Déconfinement: les Français se précipitent sur les rayons des boissons alcoolisées

Juste un petit clin d’oeil sur nos habitudes de consommation dans ce moment hors du temps que nous sommes en train de vivre ! Et on constate que les français ne font rien comme les autres. Alors que la consommation d’ALCOOL a fortement augmenté partout en EUROPE pendant le confinement, elle a plutôt diminuée dans la FRANCE confinée (- 4%). Mais le français a des ressources et dès que le déconfinement a été sifflé, il a célébré… et les alcools étaient alors de nouveau de retour dans les caddies (champagne (+74%) et bière en tête).

Selon Nielsen, la première semaine de déconfinement a été marquée par une forte hausse des dépenses alimentaires (+9%), notamment le retour à la croissance des ventes d’alcool. Surgelés, proximité et e-commerce restent plébiscités par les consommateurs. Voici l’analyse de Nielsen de la semaine du 11 au 17 mai 2020.

Les foyers français ont fréquenté massivement les magasins cette semaine, notamment pour leurs courses alimentaires : 9% de ventes en plus dans la grande distribution, par rapport à la même semaine l’an passé. Comme ces dernières semaines, les produits surgelés salés , l’épicerie salée, le rayon frais… sont en très forte hausse. Ils bénéficient toujours d’un report massif des circuits hors-foyer (restaurants, cantines…) vers la consommation à domicile”, explique Nielsen dans un communiqué publié vendredi 22 mai 2020.Les tendances de la vie en confinement restent donc largement visibles, avec notamment les ingrédients de cuisine (épaississeurs pour sauces à +137%) ou de pâtisserie (produits pour pâtisserie +75%, farines +35%…). Tant que le télétravail restera largement répandu, que de nombreux enfants seront toujours à la maison, que les restaurants seront fermés… ces tendances resteront marquées. La fin du déconfinement signifie aussi apéritifs et repas avec famille et amis, et donc des achats supplémentaires : revoir ses proches était très clairement la priorité des Français pour l’après-11 mai

UNE NOUVEAUTÉ : LE RETOUR MASSIF DES VENTES D’ALCOOL
La comparaison des tendances avant/après le confinement est révélatrice. On y voit un maintien de la hiérarchie des tendances : les surgelés restent les mieux orientés après comme pendant le confinement, l’hygiène-beauté et les boissons sans alcool restent les moins bien orientés. Une exception est néanmoins très visible, et de manière flagrante : les boissons alcoolisées.

vin_blanc

Contrairement à d’autres pays où le passage des foyers en confinement et la fermetures des bars, pubs et restaurants a entraîné de fortes hausses des ventes d’alcools, ces dernières sont restées en France plutôt moroses avec un repli de 4% dans l’ensemble. Mais la première semaine de déconfinement marque une nette rupture : les ventes d’alcool ont augmenté de 23% par rapport à la même semaine l’an dernier. Déjà le samedi 9 mai avait révélé une mobilisation certaine des Français pour préparer la fin du déconfinement 2 jours plus tard.

Plébiscités le 9 mai, les vins pétillants, champagne en tête, confirment ces résultats la semaine suivante avec une croissance retrouvée… après des semaines de fort recul. Très clairement, cette première semaine a été l’occasion pour les Français de célébrer ! Le vin retrouve des couleurs, notamment les rouges et blancs qui étaient en repli ces pernières semaines. Les spiritueux voient leur tendance nettement s’améliorer, même les gins et rhums qui étaient restés en progression pendant le confinement, accélèrent
lors de cette dernière semaine.

LIEUX D’ACHAT : CONFIRMATION DES TENDANCES DU CONFINEMENT
Côté circuits, la hiérarchie des performances observée pendant le confinement se maintient sur cette dernière semaine : e-commerce et proximité progressent toujours très fortement.

 

Source : LSA – YVES PUGET

Monoprix supprime les catalogues papiers

Ça y est ! Monoprix a osé ! On se demandait depuis des années qui aurait le courage de se passer des catalogues papier… et comme souvent ces derniers temps c’est la team de @Regis Schultz qui l’a fait ! Je me souviens de ces discussions recourantes et encore très récentes @Emmanuel Guegan avec de nombreux patrons de la GD autour des catalogues (et de leur sempiternelles distributions en boites aux lettres sur la zone de chalandise) qui se concluaient toujours par “on ne sait exactement ce que cela génère mais on se rend compte que les semaines sans catalogue on fait moins de chiffre…”. Le statu quo était donc la stratégie de rigueur, mais la conjonction de l’arrivée de nouvelles populations de shoppers ( Millenials…), de nouveaux usages (clik&collect, drive…) et de nouveaux outils digitaux et mobiles permet aujourd’hui de prendre ce “risque” bon pour la planète” sachant que le positionnement ultra urbain de @monoprix le lui permet plus facilement que certaines grosses unités positionnées loin des centres villes… serie en cours !

Monoprix repense ses outils de communication client en supprimant la distribution de ses catalogues papiers et en intégrant, dans sa réflexion, plusieurs paramètres : les besoins des urbains, la montée du digital et les enjeux et impacts environnementaux.

En supprimant environ 30 millions d’unités, correspondant à 2400 tonnes de papier, l’enseigne souhaite faire évoluer sa communication client en faisant appel à des outils plus respectueux de l’environnement. Selon Monoprix (citant Human & Green Consultants pour Bonial), l’impact écologique digital est 14 fois inférieur à celui du papier.

Source : Points de vente