Facebook vient de lancer discrètement son magazine papier à destination des chefs d’entreprise

Décidément ce nouveau monde toujours plus digital qui est le nôtre est étonnant et doit dérouter plus d’un analyste. La dernière initiative de FACEBOOK : lancer un magazine papier (non, ce n’est pas une nouvelle du GORAFI..) en fait partie. Piloté par une personnalité people de Londres, ce trimestriel à destination des entreprises (annonceurs) a été lancé le 18 juin et s’appelle GROW. Il propose « du contenu sur le leadership intellectuel » (si, si c’est sérieux je cite le marketing de facebook !) et n’a pas d’encarts publicitaires (pour le moment…). Après l’arrivée d’AMAZON dans le commerce physique, la culture de l’OMNICANAL touche aussi les RS … À suivre !

Instagram/katethemax

  • Facebook a discrètement lancé un magazine papier.
  • C’est un trimestriel baptisé Grow et distribué auprès de clients annonceurs et dans les gares et aéroports, à destination des dirigeants d’entreprises.
  • Il s’agit principalement d’un outil de communication pour le réseau social — au lendemain du scandale Cambridge Analytica qui a entaché ses relations avec les annonceurs.

Facebook, par la voix de son président Mark Zuckerberg, répète souvent qu’il n’est pas un média.

Pourtant, le réseau social vient de prendre une décision qui peut paraitre contradictoire par rapport à ces déclarations: lancer un magazine papier.

Il s’appelle Grow (« croître », « grandir » en anglais), et se définit comme un « magazine trimestriel pour les dirigeants d’entreprises ». Coïncidence, Grow est également le nom d’un bimestriel américain sur la culture du cannabis.

C’est le site de la FIPP — Fédération Internationale de la Presse Périodique — qui a mentionné en premier l’existence du magazine le 18 juin.

Grow est édité par les équipes marketing de Facebook au Royaume-Uni. Dans le premier numéro, on trouve un portrait de Oscar Olsson, le directeur créatif de /Nyden (la nouvelle marque du groupe H&M), une enquête sur l’écosystème tech parisien, ou encore des interviews et conseils de dirigeants d’entreprises. Les articles sont également accessibles en ligne.

Selon Press Gazette, le magazine a été envoyé à des clients annonceurs de Facebook et est distribué dans certains salons classe affaires des gares et aéroports. La rédactrice en chef de Grow est Kate Maxwell, ancienne directrice éditoriale de Soho House, un réseau de clubs privés à destination des personnalités du monde des arts et des médias.

Un « outil de marketing et de communication » auprès des annonceurs

Capture d’écran du site Grow by Facebook. Facebook

« Grow by Facebook est un programme de marketing à destination des entreprises qui propose du contenu sur le leadership intellectuel directement à nos clients à travers un évènement annuel ainsi que des canaux de marketing papier et en ligne », explique Leila Woodington, directrice du marketing pour les entreprises de Facebook en Europe du Nord, interrogée par le Times.

« Nous ne vendons pas d’encarts publicitaires et ne faisons pas payer pour les évènements et les contenus proposés car il s’agit uniquement d’un outil de communication et de marketing », précise-t-elle.

En clair, il ne s’agit pas de diffuser de l’information mais d’un moyen pour Facebook de vendre son image auprès de ses annonceurs.

Suite au scandale Cambridge Analytica, les relations ne sont pas au beau fixe entre le géant — qui représente 20% du marché mondial de la publicité en ligne en 2017 — et ses clients. Comme le rapportait CNN en mars, plusieurs entreprises comme Sonos, Commerzbank et Mozilla ont retiré leurs publicités du réseau social suite à l’affaire. D’autres ont commencé à poser des questions sur le respect de la vie privée des utilisateurs, comme l’ISBA, une association britannique qui représente plusieurs annonceurs comme Unilever, McDonald’s er Adidas.

« La perte de confiance envers [Facebook et Google] pourrait diminuer la main-mise des deux entreprises sur le marché de la publicité en ligne », analysait Douglas McIntyre du site 24/7 Wall Street en mars dernier. « Si un ou plusieurs gros annonceurs annoncent publiquement le retrait de leurs publicités de Google, Facbook, ou des deux en même temps, cela pourrait créer un effet domino » qui profiterait aux portails internet tels que MSN, AOL ou Yahoo, ainsi qu’aux grands groupes de médias, selon McIntyre.

Avec Grow, Facebook cherche à donc redorer son blason auprès de ceux qui assurent la viabilité de son modèle économique. 98% des revenus du géant proviennent de la publicité, rappelait CNN en mars 2018.

 

Source : Business Insider

Que font les retailers agiles par Brian Solis?

Dans un monde de #retail, que le digital fait bouger chaque jour. Le décalage entre les initiatives spectaculaires des retailers à destination du client connecté et « digital éduqué » pour anticiper leurs futurs comportements, le monde de la GD prend sont temps et continue d’appliquer

Quand réseaux sociaux riment avec BtoB !

Petit focus sur POTLOC (spéciale dédicace pour leur levée de fonds de 2,5M€ … big up pour @LouisDelaoustre et ses investisseurs dont @RomainVidal de CapHorn ) pour leur technologie qui permet de sonder directement par les réseaux sociaux les habitants d’une ville sur les commerces qu’ils aimeraient voir ouvrir dans leur zone. L’enquête (la connaissance du shopper et de ses attentes) conso #retail est une valeur sûre, car elle permet en amont de verrouiller un déploiement d’enseigne calée sur les habitudes de conso des shoppers.

 

La start-up Potloc, qui réalise des études clients géolocalisées pour le compte d’enseignes, de développeurs immobiliers ou de foncières, vient de clôturer une seconde levée de fonds de 2,5 M€. Après avoir ouvert à Montréal puis à Lille en 2017, elle vient de s’installer à Paris et à Toronto grâce à ce financement.

CapHorn Invest, dont la stratégie B to B comporte une verticale RetailTech, rejoint le capital de la société aux côtés des investisseurs canadiens Fonds Ecofuel, Desjardins Capital et BDC Capital. La start-up compte d’ores et déjà parmi ses clients de grandes enseignes (Decathlon, Carrefour, Kiabi), des développeurs immobiliers (BNP Paribas Real Estate, Compagnie de Phalsbourg) et foncières (Immochan, Klepierre, Altarea Cogedim).

Avec sa technologie permettant de capturer des insights consommateurs géolocalisés, Potloc propose de sonder directement les habitants d’une ville sur les commerces qu’ils aimeraient voir ouvrir dans leur quartier ou centres commerciaux. La technologie développée par la start-up permet de remplacer les sondages terrains ou téléphoniques, souvent coûteux, par des campagnes participatives géociblées sur les réseaux sociaux. Celle-ci entend par ailleurs investir massivement en R&D pour développer sa plate-forme technologique afin de renforcer son leadership sur le marché des enquêtes consommateurs en retail et immobilier commercial.

Louis Delaoustre, cofondateur de Potloc, se réjouit et souligne « l’enthousiasme des investisseurs initiaux est une marque de confiance envers notre équipe et nous sommes heureux de pouvoir compter sur le soutien de nouveaux investisseurs spécialisés dans nos prochaines étapes de développement ».

Quant aux investisseurs, Romain Vidal, VC Partner de CapHorn Invest précise : « Louis et Rodolphe ont développé une vraie expertise métier retail et Potloc est en très forte croissance. Nous sommes confiants qu’ils sauront utiliser la force du réseau CapHorn pour aller encore plus vite. » Antoine Mabilon, de BNP Paribas Immobilier, déclare quant à lui : « Ce qui m’a particulièrement plu dans l’étude Potloc est le caractère innovant et ciblé du recueil de données. »

Source : Business Immo

Distributeurs et Gafa : des partenariats tous azimuts

Pourquoi n’y avons nous pas pensé avant? Plutôt que d’affronter les pure players dans un combat sans vainqueurs à terme, pourquoi ne pas s’associer ? D’un coté les détenteurs historiques de la relation client (les magasins) de l’autre les “sorciers” du digital (GAFA et autres #digitalretailers),