une boisson chaude ou froide, et d’activer d’un geste une glace murale tactile qui fait défiler un « carnet de look ». Les cabines d’essayage sont, elles aussi, dotées de miroirs interactifs, sur lesquels on peut demander à distance aux vendeuses d’autres tailles, d’autres couleurs, d’autres modèles…

Quant au spécialiste de la vente en ligne de lunettes bon marché Warby Parker, il propose au client de pianoter sur son email et de se prendre en Photomaton… avant de faire voter ses proches via internet sur le style de ses montures. Cet ex-pure player digital, né il y a dix ans, a ouvert 60 magasins de ce type aux Etats-Unis et vaut déjà plus d’un milliard de dollars.

3. La disparition de la caisse

Dans ces boutiques branchées, le comptoir de caisse est… introuvable ! Comme dans les Apple Stores, les conseillers concrétisent les ventes via un iPad. Pour Sébastien Zins de Salesforce :

D’ici quelques années, la caisse à l’ancienne aura complètement disparu !Les technologies sont prêtes, ce qui est plus complexe, c’est de repenser le rôle des caissier(e)s, et de les former au conseil des clients…  Car cette révolution n’épargnera personne, pas même les supermarchés.

Au salon NRF 2018, la start-up californienne Focal Systems présentait deux sortes de caddies intelligents. Le premier, déjà commercialisé, comporte une tablette tactile qui permet au client de se repérer dans la grande surface, de trouver facilement l’emplacement du produit recherché, et de découvrir les articles en promotion.

L’autre, encore à l’état de prototype, est équipé de deux caméras qui reconnaissent instantanément les produits placés à l’intérieur du caddie, affichent en temps réel sur un écran le contenu de ce « panier consommateur »… et calculent automatiquement l’addition.

Selon Thomas Hossler, spécialiste du « machine learning » chez Focal :

La grande distribution française s’intéresse de près à notre technologie : Auchan, Carrefour… On les a tous vus défiler sur notre stand.

4. La relation personnalisée

L’autre obsession du commerce de demain, c’est la connaissance de plus en plus intime de son client. Hier, les marchands faisaient du multicanal : les informations résultant des contacts en boutique, dans les centres d’appel, sur le web, via les applications sur smartphone ou bien sur les réseaux sociaux étaient stockées et traitées dans des silos de données distincts.

 

Le nouveau mot d’ordre, c’est « l’omnicanal ». Dan Mitchell, directeur du commerce de détail chez le spécialiste de l’analyse des données SAS, résume:

Pas question de perdre son client d’un canal à un autre. Quel que soit le point de contact, le commerçant doit l’accueillir avec un message cohérent, qui reflète son identité de marqueD’Intel à Microsoft, d’IBM à Facebook, les géants de la tech rivalisent pour proposer aux distributeurs et aux marques des systèmes informatiques de plus en plus sophistiqués, destinés à capter un maximum de données et surtout à en extraire du sens, via des algorithmes de plus en plus performants.

Dans le commerce comme ailleurs, l’intelligence artificielle devient un must. « Le distributeur de meubles de designers danois Design Within Reach a poussé très loin l’intégration de tous ses canaux commerciaux« , explique Guillaume Aurine, directeur du marketing produit chez Salesforce.

Exemple ? Cathy s’intéresse à l’achat d’un mythique fauteuil Eames sur le site web du marchand. Design Within Reach lui envoie alors un email lui proposant un rendez-vous. Pour mener l’échange textuel, le vendeur dispose, à l’écran, d’une fiche analytique avec tous les produits que Cathy a regardés en ligne par le passé, ainsi que la liste de ses achats antérieurs. Grâce au moteur d’intelligence artificielle Einstein de Salesforce, le vendeur pourra aussi lui proposer les accessoires que d’autres clients qui ont un profil similaire ont achetés par le passé.

Le « commerce prédictif » n’en est qu’à ses balbutiements. De même, l’intelligence artificielle sera de plus en plus couramment utilisée pour analyser les sentiments – positifs ou négatifs – des consommateurs. Qu’il s’agisse de capter leurs émotions en boutique via des caméras de reconnaissance faciale, ou d’analyser le ton de leur conversation en ligne ou de leurs posts sur les réseaux sociaux.

Même en boutique, il sera sollicité pour livrer ses data. David Godest, fondateur de la  start-up française de marketing de proximité Dolmen analyse :

Dans l’OCDE, 95% des ventes s’effectuent encore en magasin, mais les commerçants ne savent pas grand-chose de leurs clients.Dolmen propose aux petits commerçants des solutions pour recueillir les données des clients volontaires, afin de mener des campagnes de marketing géolocalisées et personnalisées.

Le consommateur ne risque-t-il pas de se montrer rétif face à ce type de profilage de plus en plus poussé ? Les professionnels pensent (espèrent ?) que non. Pour Dan Mitchell de SAS :

Une fois la confiance établie avec une marque, le consommateur comprend l’intérêt de livrer ses données : cela permet des sollicitations commerciales plus pertinentes, ce qui rend son shopping plus efficace.

5. Le commerce conversationnel

De toute façon, les marchands qui auront résisté au tsunami numérique en construisant ce que Jérôme Gayet appelle des « love brands » n’ignoreront presque plus rien de nous. Car ils nous auront engagés dans un « commerce conversationnel ».

Les marques, qui surfent sur l’irrésistible montée des achats par smartphone, se sont presque déjà toutes dotées de robots de dialogue par texte ou « chatbots « , motorisés par l’intelligence artificielle. Mais avec les valets digitaux de type Amazon Echo ou Google Home, la conversation passera du texte… à la voix.

Pour Mark Taylor, responsable monde de l’entité Expérience client digitale du groupe de conseil Capgemini Consulting,

Les assistants vocaux vont complètement redéfinir la manière dont les gens et les marques interagissent : ils pourraient devenir le principal mode d’interaction client d’ici trois ans !Parce que « la communication par la voix est profondément ancrée dans notre vie quotidienne, et que ces terminaux proposent une richesse et une simplicité d’usage inédites« , leur rythme d’adoption est trois fois plus rapide que celle du téléphone mobile, explique Mark Taylor.

D’où l’importance vitale pour les enseignes de construire une relation client extrêmement forte. Sinon, elles risquent de se faire « désintermédier » par les Google, Amazon et autres Facebook (qui lancera, lui aussi, son assistant vocal au printemps).

Le président de la Levi’s Brand, qui a bien réussi la résurrection de la mythique marque de jeans née en 1853, résume ainsi sa recette :

Il faut s’adresser à la fois au cœur et à l’esprit du consommateur. Fournir tout ce à quoi le client s’attend… tout en le surprenant avec de l’inattendu.

Source : Nouvel Obs

Amazon joue la carte des supérettes sans caisses pour grandir dans l’alimentaire

On le savait tous #amazongo est dans la place avec l’ouverture cette semaine de son premier magasin sans caisse dans l’alimentaire jusqu’ici chasse gardée des GMS. Le symbole a encore plus de portée quand met en face l’annonce faite par CARREFOUR ce matin de la suppression de 2400 emplois. Passer de la place de 2ème groupe mondial à la 6ème en 2017 malgré une prise de conscience de la nécessaire transformation vers l’omnicanal (rachat de RUE DU COMMERCE), les actes n’ont pas pas suivi et c’est un peu le mal du #frenchretail et en particulier des GMS : le temps de réaction. La capacité de pivot des GMS est pourtant une des caractéristiques principales du secteur mais le digital est l’exception qui confirme la règle et ce n’est pas fini. Le modèle de l’hyper de 20 000M2 a vécu, sans transformation pour coller aux nouvelles attentes des clients, certains magasins vont fermer c’est une évidence… CARREFOUR réagit et va se battre, Alexandre BOMPARD est le « right man » pour mener cette transformation, l’investissement effectué dans SHOWROOMPRIVE ces dernières semaines montre que la vraie révolution omnicanale est lancée … À suivre…

Le géant américain du e-commerce a ouvert lundi au public son premier supermarché Amazon Go à Seattle, dans l’Etat de Washington.

Un magasin sans caisses, des articles qui n’ont plus besoin d’être scannés et un paiement automatique. Lundi 22 janvier, Amazon a ouvert au public son premier concept de supermarché du futur dans son fief de Seattle (Etat de Washington).

Ce projet symbolise les ambitions du e-marchand américain dans le commerce physique, porte d’entrée vers le gigantesque marché des produits alimentaires, estimé à 700 milliards de dollars (570 milliards d’euros) par an rien qu’aux Etats-Unis, mais qui lui échappe encore.

Baptisée Amazon Go, cette supérette s’étend sur environ 170 mètres carrés. Ses rayons sont garnis de salades, de sandwiches, de kits repas à cuisiner à domicile, de snacks, de boissons, mais aussi de quelques produits non alimentaires, comme des pansements et des piles. En entrant, les clients doivent scanner un code-barres affiché sur leur smartphone. Ils n’ont plus alors qu’à déposer des articles dans leur sac de courses. En sortant, leur compte bancaire est automatiquement débité.

Caméras, capteurs de poids et algorithme

Pour fonctionner, le système repose sur des dizaines de caméras et des capteurs de poids. Grâce à un algorithme informatique, dopé à l’intelligence artificielle, il peut identifier les clients et savoir lorsqu’ils s’emparent d’un produit, le déposent dans leur sac ou le reposent en rayon. La technologie a été testée pendant plus d’un an, lors d’une phase réservée aux employés d’Amazon. La société a pris son temps, repoussant l’ouverture au public de plusieurs mois. Elle assure désormais que le nombre d’erreur est limité.

La technologie utilisée dans cette supérette sans caisse a été testée pendant plus d’un an, lors d’une phase réservée aux employés d’Amazon.

 

Ce n’est pas la première fois que le groupe fondé par Jeff Bezos ouvre des magasins physiques. Il dispose de plusieurs points de vente dans de grands centres commerciaux aux Etats-Unis pour mettre en avant ses produits électroniques, comme l’assistant vocal Echo. Depuis 2015, il a par ailleurs ouvert plusieurs librairies. En 2017, il a aussi racheté la chaîne de supermarchés Whole Foods, qui compte 450 points de vente sur le sol américain. Et il teste des drives pour permettre à ses clients de récupérer les achats effectués en ligne.

Avance technologique et réduction des coûts

« L’alimentaire constitue le plus important segment du commerce de détail, avec une fréquence d’achats élevée, souligne Michelle Grant, analyste chez Euromonitor. C’est pour cette raison qu’Amazon s’y intéresse depuis longtemps et qu’il se doit d’y être dominant. »

Problème : selon les estimations du cabinet Kantar, Internet n’a représenté que 1,5 % des achats alimentaires en 2017. Malgré d’importants investissements, les initiatives d’Amazon, comme le service de livraison Fresh, s’adressent à un petit nombre de consommateurs. Sa part de marché reste donc minime, très loin derrière celle de Walmart.

La façade du magasin Amazon Go de Seattle, le 5 décembre 2016.

 

Face à des rivaux déjà bien installés, la société mise sur son avance technologique. Si Amazon Go constitue aujourd’hui son innovation la plus visible, elle pourrait également utiliser son expertise pour améliorer la chaîne logistique, une importante source de coûts. « Amazon est réputé pour répercuter les gains liés à son échelle et à son efficacité en économies pour les consommateurs », rappelle Michelle Grant. L’entreprise a d’ailleurs déjà baissé les prix chez Whole Foods.

 Source : Le Monde

Walmart expanding ‘Scan & Go’ mobile checkout to 100 more stores this month

WALMART sur le chemin de sa digitalisation omnicanale universelle essaye de répondre aux attentes des millenials en apportant une solution #mobilefirst. Pour cette génération qu’il faut impérativement attirer et retenir dans les points de vente physique, la file d’attente en caisse est LE point de friction principal en magasin. C’est d’ailleurs le chemin que suit Monoprix et son boss Regis Schultz avec l’appli Monop’easy lancée en test au mois de Novembre. Certains « opérationnels » en magasin vont objecter sur le danger que représente la solution en terme de démarque inconnue (car c’est une solution de scan-achat intégrant le paiement mais sans aucun contrôle aléatoire du panier). C’est une objection légitime, mais là aussi, c’est un arbitrage qu’il va falloir faire au profit du client en faisant évoluer les mentalités « instore »… Car il est vrai que pour un millenial ce problème ne se pose jamais lors de ses achats en ligne… C’est Regis Schultz qui affirmait lors d’une récente conférence à Dauphine qu’il était prêt à prendre ce risque… 

Dive Brief:

  • Walmart is expanding its Mobile Express Scan & Go app to 100 additional stores this month, the retailer announced in a blog post. With the app, customers can skip the register and instead scan and bag items and pay for them directly using a mobile phone.
  • The expansion brings the test program, which has also rolled out across Sam’s Club stores, to 125 Walmart stores in 33 states. The app is available for Android and iOS devices. Additional handheld devices will be available at Scan & Go kiosks at some Walmart locations so customers can try the service before downloading onto their phones.
  • Walmart isn’t the only retailer streamlining the checkout process. Kroger is rolling out its own Scan, Bag and Go program to 400 locations this year, and Amazon has had similar plans in the works for years, Business Insider noted.

Dive Insight:

« We love waiting in long checkout lines, » said nobody ever. Walmart is listening. With the expansion of its Mobile Express Scan & Go app, the retailer is making it easier for consumers to make their purchases and leave. This is important at a time when grocery shopping is steadily moving online, where a few clicks are all it takes to complete a transaction.

Even as customers may appreciate the time savings, Walmart is fully aware that it’s not the only retailer rolling out this technology. Kroger is also rolling out its « Scan, Bag and Go » service to around 15% of its stores this year, and Amazon is working on technology for a cashier-free store in Seattle (though the public opening has been long delayed). Other retailers, like Hy-Vee and Aldi are also looking at processes that can decrease time at the checkout line.

This is Walmart’s second go-round with Scan & Go. The retailer introduced it in 2014, but customers had difficulty understanding how to use the app, and Walmart pulled the plug. But with the successful roll out of the mobile checkout at all Sam’s Club stores last year, Walmart feels ready to try again.

Consumers seem to love everything mobile, and 77% of Americans have a smartphone. This includes 75% of adults 50-64 years old and 42% of adults 65 and older. In addition, Pew Research says that lower income Americans and adults 50 and older are increasing ownership of mobile phones, so much of Walmart’s customer base seems to be comfortable with mobile technology.

But mobile shopping has a few hiccups of its own. Shopping cart abandonment is greater through mobile apps than on desktops. One study indicated that only 27% of purchases initiated from mobile devices were finalized. However, since customers will already be brick and mortar stores as they shop, this problem may be mitigated as customers put merchandise into an actual shopping cart. Research also indicates that abandonment decreases when shoppers enjoy the purchasing experience — an incentive for Walmart to keep improving its app.

Shrink is another factor for Walmart to consider, as more customers self-checkout. A study cited in the New York Times found using self-service lanes and smartphones for purchases created a loss of almost 4%, which is more than twice the average. Although Walmart customers will show their digital receipts to an associate upon leaving the store, it will be nearly impossible to compare a receipt with a cart full of purchases quickly, and not create the slowdown the technology was intended to eliminate.

Source : Food dive

IA, vision par ordinateur, VR… les retailers phosphorent au NRF 2018

Paroles de Boss du #retail sur la NRF 2018 :

  • « La NRF permet de détecter les tendances et ce vers quoi nous allons (Regis Schultz, Président de MONOPRIX)
  • « Nous vendons toujours les même jeans mais nous devons les vendre de manière toujours plus sophistiquée (rfid, algorithmes, applis mobiles) » (J.CURLEIGH Pdt de LEVI’S)
  • « Nos consommateurs souhaitent combiner expérience en ligne avec celle du magasin. Les 2 doivent converger » (D.McMILLON Pdt de WALMART)  

Le plus grand salon au monde dédié au commerce se tient en ce moment à New York. Le JDN sillonne ses allées à l’affût des débats et des dernières solutions.

Sous le signe de l’intelligence artificielle, le NRF Retail’s Big Show 2018 a commencé dimanche. Cette convention annuelle organisée par la National Retail Federation (NRF) est le plus grand salon consacré aux nouvelles technologies dans la grande distribution. Plus de 35 000 personnes y sont attendues pendant trois jours. L’événement se tient à New York, au Jacob K.Javits Convention Center de Manhattan juste devant l’Hudson river. Malgré un froid glacial, le cadre est idyllique pour les 600 exposants et 18 000 retailers présents venus de 95 pays.

« Le retail n’est pas mort, il évolue avec l’e-commerce. Tant de choses changent dans notre secteur et ce salon en est un révélateur« , lance Jack Kleinhenz, chief economist de la NRF en guise d’ouverture. Quelles sont les innovations les plus marquantes pour cette 107e édition ?

 

« Cette année, c’est clairement le traitement des données par l’intelligence artificielle (IA) qui domine. Dans la mode, cette dernière permet des recommandations très poussées : jusqu’aux vêtements à conseiller aux clients en complément d’un achat et en fonction de son style par exemple avec Findmine. Ces solutions sont très faciles à mettre en place pour les retailers », assure Pano Anthos, directeur général de l’accélérateur dédié au retail XRC Labs, en charge de présenter l’étage dédié aux technologies les plus remarquables. Dans le marketing, hologramme, projecteur sur vitre et autre réalité virtuelle (VR) veulent renouveler les affichages publicitaires en magasin. Cependant, la VR suscite encore la méfiance de certains qui la considèrent encore comme un gadget. « Est-ce que c’est pour demain ? Certainement pas. Cependant, le potentiel demeure colossal », nuance Pano Anthos.

Walmart détient aujourd’hui 10% de l’e-commerçant JD.com, concurrent d’Alibaba

La vision par ordinateur se développe également. Grâce à cette technologie d’intelligence artificielle, Focal systems propose par exemple une solution automatisée pour optimiser la gestion des stocks et éviter la rupture si coûteuse aux distributeurs. Dans le même genre, le robot Cosy se promène en rayon, scanne les étagères et détecte les manques afin d’aider les employés en magasin dans le réapprovisionnement. Des solutions inspirantes pour les professionnels. « La NRF permet de se renseigner à la source, de détecter les tendances et ce vers quoi nous allons », résume Régis Schultz, directeur général de Monoprix, présent en tant que simple visiteur.

Et quoi de mieux pour détecter ces tendances que des invités prestigieux? Pour ce NRF 2018, les conférences s’enchaînent. « Nous vendons toujours les mêmes jeans, mais nous devons les vendre de manière toujours plus sophistiquée », lance James Curleigh, président de Levi Strauss & Co, devant une salle pleine de plus de cinq mille personnes. Ce dernier évoque les algorithmes, la RFID et les applications mobiles pour développer un parcours utilisateurs simple.

Fort de ces derniers rachats de pure players, l’intervention de Walmart a été un moment important de cette première journée. « Nous devons construire un business d’e-commerce rapidement. Nous avons encore beaucoup de travail à fournir car nos consommateurs souhaitent combiner l’expérience en ligne avec celle en magasin. Les deux doivent converger », explique Doug McMillon, PDG de Walmart. Pour se faire, ce dernier affirme aussi apprendre plus de la Chine sur le numérique. Walmart détient, rappelons-le, 10% de l’e-commerçant JD.com, concurrent d’Alibaba.

D’autres conférenciers restent très attendus. Par exemple, Tommy Hilfiger, fondateur de la marque iconique, viendra parler du pouvoir de disruption mardi. Martin Barthel, responsable de la stratégie globale retail et e-commerce pour Facebook, sera également présent au NRF 2018. Les professionnels disposent de deux jours pour qu’émerge le retail de demain.

 

Source : Journal du Net

Digital retail : les dix tendances qui vont marquer 2018 !

Si chacun d’entre nous est désormais convaincu qu’il y a urgence à agir face aux révolutions actuelles du #frenchretail, les initiatives sont encore timides. Plusieurs raisons expliquent cette situation : d’abord l’inertie du secteur (certains pensent qu’ils ont encore le temps… alors qu’AMAZON avance toujours plus vite… ils réfléchissent déjà par exemple à des offres disruptives dans le secteur de l’assurance…), puis le paysage digital diffus (technologies, startup, consultants, SSII interne…etc) mais c’est surtout la capacité de pivot de ces géants qui fait défaut, un pivot vers un modèle TEST&LEARN, où il faut investir un minimum sans garantie de ROI, en faisant confiance à des « étrangers à la culture bien différente  » et sans bien saisir les ecosytèmes déployés. Pourtant, le marché change et il change très vite, les stratégies doivent impérativement intégrer plus rapidement les nouvelles technologies, le temps des déploiements à 2 ou 3 années sont révolus !!! Le futur c’est maintenant …

L’année 2017 a été particulièrement agitée pour les acteurs traditionnels du retail. Bousculés par l’appétit grandissant d’Amazon et d’Alibaba et la naissance de nouvelles marques capables de s’adresser directement aux consommateurs, les retailers classiques réagissent. Ils nouent des partenariats avec des start-up, investissent dans la technologie et la logistique et revoient leur organisation. Quelles technologies et nouvelles stratégies vont marquer, sinon bouleverser, le marché du retail en 2018 ? L’Usine Digitale s’est entretenue avec des experts du secteur et a identifié dix pistes à suivre de près.

1. L’HYPERPERSONNALISATION GRÂCE À L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Le recours aux algorithmes d’apprentissage automatique va se généraliser dans le retail. « Les algorithmes d’intelligence artificielle et notamment de deep learning vont permettre aux retailers de mieux connaître leurs clients et donc de leur proposer les offres les plus pertinentes possibles, tant au niveau du message, que du produit », estime Yannick Franc, directeur stratégie retail et e-commerce au sein du cabinet de conseil Equancy. « Un investisseurs en capital-risque américain estimait que d’ici deux à trois ans, il n’y aurait plus aucune entreprise de l’IA, comme aujourd’hui il n’existe plus d’entreprise mobile. Tout le monde intègre une couche de machine learning et de big data », commente, pour sa part, Xavier Faure, cofondateur de Spring Invest, un fonds d’investissement dédié aux innovations dans le retail.

 

2. LA RGPD COMME FORCE

Qui dit intelligence artificielle, dit traitement des données. Or, le règlement général de protection des données (RGPD) entrera en vigueur au mois de mai prochain. Selon Yannick Franc, les retailers et e-commerçants peuvent transformer cette contrainte en force. « Il existe un vrai enjeu de transparence sur la RGPD. Il faut pouvoir expliquer pourquoi, en tant que retailer, je collecte ces informations, ce que je vais en faire. Il faut prouver l’intérêt de ces données, leur donner du sens et expliquer les bénéfices pour les consommateurs », estime Yannick Franc.

 

3. L’ÉMERGENCE DU COMMERCE CONVERSATIONNEL

« Le commerce vocal sera l’un des grands enjeux pour 2018« , assure Yannick Franc. Cette tendance sera poussée par l’avènement des assistants vocaux comme Google Home et Amazon Echo (qui n’est toujours pas commercialisé en France) mais les recherches vocales effectuées sur mobile compteront également. Certaines enseignes françaises se sont déjà emparées du sujet, c’est le cas de Monoprix qui a lancé une application sur Google Home permettant aux clients de dicter leur liste de courses.

 

Selon Xavier Faure, le développement du commerce vocal pose surtout la question du contrôle de l’interface. « Celui qui contrôle l’interface, va contrôler le commerce », assure-t-il. Selon lui, ces nouvelles interfaces devraient davantage s’imposer dans les achats basiques, comme le renouvellement du dentifrice ou du liquide vaisselle par exemple. « Et à partir du moment où le client interagit avec vous, c’est vous qui contrôlez l’acte d’achat, il (le client) ne choisit plus », prédit-il.

 

4. UN CHOIX PLUS RESTREINT

D’une manière générale, on observe une réduction de l’offre de produits. Cette tendance est notamment portée par les DNVB (Digital native vertical brands)« L’augmentation du choix n’est pas forcément synonyme d’augmentation de valeur pour l’utilisateur. Cela peut aussi être une source de stress. Ce n’est pas impossible que ce mouvement amène à une sorte de dichotomie où d’un côté il y a les produits où nous avons besoin d’un certain choix et de l’autre où un bon produit au bon prix suffit. Par contre, la frontière ne sera pas au même endroit pour tous les consommateurs », avance Xavier Faure.

 

5. LES PAIEMENTS « INVISIBLES »

« C’est un sujet plus classique, mais la question du paiement est un serpent de mer. Le paiement mobile est largement développé en Chine, il n’y a pas de raison que ça ne se développe pas en France. Les personnes ne sont pas encore habituées parce qu’il n’y a pas encore beaucoup d’opportunités mais il y aura bientôt du paiement sans contact avec la RATP. Plus l’offre sera importante, plus l’utilisation va se banaliser », prédit Yannick Franc.

 

« Il y a énormément de magasins physiques qui se sont rendus compte que l’expérience de paiement était terrible dans les magasins et qu’il n’était plus possible d’exiger des clients qu’ils patientent 15 minutes pour payer. Beaucoup de start-up et de distributeurs travaillent sur ces questions aujourd’hui », témoigne Xavier Faure. C’est le cas par exemple de Monoprix avec son application Monop’Easy ou encore d’Auchan, qui collabore avec la start-up lilloise Keyneosoft sur ce sujet.

 

6. LA LIVRAISON PREMIUM

Les offres autour de la livraison devraient monter en gamme au cours des prochains mois. Cette tendance s’observe par exemple chez Zalando. En Belgique, l’e-commerçant teste la livraison là où se trouve le client : devant la sortie de l’école par exemple. Dans Paris et la petite couronne, Zalando a noué un partenariat avec la start-up Stuart pour la gestion des retours. C’est un coursier qui se déplace au domicile du client pour récupérer le colis à retourner sur un créneau établi de 15 minutes« Et lorsque les pure players innovent sur ces sujets, cela devient rapidement de nouveaux standards », commente Yannick Franc.

 

7. LA ROBOTISATION DES ENTREPÔTS

Pour faire face à l’augmentation de leur activité e-commerce et répondre aux attentes de plus en plus exigentes des consommateurs, les retailers et e-commerçants investissent dans la logistique. Pour gagner en productivité, ils sont de plus en plus nombreux à faire le choix de la robotisation. C’est le cas, par exemple, du bordelais Cdiscount qui a déployé une petite flotte de robots bluffants grâce à un partenariat avec Exotec Solutions. De son côté, le Groupe Casino (dont dépend Cdiscount) va utiliser la plate-forme logistique et les logiciels propriétaires du britannique Ocado, roi de l’automatisation dans le e-commerce alimentaire. Dans le cadre de ce rapprochement, un entrepôt de dernière génération devrait entrer en service en région parisienne d’ici deux ans. Monoprix sera la première enseigne du groupe français à s’appuyer sur ces technologies de rupture pour améliorer son activité e-commerce.

 

8. LA RÉALITÉ AUGMENTÉE ET VIRTUELLE « UTILE »

IkeaAmazon, mais aussi La RedouteDe plus en plus de retailers ont lancé des applications de réalité augmentée pour permettre aux utilisateurs de visualiser ce que donne un meuble dans leur intérieur. Grâce aux avancées technologiques apportées par Apple et Google, ces solutions deviennent à la fois pratiques d’utilisation et pertinentes. Côté réalité virtuelle, si de nombreuses initiatives dans le retail relèvent encore du simple effet Wahou, d’autres apportent une réelle valeur ajoutée. C’est le cas de l’expérience en VR mise au point par Décathlon pour permettre à ses clients d’accéder à une plus grande gamme de tentes dans un espace restreint. Ces quelques bons exemples devraient montrer la voie pour l’année à venir.

 

9. L’ART DU STORY TELLING

Le contenu est devenu un élément clé dans la stratégie des marques, qui ont désormais la capacité de s’adresser directement aux consommateurs. Toutefois ces dernières ne doivent pas se contenter de produire du contenu, mais de l’articuler autour d’une ligne éditoriale structurée. « Il faut avoir un vrai management du contenu, sinon vous pouvez avoir des messages contradictoires. Le développement de la vidéo est un vrai levier pour les marques à condition de ne pas faire n’importe quoi », juge Yannick Franc. Selon lui, ces dernières doivent établir des calendriers éditoriaux à l’image de l’organisation d’une rédaction. Et, alors que de plus en plus de distributeurs travaillent avec des agences sur la production de contenus, certains songeraient à internaliser ces ressources. « Pour que cela ait du sens, il faut que ce soit porté par le Comex afin qu’il y ait une vraie cohérence », conclut le spécialiste.

 

10. LA MULTIPLICATION DES ACQUISITIONS ET DES PARTENARIATS

L’année 2017 a été marquée par un certain nombre d’acquisitions (dont le rachat surprise de Whole Foods par Amazon). Cette convergence du physique et du online va continuer en 2018 sous la forme d’acquisitions ou de partenariats à l’image de l’alliance stratégique nouée entre Alibaba et Auchan en Chine.

 

« Les retailers classiques font des acquisitions technologiques mais il n’y a pas que ça. Lorsque Walmart achète un Bonobo ce n’est pas pour une technologie mais pour s’imprégner de sa culture. Ce type d’opération va continuer en France et en Europe car beaucoup de groupes se trouvent dans des situations inconfortables », estime Xavier Faure. Toutes ces acquisitions seront-elles vertueuses ? « Les fusions-acquisitions sont génératrices de valeur une fois sur deux, répond Xavier Faure. Chaque groupe devra s’interroger sur ses faiblesses et là où il souhaite aller ».

Source : Usine Digitale

Les concepts ayant marqué 2017

La période de fin d’année est traditionnellement le moment du ZAPPING et des rétrospectives …. Alors c’est parti ! Nous commencerons notre retro #frenchretail par les concepts #retail qui ont marqué cette année 2017 vus par l’oeil de nos amis belges Gondola !

Comparée aux précédentes années, 2017 n’a pas vu naître beaucoup de concepts de magasin en Belgique. Carrefour a certes rénové coup sur coup ses formules hyper, market et express, et Makro présenté son tout nouveau concept, mais c’est surtout à l’étranger que l’évolution se montre la plus exceptionnelle. Pensons ici au différents concepts vegan et végétarien ou encore à l’arrivée du géant américain Costco sur le sol français… On observe toutefois chez nous des tendances qui mèneront vers de nouveaux concepts dans les prochaines années. Comme le veut la tradition, la rédaction de Gondola dresse aujourd’hui la rétrospective de l’année écoulée.

 

 

Decathlon, Brantano et Ikea se tournent vers les villes (décembre 2017)

Decathlon, Ikea et Brantano, acteurs traditionnellement implantés en bordure d’axes routiers, ont tous trois annoncé leur intérêt envers les centres-villes. Qu’il s’agissent de Bruxelles, Copenhague ou Greenwich, on observe, parallèlement à une urbanisation de la population et un intérêt grandissant envers la praticité, l’e-commerce et le respect de l’environnement, un tournant vers des concepts plus accessibles et plus urbains.

 

 

Coolblue lance Coolblue XXL (Novembre 2017)

Coolblue a inauguré, à Amsterdam, un nouveau concept de magasin, Coolblue XXL. Dans ce point de vente de 1.700m2, on trouve un assortiment de plus de 1.000 produits pouvant être testés sur place (du casque audio à la machine à café), ainsi que des spécialistes présents dans chaque catégorie de produit pour guider le consommateur. Ce tout nouveau concept, « pièce maîtresse de Coolblue », sera lancé en Belgique dès l’année prochaine.

 

Lidl ouvre des points de retrait automatiques (octobre 2017)

Plus qu’un concept, c’est sur une tendance, celle de la montée de l’e-commerce, que joue Lidl avec l’intégration de points d’enlèvement automatisés dans trois de ses points de vente. Via le système de casiers Cubee (bpost), les consommateurs pourront retirer les commandes passées sur le webshop de Lidl, mais aussi sur d’autres plateformes telles que Zalando, la Fnac ou même Bol.com (Ahold Delhaize) et Carrefour. Pour attirer l’e-shopper, Lidl ajoute un très habile ressort promotionnel: chaque retrait donne accès à une réduction de 20% sur l’offre de Fruits et Légumes en magasin.

 

 

 

Visite guidée du premier Costco français

Décalé ? Surprenant ? Différent ? Peut-être. Mais aussi diablement intéressant que le pari relevé par Costco en s’implantant à Villebon-sur-Yvette, au sud de Paris, dans un magasin couvrant 13.750 m2.

 

Carrefour renouvelle l’hyper, l’express et le market

En mai, Carrefour présentait son hypermarché le plus moderne de Flandre à Zemst. La surface du magasin a été augmentée de 2.000m2, offrant désormais un espace de 8.500m2 au client. Quant à la partie déjà existante, elle a été complètement remodelée selon le nouveau concept. L’objectif? Proposer aux clients une expérience d’achat inédite, entièrement centrée sur leurs besoins. Si le point de vente de Zemst reprend les grandes lignes de ses prédécesseurs de Mons et de Coxyde, comme une part belle au digital ou encore un agencement de type shop in the shop, il développe ses propres particularités liées aux attentes des consommateurs de la région. Dans ce point de vente, 200 collaborateurs sont là pour guider le client.

 

 

Plus tôt dans l’année, Carrefour présentait aussi sa nouvelle génération de market. Le Carrefour Market Molière (Ixelles) avait ainsi été totalement transformé afin d’offrir aux clients un décor agréable, plus d’espace, de nouveaux services et un choix encore plus large de produits frais, principalement d’origine belge, de produits locaux, un véritable îlot ‘bio et forme’ ainsi qu’une sélection de produits premium dans toutes les grandes familles de produits.  Tour du propriétaire…

 

 

Avant cela encore, c’est sa formule express que faisait évoluer Carrefour. Son concept varie selon l’implantation du magasin. Ainsi, l’Express Prince d’Orange a par exemple accueillis un espace de détente, une bibliothèque d’échange de livres, une conciergerie automatisée ou encore un kiosque à journaux.

 

 

The Barn veut démocratiser l’achat bio (mai 2017)

Les concepts de magasin bio sont de plus en plus nombreux. Nous en visitions un en mai dernier à Etterbeek. The Barn a pour ambition de démocratiser l’achat bio et de mettre en valeur le travail des producteurs locaux. Pour éviter aux consommateurs de trop longues minutes perdues à faire leur choix entre tel ou tel autre produit, vous ne trouverez ici qu’une seule référence, « la meilleure ».

 

 

Jumbo lance Foodmarkt City (mai 2017)

Jumbo surprenait les observateurs voici quatre ans en ouvrant son premier Food Market à Breda. Dans ce magasin, le retailer traversait les frontières entre le secteur des supermarchés et celui de l’horeca. Les clients découvraient alors un concept où ils pouvaient non seulement réaliser leurs achats quotidiens, mais aussi déguster sur place des repas faits maison. Ce concept, couronné de succès, a ensuite été étendu à d’autres villes. Tant et si bien qu’aujourd’hui, Jumbo présente une version urbaine de ce Food Market : Foodmarkt City by Jumbo. Le premier point de vente a ouvert ses portes à Groningen. Le concept? Un point de vente où vous pourrez réaliser vos achats, mais où les repas frais du jour et faits maison jouent un rôle essentiel. Pour rappel, dans une interview que nous a accordé Ton Van Veen, CFO de Jumbo, celui-ci déclarait songer à prendre pied sur le marché belge.

 

 

Des supermarchés vegan

Mais le bio n’est pas la seule tendance à avoir émergé ces dernières années. Le nombre de végétariens et de vegan ne cesse d’augmenter. Tant et si bien qu’en Europe, plusieurs concepts végétarien et vegan ont vu le jour. C’est le cas que Karma, le concept veggie et vegan de Coop Suisse et de Naturalia Vegan, le concept 100% vegan de Monoprix en France.

 

Karma:

 

Naturalia Vegan:

 

Makro dévoile son nouveau concept (mars 2017)

Dans le cadre de son nouveau concept de magasin actuellement déployé, Makro a décidé de se spécialiser dans trois domaines : « good food », « party » et « home ». Pour l’électronique, qui fait toujours partie de l’offre, Makro fait appel aux spécialistes de Media Markt.

 

Redécouvrez le concept en images

 

 

MediaMarkt dévoile son « magasin du futur » (avril 2017)

MediaMarkt a dévoilé, à Wilrijk, son magasin du futur. Un point de vente pilote qui vise à développer l’expérience client, à faire part belle à l’innovation et à offrir un service de shopping en ligne et hors ligne. Au programme? Des robots, des jeux de réalité virtuelle, des démonstrations culinaires ou encore un coiffeur styliste.

Tour du propriétaire…

 

 

 

 

Source : Gondola