Les apps sont mortes … vive les Apps !! Le raz de marée des téléchargements n’épargne aucun pays !

Depuis quelques mois, l’annonce de la mort des Apps revient de manière récurrente dans les posts … Offensive orchestrée par Google qui voit son audience web fondre sur mobile et qui essaye avec ses progressive web app (PWA) de raccrocher le wagon des APPS qui fait la richesse d’APPLE? On peut se poser la question! Car quand on y regarde de plus près, le marché ne s’est jamais aussi bien porté et sa porosité s’étend aujourd’hui au Apps BtoB. A la lecture des chiffres d’APPANNIE ci-dessous on se rend compte que c’est aussi un phénomène qui n’épargne aucun pays … et que la France avec ses 90 APPS installées par utilisateur caracole dans le peloton de tête des pays APPSADDICTS.

La société de données dédiée aux applications mobiles App Annie publie sa rétrospective de l’année 2017. Ses chiffres témoignent d’un véritable raz-de-marée qui n’épargne aucun secteur ni aucun pays.

Pour la 8e année consécutive, App Annie publie son panorama mondial des applications mobiles. La société de données et de logiciels de données qui construit ses estimations à partir du big data s’est intéressée aux grandes tendances macro de l’app economy, et compilée les chiffres qui témoignent de la maturité du marché mondial des apps.

La France ne fait pas exception : avec une moyenne de 90 applications installées sur les téléphones (dont moins de la moitié sont utilisées), l’Hexagone se place dans la moyenne haute des pays du panorama d’App Annie. Le ratio d’utilisation y est équivalent aux autres, mais les Français ont installé en moyenne plus d’apps que leurs homologues (seuls la Chine, le Japon et l’Allemagne font mieux). Les utilisateurs français sont cependant les moins accros à leurs applications, avec moins de deux heures par utilisateur et par jour, pour une moyenne mondiale à 3 heures et un pic à plus de 4 en Chine.

app mobile

Parmi les applications qui caracolent en tête des classements mondiaux, que ce soit en téléchargements, utilisateurs actifs ou dépenses de consommation, aucune application française. Même en France, les applis tricolores n’ont pas tellement la côte : seul Le Bon Coin se place en queue du top 10 des applications en termes d’utilisateurs actifs. En revanche, les entreprises françaises assurent des performances honorables dans le divertissement. Ainsi dans le secteur du gaming, où, avec Ubisoft et Voodoo en tête, puis Vivendi en 5e position, elles tirent l’Hexagone vers le haut.

Le divertissement et le voyage bousculés par l’app economy

Dans les médias, les chaînes de télévision traditionnelles sont sérieusement concurrencées par les spécialistes en ligne, avec la domination sans surprise et quasiment sans partage des américains YouTube et Netflix. Juste derrière eux, on retrouve les services domestiques de vidéo : MyCanal, TV d’Orange, SFR TV. Si elle n’égale pas celle de la Chine (+900%) portée par les spectateurs qui envoient directement de l’argent aux streamers, la croissance du chiffre d’affaires app store pour les apps de divertissement en France reste conséquente (+349%).

application mobile

Autre secteur, autre bouleversement : celui du voyage. En France, les applis de ce secteur ont connu une explosion (+70%) de leur nombre de sessions par rapport à 2015. Agences de voyage en ligne et méta-recherche (TripAdvisor, Kayak, Voyage SNCF), de distribution directe (les compagnies aériennes) ou marketplaces peer-to-peer (AirBnb, Uber…)… toutes ont su tirer avantage de l’opportunité qu’offrent les applications de reconstruire des relations directes avec les clients, en établissant un contact tout au long de leur voyage.

“La croissance rapide de l’utilisation d’apps de voyage est un signe précurseur de changements plus vastes dans le secteur“

Bertrand Salord, directeur Marketing EMEA chez App Annie

Avec un chiffre d’affaires mondial de près de 45 milliards de dollars en 2017, le marché du covoiturage reste, de son côté, hautement lucratif… mais aussi extrêmement compétitif. À l’échelle mondiale, le marché reste fragmenté et sous le coup d’une féroce bataille de tarifs pour acquérir et conserver les chauffeurs comme les clients. En France, ce sont Uber et BlablaCar qui dominent – BlablaCar qui se place également dans le top 2 en Espagne et en Allemagne.

Si, sur les marchés émergents, le boom des apps fintechs est flagrant (jusqu’à +200% en Indonésie et au Brésil), en France, il se limite à 50% en deux ans. Mais les choses ne devraient pas tarder à changer avec l’entrée en application le 13 janvier dernier de la directive européenne DSP2 : celle-ci ouvre les portes aux fintechs et oblige les banques à partager les données des clients avec les autres outils. “En France ça démarre fort et plus globalement il y a un réel intérêt pour les fintechs européennes avec notamment l’essor des neobanques. On n’est pas si loin de la Chine où tout peut se faire avec son téléphone” analyse Bertrand Salord, directeur Marketing EMEA chez App Annie, avant de conclure “L’app economy est un secteur en pleine croissance, porté par un écosystème mature qui concurrence sérieusement les acteurs traditionnels. Et cet essor ne risque pas de se tarir de si tôt, eu égards aux chiffres de ventes de mobiles et de développement d’applications“.

Source : Maddyness

Digital retail : les dix tendances qui vont marquer 2018 !

Si chacun d’entre nous est désormais convaincu qu’il y a urgence à agir face aux révolutions actuelles du #frenchretail, les initiatives sont encore timides. Plusieurs raisons expliquent cette situation : d’abord l’inertie du secteur (certains pensent qu’ils ont encore le temps… alors qu’AMAZON avance toujours plus vite… ils réfléchissent déjà par exemple à des offres disruptives dans le secteur de l’assurance…), puis le paysage digital diffus (technologies, startup, consultants, SSII interne…etc) mais c’est surtout la capacité de pivot de ces géants qui fait défaut, un pivot vers un modèle TEST&LEARN, où il faut investir un minimum sans garantie de ROI, en faisant confiance à des « étrangers à la culture bien différente  » et sans bien saisir les ecosytèmes déployés. Pourtant, le marché change et il change très vite, les stratégies doivent impérativement intégrer plus rapidement les nouvelles technologies, le temps des déploiements à 2 ou 3 années sont révolus !!! Le futur c’est maintenant …

L’année 2017 a été particulièrement agitée pour les acteurs traditionnels du retail. Bousculés par l’appétit grandissant d’Amazon et d’Alibaba et la naissance de nouvelles marques capables de s’adresser directement aux consommateurs, les retailers classiques réagissent. Ils nouent des partenariats avec des start-up, investissent dans la technologie et la logistique et revoient leur organisation. Quelles technologies et nouvelles stratégies vont marquer, sinon bouleverser, le marché du retail en 2018 ? L’Usine Digitale s’est entretenue avec des experts du secteur et a identifié dix pistes à suivre de près.

1. L’HYPERPERSONNALISATION GRÂCE À L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Le recours aux algorithmes d’apprentissage automatique va se généraliser dans le retail. « Les algorithmes d’intelligence artificielle et notamment de deep learning vont permettre aux retailers de mieux connaître leurs clients et donc de leur proposer les offres les plus pertinentes possibles, tant au niveau du message, que du produit », estime Yannick Franc, directeur stratégie retail et e-commerce au sein du cabinet de conseil Equancy. « Un investisseurs en capital-risque américain estimait que d’ici deux à trois ans, il n’y aurait plus aucune entreprise de l’IA, comme aujourd’hui il n’existe plus d’entreprise mobile. Tout le monde intègre une couche de machine learning et de big data », commente, pour sa part, Xavier Faure, cofondateur de Spring Invest, un fonds d’investissement dédié aux innovations dans le retail.

 

2. LA RGPD COMME FORCE

Qui dit intelligence artificielle, dit traitement des données. Or, le règlement général de protection des données (RGPD) entrera en vigueur au mois de mai prochain. Selon Yannick Franc, les retailers et e-commerçants peuvent transformer cette contrainte en force. « Il existe un vrai enjeu de transparence sur la RGPD. Il faut pouvoir expliquer pourquoi, en tant que retailer, je collecte ces informations, ce que je vais en faire. Il faut prouver l’intérêt de ces données, leur donner du sens et expliquer les bénéfices pour les consommateurs », estime Yannick Franc.

 

3. L’ÉMERGENCE DU COMMERCE CONVERSATIONNEL

« Le commerce vocal sera l’un des grands enjeux pour 2018« , assure Yannick Franc. Cette tendance sera poussée par l’avènement des assistants vocaux comme Google Home et Amazon Echo (qui n’est toujours pas commercialisé en France) mais les recherches vocales effectuées sur mobile compteront également. Certaines enseignes françaises se sont déjà emparées du sujet, c’est le cas de Monoprix qui a lancé une application sur Google Home permettant aux clients de dicter leur liste de courses.

 

Selon Xavier Faure, le développement du commerce vocal pose surtout la question du contrôle de l’interface. « Celui qui contrôle l’interface, va contrôler le commerce », assure-t-il. Selon lui, ces nouvelles interfaces devraient davantage s’imposer dans les achats basiques, comme le renouvellement du dentifrice ou du liquide vaisselle par exemple. « Et à partir du moment où le client interagit avec vous, c’est vous qui contrôlez l’acte d’achat, il (le client) ne choisit plus », prédit-il.

 

4. UN CHOIX PLUS RESTREINT

D’une manière générale, on observe une réduction de l’offre de produits. Cette tendance est notamment portée par les DNVB (Digital native vertical brands)« L’augmentation du choix n’est pas forcément synonyme d’augmentation de valeur pour l’utilisateur. Cela peut aussi être une source de stress. Ce n’est pas impossible que ce mouvement amène à une sorte de dichotomie où d’un côté il y a les produits où nous avons besoin d’un certain choix et de l’autre où un bon produit au bon prix suffit. Par contre, la frontière ne sera pas au même endroit pour tous les consommateurs », avance Xavier Faure.

 

5. LES PAIEMENTS « INVISIBLES »

« C’est un sujet plus classique, mais la question du paiement est un serpent de mer. Le paiement mobile est largement développé en Chine, il n’y a pas de raison que ça ne se développe pas en France. Les personnes ne sont pas encore habituées parce qu’il n’y a pas encore beaucoup d’opportunités mais il y aura bientôt du paiement sans contact avec la RATP. Plus l’offre sera importante, plus l’utilisation va se banaliser », prédit Yannick Franc.

 

« Il y a énormément de magasins physiques qui se sont rendus compte que l’expérience de paiement était terrible dans les magasins et qu’il n’était plus possible d’exiger des clients qu’ils patientent 15 minutes pour payer. Beaucoup de start-up et de distributeurs travaillent sur ces questions aujourd’hui », témoigne Xavier Faure. C’est le cas par exemple de Monoprix avec son application Monop’Easy ou encore d’Auchan, qui collabore avec la start-up lilloise Keyneosoft sur ce sujet.

 

6. LA LIVRAISON PREMIUM

Les offres autour de la livraison devraient monter en gamme au cours des prochains mois. Cette tendance s’observe par exemple chez Zalando. En Belgique, l’e-commerçant teste la livraison là où se trouve le client : devant la sortie de l’école par exemple. Dans Paris et la petite couronne, Zalando a noué un partenariat avec la start-up Stuart pour la gestion des retours. C’est un coursier qui se déplace au domicile du client pour récupérer le colis à retourner sur un créneau établi de 15 minutes« Et lorsque les pure players innovent sur ces sujets, cela devient rapidement de nouveaux standards », commente Yannick Franc.

 

7. LA ROBOTISATION DES ENTREPÔTS

Pour faire face à l’augmentation de leur activité e-commerce et répondre aux attentes de plus en plus exigentes des consommateurs, les retailers et e-commerçants investissent dans la logistique. Pour gagner en productivité, ils sont de plus en plus nombreux à faire le choix de la robotisation. C’est le cas, par exemple, du bordelais Cdiscount qui a déployé une petite flotte de robots bluffants grâce à un partenariat avec Exotec Solutions. De son côté, le Groupe Casino (dont dépend Cdiscount) va utiliser la plate-forme logistique et les logiciels propriétaires du britannique Ocado, roi de l’automatisation dans le e-commerce alimentaire. Dans le cadre de ce rapprochement, un entrepôt de dernière génération devrait entrer en service en région parisienne d’ici deux ans. Monoprix sera la première enseigne du groupe français à s’appuyer sur ces technologies de rupture pour améliorer son activité e-commerce.

 

8. LA RÉALITÉ AUGMENTÉE ET VIRTUELLE « UTILE »

IkeaAmazon, mais aussi La RedouteDe plus en plus de retailers ont lancé des applications de réalité augmentée pour permettre aux utilisateurs de visualiser ce que donne un meuble dans leur intérieur. Grâce aux avancées technologiques apportées par Apple et Google, ces solutions deviennent à la fois pratiques d’utilisation et pertinentes. Côté réalité virtuelle, si de nombreuses initiatives dans le retail relèvent encore du simple effet Wahou, d’autres apportent une réelle valeur ajoutée. C’est le cas de l’expérience en VR mise au point par Décathlon pour permettre à ses clients d’accéder à une plus grande gamme de tentes dans un espace restreint. Ces quelques bons exemples devraient montrer la voie pour l’année à venir.

 

9. L’ART DU STORY TELLING

Le contenu est devenu un élément clé dans la stratégie des marques, qui ont désormais la capacité de s’adresser directement aux consommateurs. Toutefois ces dernières ne doivent pas se contenter de produire du contenu, mais de l’articuler autour d’une ligne éditoriale structurée. « Il faut avoir un vrai management du contenu, sinon vous pouvez avoir des messages contradictoires. Le développement de la vidéo est un vrai levier pour les marques à condition de ne pas faire n’importe quoi », juge Yannick Franc. Selon lui, ces dernières doivent établir des calendriers éditoriaux à l’image de l’organisation d’une rédaction. Et, alors que de plus en plus de distributeurs travaillent avec des agences sur la production de contenus, certains songeraient à internaliser ces ressources. « Pour que cela ait du sens, il faut que ce soit porté par le Comex afin qu’il y ait une vraie cohérence », conclut le spécialiste.

 

10. LA MULTIPLICATION DES ACQUISITIONS ET DES PARTENARIATS

L’année 2017 a été marquée par un certain nombre d’acquisitions (dont le rachat surprise de Whole Foods par Amazon). Cette convergence du physique et du online va continuer en 2018 sous la forme d’acquisitions ou de partenariats à l’image de l’alliance stratégique nouée entre Alibaba et Auchan en Chine.

 

« Les retailers classiques font des acquisitions technologiques mais il n’y a pas que ça. Lorsque Walmart achète un Bonobo ce n’est pas pour une technologie mais pour s’imprégner de sa culture. Ce type d’opération va continuer en France et en Europe car beaucoup de groupes se trouvent dans des situations inconfortables », estime Xavier Faure. Toutes ces acquisitions seront-elles vertueuses ? « Les fusions-acquisitions sont génératrices de valeur une fois sur deux, répond Xavier Faure. Chaque groupe devra s’interroger sur ses faiblesses et là où il souhaite aller ».

Source : Usine Digitale

Les concepts ayant marqué 2017

La période de fin d’année est traditionnellement le moment du ZAPPING et des rétrospectives …. Alors c’est parti ! Nous commencerons notre retro #frenchretail par les concepts #retail qui ont marqué cette année 2017 vus par