Les défis du retail à l’ère du digital

Solution retail 2020 : on en revient toujours à un DARWINISME primaire… « Il va falloir s’adapter ou disparaître » MULTICANAL & MOBILITE sont au centre des actions à privilégier. Le consommateur français est en attente mais l’offre tarde du coté des retailers… A l’avenir les stratégies gagnantes pourraient s’écrire sur de nouveaux segments : tels que le BIO… Non encore impacté par la guerre des prix, ils pourraient alors servir d’exemple de BEST PRACTICES en terme de digitalisation.

Guerre des prix, multicanal, nouvelles exigences des clients, pression du e-commerce… Euler Hermes publie sa première étude sur la digitalisation du commerce de détail et analyse l’impact de la digitalisation et des évolutions de la demande des consommateurs sur les entreprises du secteur.

 

Cette enquête évalue les risques, les défis et les opportunités liés à la digitalisation rapide du secteur du commerce de détail. Elle est basée sur l’analyse des 1 500 experts du risque qui travaillent pour Euler Hermes dans le monde entier, et se focalise sur 12 pays : Allemagne, Brésil, Chine, Corée du Sud, Espagne, Etats-Unis, France, Inde, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie.

 

Les 10 principaux défis pour les détaillants dans le monde

Classés par les experts Euler Hermes du risque dans le secteur du commerce de détail, de 1 (moins important) à 10 (plus important)

 

 

Commerce de détail : 3 défis à relever pour sortir la tête de l’eau

A l’échelle mondiale, les ventes au détail ont cru de +4,8% par an en moyenne sur les dix dernières années. Alors que l’activité en ligne ne représentait que 9% des ventes en 2016, elle devrait s’étendre significativement à 15% d’ici 2020. Alimentée tant par l’offre que par la demande, cette accélération est soutenue par les actions des digital natives et par les plateformes commerciales, qui bouleversent et refondent l’industrie.

Les guerres des prix féroces ont asséché les ressources financières de nombreux acteurs traditionnels du marché. Plusieurs détaillants pourtant bien établis n’ont pas réussi à s’adapter à la digitalisation de la chaîne logistique, ni à répondre au défi grandissant de « l’expérience consommateur ».

En conséquence, la rentabilité (EBIT) est passée de 8% en 2011 à 5,7% en 2016. Les grands détaillants ont payé un lourd tribut : les défaillances de grandes entreprises du secteur ont augmenté de +66% au plan mondial. Pour prévenir les difficultés financières, bon nombre d’entreprises sont passées à l’offensive. En 2016, les détaillants ont dépensé 2 000 Mds USD pour acquérir des entreprises technologiques. Un montant stupéfiant : pour comparaison, cette somme s’élevait à 148 Mds USD en 2014.

 » Le commerce de détail arrive à un moment charnière « , explique Maxime Lemerle, Responsable des études sectorielles et défaillances chez Euler Hermes.  » Nombre de détaillants traditionnels doivent repenser entièrement et au plus vite leur modèle économique. L’enjeu consiste à trouver le juste équilibre entre le digital et le physique, pour répondre aux évolutions de la demande. Nous avons ainsi identifié trois défis principaux à relever dans les 5 ans à venir :

  • La vente multicanal : proposer au consommateur une expérience d’achat homogène que ce soit en ligne, par téléphone ou en magasin.
  • Le coût de la présence en ligne : un investissement majeur et périlleux pour les détaillants, qui, dans un environnement de guerre des prix, ne disposent pas de leviers de croissance pour compenser un tel coût.
  • La mobilité : l’élaboration d’un parcours client mobile par la digitalisation de l’offre et l’utilisation de l’Internet des Objets.

Finalement, le choix qui s’offre aux détaillants n’est pas si cornélien : ils doivent s’adapter, ou risquer de disparaître.  »

En mesurant d’une part la pression digitale qui pèse sur les détaillants dans le monde, et d’autre part  leur capacité à se transformer en ce sens, 4 groupes de pays se distinguent.

 

1. La pression digitale s’intensifie aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, et en Allemagne

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, et l’Allemagne ont le plus à gagner (ou à perdre) de la digitalisation. Tandis que dans ces 3 pays, la plupart des détaillants semblent bien positionnés pour s’adapter à l’évolution de la demande, la pression du changement y est particulièrement intense. Leur modèle économique doit se transformer de manière urgente, en adéquation avec les nouvelles attentes des consommateurs.

Etats-Unis : Pour prospérer, il faut d’abord survivre

Aux Etats-Unis, les ventes au détail ont rebondi de +3% a/a en valeur fin 2016. Elles devraient accélérer en 2017 et en 2018, grâce à la croissance de la consommation des ménages et au rétablissement du pouvoir de fixation des prix des détaillants. Cependant, une hausse du coût des importations pourrait être lourde à porter pour les entreprises du secteur.

Des stratégies de différenciation sont nécessaires pour augmenter les marges et survivre dans un environnement incertain, où les magasins ferment à un rythme effréné. Le segment de l’alimentaire a jusque-là été épargné, contrairement au prêt-à-porter et à l’électronique, les deux principales victimes des restructurations et des défaillances. Les détaillants américains devraient se concentrer sur la qualité et l’innovation dans l’expérience consommateur, et faire évoluer leurs modes de livraison, dans un marché où 70% des consommateurs achètent en ligne.

Royaume-Uni : La menace du Brexit

Avec le Brexit, les perspectives économiques pour 2017 et 2018 sont incertaines. Les dépenses du consommateur britannique devraient ralentir, pesant ainsi sur les ventes au détail. Les ventes au détail se sont reprises depuis fin 2016 (+3% a/a en valeur), après avoir stagné aux alentours de +1% au T3 2015. Mais les sévères pressions sur les prix et la faiblesse de l’inflation (+0,7% en 2016) ont contribué à la guerre des prix. La concurrence des activités en ligne met le commerce de détail sous pression ; pour remplir le défi de l’intégration du digital et du physique, il faudra miser sur le développement technologique et sur les nouveaux moyens de paiement. Cela permettrait de limiter les impacts négatifs du Brexit pour le commerce de détail.

Allemagne : Ça marche pour les discounters et les on-liners

A partir de 2017, le retour de l’inflation et le ralentissement de la consommation réelle annoncent une moindre croissance nominale des ventes au détail en Allemagne. Les détaillants ont souffert du spectaculaire déclin de la rentabilité, de 7% en 2011 à 2,9% en 2016. Les discounteurs et les spécialistes de la vente en ligne sont bien placés pour maintenir leur dynamique de croissance, alors que les segments de la mode et de l’électronique sont sous pression.

 

Pression et potentiel digital pour les détaillants

 

 

2. En France, au Japon, et en Italie, la pression digitale est forte, mais le potentiel de transformation est limité

Dans le commerce de détail, la France, le Japon, et dans une moindre mesure l’Italie, subissent une forte pression digitale, mais ont un potentiel de transformation digitale limité. Ces marchés font face à une potentielle situation de restructuration, qui pourrait s’avérer confuse et coûteuse, alors que la rentabilité des détaillants n’est pas au mieux.

France : A la recherche de l’innovation perdue

Même si le hard-discount est moins présent en France (10% de part de marché) qu’en Allemagne (40%), la guerre des prix s’est intensifiée dans le pays depuis 4 ans. Sur cette période, la croissance des ventes au détail n’a jamais excédé +1,5% a/a en valeur. L’accélération de la consommation privée en 2016 (+1,8% en termes réels) a été contrée par la stagnation des prix, avec une inflation proche de 0%. Les grands détaillants ont particulièrement subi cette situation : 7 ont fait faillite en 2015, et 1 en 2016.

« Les consommateurs français, dont 64% achètent en ligne, sont disposés à consommer différemment. Mais malgré quelques exemples de succès, les détaillants français n’ont pas réussi à répondre à ces attentes. En résulte une détérioration prononcée de leurs états financiers. Dans le commerce de détail français, le résultat d’exploitation a reculé à 3,7% en 2015 et à 2,6% en 2016, tandis que l’endettement est monté jusqu’à 95% », développe Maxime Lemerle.

Après avoir longtemps considéré le e-commerce comme un canal parallèle, les détaillants français commencent seulement à investir pour rattraper leur retard dans la course digitale.

La légère reprise de l’inflation (+1,1% attendu en 2017) et de la consommation (+2%) peut représenter pour les détaillants français une occasion majeure de stimuler leur pouvoir de fixation des prix, érodé par des années de guerre des prix intense. L’alimentaire, les spécialistes de la vente en ligne et les segments bio et organiques devrait parvenir à tirer leur épingle du jeu. En revanche, le prêt-à-porter et l’électronique risquent de souffrir.

Japon : La pyramide inversée

Bien que toujours dans le rouge, les ventes au détail japonaises suivent une tendance à la hausse depuis octobre 2016. Cependant, la pyramide des âges inversée et le vieillissement rapide de la population ne sont pas de bon augure pour la croissance de la consommation.

Les bénéfices dans le secteur du détail au Japon sont passés de 6% en 2013 à 5% en 2016, tandis que le taux d’endettement net a augmenté de 10 points à 75% au cours de la même période. Les commerces de proximité et les spécialistes de la vente en ligne sont les segments les moins sensibles. Le commerce de détail général et le secteur de l’équipement de la maison et du bureau souffrent quant à eux d’un positionnement peu attrayant.

Italie : Attraction et répulsion

En Italie, le commerce de détail était de retour dans le rouge au début 2017, en raison d’une baisse de la confiance des consommateurs et du ralentissement des dépenses privées. La situation financière des détaillants italiens s’est fortement détériorée : le taux d’endettement net a grimpé de 36% à 250% entre 2011 et 2016.

Les détaillants de produits de luxe et de niche se concentrant sur les produits ‘développement durable’ disposent de belles perspectives. En revanche, les segments des produits d’équipement de la maison et du bureau et l’électronique ont eu recours à des stratégies de prix bas qui menacent leur rentabilité.

 

3. La Chine et l’Inde bien protégées des pressions externes par leurs barrières à l’entrée

Les détaillants chinois et indiens ont déjà une conscience aigüe du potentiel lié à la digitalisation. Les barrières à l’entrée protégeant ces marchés sont solides et les détaillants principaux veillent à leur maintien, mais les acteurs avisés ont le potentiel pour gagner des parts de marché significatives.

Chine : L’appel d’air de l’Online-to-Offline

Dès 2017, la croissance des ventes au détail du marché chinois devrait se stabiliser autour de +9% en volume, soit légèrement en-dessous de la moyenne de long terme, supérieure à 10%. Les détaillants misent sur une stratégie Online-to-Offline (attirer les clients potentiels des canaux de vente en ligne vers les magasins physiques), de façon à exploiter les possibilités offertes par l’émergence d’une nouvelle classe moyenne.

Les détaillants chinois cotés en bourse ont connu une diminution notable de leurs dettes. L’endettement net a chuté à 42% en 2015-2016, contre 51% en 2014. La rentabilité reste élevée, à 10,5%. Les détaillants en électronique et en ligne devraient conserver leur dynamique, tandis que le segment du luxe doit s’attendre à une restructuration en raison de l’impact de la politique anti-ostentatoire du pays.

Inde : Les paris sont ouverts

Le taux de croissance des ventes au détail en Inde devrait se stabiliser autour de +3% à +4% en 2017 et au-delà, soutenu par une forte croissance de la demande et par des politiques gouvernementales accommodantes. Le taux d’endettement s’est réduit, de 86% en 2013 à 70% en 2016. Dans le même temps, les marges se sont redressées de 4% en 2013 à 7% en 2016. Le bon élève sera le segment de l’alimentation, qui va profiter d’un effet de volume avec l’augmentation des dépenses de consommation.

 

4. Le Brésil et la Russie dépassés dans la course au digital

Au Brésil et en Russie, le commerce de détail ne subit qu’une pression au changement limitée de la part des consommateurs et des nouveaux entrants, qui sont peu nombreux. Ceci ne représente qu’une bénédiction déguisée : les principaux acteurs du secteur, toujours confrontés à des difficultés structurelles et financières, n’ont pas les capacités requises pour se lancer dans un plan de transformation,

Russie : Un décalage entre les capacités et les attentes

Après une chute de -4,5% en 2016, la reprise économique et le ralentissement de l’inflation viendront soutenir le redressement progressif des ventes au détail en Russie en 2017-2018. Un retour dans le positif est envisageable. 2016 a été témoin des difficultés persistantes des détaillants russes : les niveaux d’endettement ont été considérablement réduits, mais ils restent élevés (à 130% en 2016)  et le résultat d’exploitation est tombé à 3% contre 6,1% il y a deux ans. Les distributeurs alimentaires et les enseignes de hard discount profitent du caractère indispensable de leurs produits, tandis que les détaillants en électronique et les détaillants alimentaires indépendants ont été les premières victimes de la récession des années 2015-2016.

Brésil : La chance du débutant s’est envolée

Alors que le Brésil sort difficilement d’une forte récession, les ventes au détail ont sombré dans le rouge suite à l’explosion du taux de chômage. Compte tenu des perspectives de consommation peu engageantes, la situation ne devrait pas s’améliorer en 2017. La capacité financière des détaillants brésiliens s’est détériorée de façon considérable au cours des deux dernières années.

Le taux d’endettement net a grimpé à 110% en 2016, contre seulement +70% en 2014. Les segments du prêt-à-porter, de l’alimentation et des produits de consommation courante ont bien résisté. L’électronique est le segment le plus exposé aux risques en ce début 2017, avec un endettement vertigineux de 300% et des profits faibles à seulement 2,9%.

Source : comarketing-news

Le Mobile a-t-il reprogrammé le cerveau de vos clients ?

Une chose est sûre c’est que les utilisateurs sont en avance sur les offres mobiles des marques et des distributeurs ! Les usages et l’éducation numérique (mobile en particulier) du client final permettrait de developper des outils performants sur mobile si la volonté et la culture digitale des donneurs d’ordres étaient au niveau de celle de leur clientèle. Mais les professionnels de ce secteur doivent faire beaucoup, beaucoup mieux.

Voici une press de Tune, une plate-forme mobile en SaaS très complète qui a demandé à des experts de l’industrie mobile leur avis sur l’état du marketing et de la publicité !

2017 est un point d’inflexion clé pour le marketing.

Des Walled gardens contrôlent la publicité sur des milliards de personnes à l’intérieur de leurs frontières. Les mesures des plates-formes principales montrent de graves défauts, généralement en faveur de ces plates-formes. Nous avons dépassé plus que de raison l’usage des applications (nous sommes rentrés dans l’ère du sur mesure pour vos clients), et le réseau mobile se redresse avec l’aide des pages mobiles accélérées et d’articles instantanés… La protection de la vie privée est un problème comme jamais auparavant. La fraude publicitaire touche autant qu’un tiers des publicités mobiles et les pirates russes siphonnent 3 à 5 millions de dollars par jour auprès des publicités publicitaires

Et pourtant, en quelque sorte, tout fonctionne toujours, c’est le paradoxe !

Les annonceurs intelligents se connectent aux consommateurs intéressés. Les applications mobiles font des dizaines de millions par semaine. Les marques trouvent des moyens de s’engager auprès du public. Et les spécialistes de la commercialisation ont découvert 4 000 outils pour trouver et utiliser la technologie qui gère et exécute leurs campagnes et dépense des annonces…

Mais les professionnels de ce secteur doivent faire beaucoup, beaucoup mieux.

  • Les marques ont besoin d’outils simples qui combinent les données marketing et de publicité dans une plate-forme ouverte simple
  • Les annonceurs doivent pouvoir gérer, mesurer et attribuer des campagnes sur le Web, le mobile et toute autre plate-forme qu’ils choisissent d’utiliser
  • Les vendeurs ont besoin de meilleures données agrégées qui éclairent clairement le voyage du client et montrent la valeur de chaque point sur cette carte
  • Les CMO ont besoin d’assurances que les dollars qu’ils dépensent pour atteindre, engager et gagner des clients, sont vraiment utilisé !

Le document essaye de répondre à 4 questions clés :

  •  L’industrie de la publicité est-elle finalement prête à l’attribution fractionnée, dans laquelle les spécialistes du marketing attribueront une valeur différente aux chaînes en fonction de leur rôle dans le parcours d’achat ?
  • Web VS App – qui verra plus de croissance en 2017 ? Pourquoi ?
  • Martech + ADtech : Convergence – la technologie marketing devrait-elle être plus intégrée aux technologies publicitaires ? En particulier, le marketing et la publicité doivent-ils être exécutés à partir d’une seule base de données de clients ?
  • AD Fraude – il existe deux façons principales pour l’industrie de lutter contre la fraude : la transparence totale et « le nettoyage » de la conversion. Quelle est la meilleure solution pour la croissance future de l’industrie du marketing mobile ?
Source : Services mobiles

Cyberattaque. Le vendéen Digitemis contrecarre le « rançongiciel » dans l’Ouest

#westcoast #siliconvendee On compte sur vous !! Que la force soit avec toi, Ludovic de Carcouet. DIGITEMIS est lauréat Réseau Entreprendre Vendée de notre promo 2014 et utilise l’expertise de WITHAPPS depuis début 2017 sur des MAJ d applications Androïd. Merci de ta confiance.

digitemis

La société vendéenne est sur le pont depuis vendredi. Elle répond aux appels urgents des sociétés de l’Ouest impactées par la cyberattaque mondiale. Priorité : éviter la propagation.

Des sous-traitants industriels

« On a reçu les premiers appels vendredi après-midi, très en amont de l’annonce publique de cyberattaque » Ludovic de Carcouët, PDG de Digitemis, a immédiatement renforcé son centre d’appel Digitemis SOS de quatre personnes en Vendée. « Cette attaque, avec un logiciel qui arrive dans votre système en le bloquant et demande une rançon pour libérer l’accès à vos données, est assez classique dans son mode opératoire. Exceptionnelle dans son ampleur internationale. » Les sociétés impactées dans l’Ouest affichent des profils de groupes industriels, « notamment des sous-traitants avec de fortes connexions à l’international. »

Agir vite et isoler

 

Les services de Digitemis ont agi immédiatement pour surtout isoler les postes infectés. « L’urgence, quand le mail a été ouvert, est de ne pas laisser les ordinateurs en connexion. Si le message a introduit le virus il faut couper la propagation immédiatement. C’est tout le boulot de ce week-end, qui continue ce lundi, et sûrement toute la semaine. L’objectif : ne pas arriver au blocage total. » Autre action immédiate : essayer de restaurer les données à jeudi. Le jour juste avant la cyberattaque. « Pas toujours simple mais passage obligé pour véritablement tout nettoyer car l’onde de choc peut vraiment continuer longtemps autrement. »

Prévention en tests de piratage

Au quotidien, Digitemis répond aux nouvelles technologies des cyberattaques et protections des données. « Ces derniers temps, nos clients nous demandent beaucoup de tests de malveillance. On envoie des mails avec des tentatives de piratages et on voit comment leurs systèmes informatiques réagissent. Quand il y a des carences, on essaye au maximum de jouer sur une réponse qui marie décloisonnements des postes et mise en réseau avec filtrage. » Une actualité qui booste la société. Digitemis vient d’ouvrir des antennes à Nantes et Paris, en plus de sa base à La Merlatière en Vendée. Elle affiche une croissance de 100 % chaque année. Fraîchement labellisée Frenchtech, elle va passer de 18 personnes à 30 d’ici la fin de l’année.

 Source : Ouest-France

Ford crée un lit pour bébé connecté qui simule un trajet nocturne (et ce n’est pas une blague)

Info ou intox ? #poissondavril ? Comme quoi … avec une apps tout devient possible …

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Les constructeurs automobiles vont toujours plus loin dans les nouveaux moyens de transport et les objets connectés… mais là, Ford est peut-être allé trop loin. La marque a dévoilé un lit pour bébé « intelligent », le Max Motor Dreams, qui berce l’enfant comme s’il était à l’arrière d’une voiture lors d’un trajet nocturne. Car les jeunes parents savent bien que le ronron automobile berce particulièrement bien les nouveaux-nés. Vibrations de la route, ambiance sonore et même lumières de la ville (feux rouges, lampadaires) : tout est prévu pour recréer l’ambiance de l’arrière d’un véhicule. Une application pour smartphone permet même de capturer l’ambiance d’un trajet donné, et de la charger dans le berceau. Il ne s’agit que d’un concept, mais Ford ne s’interdit pas de le produire en fonction des réactions du public.

Découvrez le Max Motor Dreams en vidéo :

Source : Usine Digitale

[Marketing digital] Devenir un multi-spécialiste n’est pas si compliqué si on a le bon réseau

Ce scénario se pose encore plus dans le RETAIL, où les magasins aujourd’hui digitalisent, numérisent en « réaction à… », par « opportunités », par « relation » ou par « inspiration »… et encore pour ceux qui pensent digital et qui ont conscience que demain se joue aujourd’hui … J’ai sillonné les magasins en particulier les GMS, j’ai rencontré, patrons, directeurs, rayons, … Et la conclusion c’est que devant cette foultitude d’offres « digitales » à laquelle ils sont confrontés au quotidien, devant la menace des pure-players, devant le classicisme des stratégies d’avenir proposées par les centrales qui nivellent forcement par le bas pour que cela s’adapte à tous, ce ne sera pas une communauté de cadres (même si c’est surement une solution) qui va faire la différence et apporter LA REPONSE. Comme pour l’élection présidentielle, il va falloir trouver la seconde bonne solution, ce n’est pas une histoire de choix de TECHNO, mais une histoire d’usage de ces techno et surtout un état d’esprit !!!  (une histoire d’homme en fait...)

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Tous les quinze jours, les experts de Référence DMD donnent rendez-vous aux lecteurs de l’Usine Digitale.  Aujourd’hui, Juliette Chapront s’interroge : comment trouver le spécialiste qui saura répondre à la question que vous ne vous êtes pas encore posée ? A qui faire confiance ?  Où et comment trouver la perle rare ?

Qui peut prétendre savoir tout faire ? Construire une stratégie d’entreprise ou un plan marketing, trancher entre avoir son propre site e-commerce plutôt que d’aller vendre dans des marketplaces et lesquelles ? Investir le social-selling pour conquérir de nouveaux clients, mettre en place une génération de leads efficace, acheter des campagnes de publicité ou recueillir de la smart data relèvent de compétences variées, pour ne pas dire hétérogènes.

Pourtant, chefs d’entreprise de taille intermédiaire, patrons de PME ou secrétaires généraux d’organisations professionnelles, l’orchestration de toutes ces tâches vous incombe. Découragé, vous avez renoncé à tout comprendre ? La maîtrise vous échappant, vous trouvez urgent de ne rien faire ? Pourquoi pas mais il y a toujours un plan B. On vous dit qu’il vous suffit de vous tourner vers l’extérieur ? C’est vrai. Mais vers qui ? Existe-t-il des gourous de tout cela ?

 

Dénicher les perles rares demande du temps et du savoir-faire

Pour trouver les bonnes ressources, prestataires, consultants ou experts, c’est un peu comme les melons, il faut soupeser, renifler et comparer. Mais pour cela, et là s’arrête la comparaison avec les fruits et légumes, il faut avoir pu s’orienter au préalable, savoir à qui s’adresser, poser les questions pertinentes et cela requiert temps et savoir-faire. 

 

Votre réflexe pour trouver la perle rare ? Demander autour de vous, dans les réseaux auxquels vous participez, organisations de patrons ou cercles de compétences. Parfois cela fonctionne mais quid de l’image globale ? De la réponse à la question que vous n’avez pas formulée puisque vous ignoriez tout du sujet ? Il y a bien votre agence de communication, celle avec laquelle vous travaillez depuis des années et qui connait tout de votre histoire. Mais comment leur demander quelque chose dont vous savez qu’ils n’ont pas directement la réponse sans leur donner l’angoisse provoquée par une question à laquelle ils ne sauraient pas répondre ?

 

Un lieu de rencontres inattendues

Les « nouveaux » modes de travail sont des nids de compétences. Les espaces de coworking sont le lieu de rencontres improbables où spécialistes de l’e-mailing peuvent côtoyer des créateurs d’entreprises spécialisées dans la RSE ou des développeurs fous à la pointe des chatbots. Vous ne les fréquentez évidemment pas si vos locaux sont chez vous et que vous n’êtes pas suffisamment gros pour avoir créé un lab.

 

Il y a bien les réseaux sociaux où l’on trouve de tout, à grands renforts de recommandations, de kilos de relations, d’articles écrits et de projets affichés mais à quel indicateurs doit-on se fier ? La capacité à comprendre un sujet précieux comme celui de votre business peut-elle se décrire en quelques mots sur un résumé ? Cet article lui-même est-il crédible ?

 

La solution universelle, ô désespoir, n’existe pas ! Pas -encore- de plateforme digitale sur laquelle trouver la solution à tous ses problèmes de référencement, d’écriture web, de mesure de la performance ou d’intelligence artificielle. L’application qui, d’un simple clic, permet d’écrire l’expression de besoin de sa future application ou de trier les milliers de réponses reçues sur les réseaux sociaux selon vos critères de décision, avec la bonne pondération sur le prix, n’a pas encore été conçue.

A défaut de la perle rare, une communauté de cadres seniors généralistes

Pas de baguette magique donc, mais une solution tout de même. Ce que vous cherchez c’est un chef d’orchestre, un demi de mêlée, un numéro 10, parfois un acteur jouant dans un second rôle. Puisqu’à l’impossible nul n’est tenu, ce mouton à cinq pattes est en fait plusieurs. Dédoublement de compétences grâce à la constitution d’un réseau testé et éprouvé régulièrement sur des cas concrets, réels et terminés. Ce qu’il vous faut c’est cette ressource interne externalisée qui pensera comme vous mais qui aura suffisamment de contacts dehors pour vous apporter les possibilités, bref un cadre senior généraliste en temps partagé.

Il appartient à une communauté experte où se partagent les sujets épineux, se benchmarkent les prestataires et se passent les cartes de visite de ceux qui innovent ou déploient. Et il travaille avec votre prisme et pour votre entreprise comme si c’était la sienne, en toute impartialité.

 

Article écrit par Juliette Chapront, Directrice Marketing et Digital à temps partagé chez Référence DMD

 

Source : Usine Digitale

Avec Pantry, Amazon veut simplifier les courses hebdomadaires

Quand on explique aux magasins chaque jour que la révolution numérique est en marche… Quand on constate que le magasin physique reste encore (malgré ses initiatives digitales naissantes) en retard sur les habitudes de consommation des clients… AMAZON teste, avance et propose… Il faut IMPERATIVEMENT passer à l’action sur le terrain, l’avantage d’être le seul point de contact physique avec l’acheteur ne saurait suffire à terme si son expérience, si sa satisfaction et ses attentes ne sont pas maximisées… AMAZON ne s’arrêtera pas, c’est une question de SURVIE ce n’est qu’à ce prix que RETAIL physique reprendra la main et ne sera plus « suiveur »… L’heure est à l’action !

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Amazon rêve de débarrasser ses abonnés Premium de la corvée des courses hebdomadaires, et compte pour cela sur Amazon Pantry, un service testé depuis plusieurs mois, et désormais opérationnel dans toute la France et en Belgique. La promesse ? Être livré en deux à trois jours ouvrés, sur une sélection de 3 800 références composées de produits de bases pour le quotidien, stockés et expédiés par Amazon.

Nous l’avions déjà repéré au mois de décembre 2016, c’est désormais officiel, après plusieurs mois de test, Amazon Pantry – qui peut littéralement se traduire par « Garde-manger » – est désormais accessible dans toute la France et en Belgique. A l’instar de nombreux services récemment déployés par Amazon, Pantry est réservé aux abonnés Premium du e-marchand.

Concrètement, il permet de se procurer les produits essentiels du quotidien aux formats les plus courants, et d’être livré dans un carton unique à domicile ou à l’adresse de son choix, sans minimum d’achat, en 2 à 3 jours ouvrés. Les clients résidant dans 14 villes de France – Paris et région parisienne, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Reims, Rennes, Strasbourg, Toulon et Toulouse -, peuvent même bénéficier de la livraison à la carte sur des créneaux de 2 heures.

3  800 références, 600 marques

Le principe de Pantry est de simplifier les courses hebdomadaires de ses abonnés Premium, en apportant notamment une lisibilité simple et rapide de l’offre de produits d’épicerie, de boissons, de produits pour bébés, d’articles ménagers, de produits d’hygiène, d’articles d’animalerie ou de fournitures de bureau.

Ainsi, l’offre plutôt serrée, se compose de 3 800 références et de quelques 600 marques parmi lesquelles figurent notamment Lipton, Knorr, Panzani, Taureau Ailé, Lindt, Kelloggs, Bjorg ou encore Kleenex, Gillette, Blédina, et Whiskas. Pour la sélection, Amazon se veut pragmatique : « Nous utilisons les informations communiquées par différents panels, et travaillons avec nos fournisseurs pour identifier les produits qui ont les meilleures performances », indique Cyril Dumanois, Directeur des catégories Biens de Consommation chez Amazon.fr. En revanche pour l’heure, aucun produit frais n’est disponible sur Amazon Pantry.

Pas de place de marché, uniquement des produits en stock

Amazon Pantry bénéficie d’une boutique dédiée mais les produits sont également accessibles, par exemple, depuis la rubrique « Epicerie » (mais aussi « Hygiène », « Beauté », etc) de la plateforme Amazon.fr. Toutefois dans ce dernier cas, lorsqu’ils sont éligibles à Pantry, Amazon les a affublé d’un logo dédié, afin de les rendre plus facilement identifiables. L’une des particularités de Pantry par rapport à un accès aux mêmes produits via Amazon.fr, c’est de proposer l’achat de produits de grande consommation à l’unité, et non pas par lots comme il est plus courant d’en trouver sur la boutique classique d’Amazon.fr. Mais surtout, dans le cadre de Pantry, il ne s’agit que de produits disponibles dans les entrepôts d’Amazon et dont l’expédition est géré par l’e-marchand lui-même. Une manière de mieux maitriser les délais de livraison, la disponibilité des produits, et donc la fiabilité du service. C’est aussi l’assurance d’avoir un meilleur contrôle des prix affichés. Et sur ce point, Cyril Dumanois est très clair : « Si nous voulons construire la confiance sur le long terme de nos client, nous devons offrir des prix compétitifs. C’est une composante importante de l’expérience client ».

Maximiser le remplissage des cartons

La manière de constituer ses paniers d’achat est une autre particularité de Pantry, puisqu’elle consiste en effet à remplir des cartons virtuels. Si l’abonné Premium n’a aucune obligation de remplir à ras-bord son carton, il en a tout intérêt. La livraison de leur commande Amazon Pantry coûte 3,99 € pour la première boîte, puis 0.99 € par boîte supplémentaire pour la même commande. Toutefois, elle peut être gratuite dès l’achat de 5 articles éligibles. Concernant les cartons, il en existe huit tailles différentes, la plus grande pouvant contenir jusqu’à 20 kilos ou 110 litres de produits – l’e-acheteur a toutefois la possibilité de visualiser où en est précisément le remplissage de celui-ci, grâce à un indicateur accolé : le taux de remplissage. Chaque article présente en effet un taux de remplissage, calculé en fonction de son poids et de sa taille, qui s’ajoute à ceux déjà présents dans le panier. Par exemple, un déodorant bille homme L’Oréal Men Expert y contribuera à hauteur de 0,4%, un paquet de spaghettis de marque Panzani présente un taux de remplissage de 2,5%, et une lessive liquide « Le Chat Bébé » d’1,5L, vendue 6,24€ remplit la boite Pantry à hauteur de 8,2%. Plutôt ludique, nul doute que certains clients se laisseront prendre au jeu d’essayer de remplir le plus possible leur carton, afin de ne pas perdre une miette de place.

Le chat bébé - Pantry

Mais cela suffira-t-il à faire le succès de Pantry en France ? Amazon y croit, évidemment, et affirme que dans les pays où le service est déjà opérationnel comme les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni ou encore l’Espagne, le succès est au rendez-vous. Du moins, Pantry pourrait être un moyen pour l’e-commerçant d’accélérer sa montée en puissance sur le marché des produits de grande consommation, en s’appuyant comme il le fait de plus en plus, sur ses clients Premium. Du côté des industriels, Amazon affirme que le service a été accueilli très favorablement, ils y verraient notamment « une option supplémentaire pour adapter leur message aux clients ».  Gageons qu’en dehors d’un levier marketing, les marques y voient aussi, un accès direct à environ 15 millions de visiteurs chaque mois sur la plateforme d’Amazon, et à autant d’acheteurs potentiels que sont les abonnés Premium du e-commerçant dont leur nombre, pour le moment, est toujours tenu secret.

 Source : LSA

Toute la France au Consumer Electronic Show

Bravo à MY SCRIPT Start up Nantaise primée meilleure application 2017 au CES à Las Vegas #westcoast #frenchtech

 

Le CES bat son plein à Las Vegas, où la France a envoyé une délégation de plus de 200 start-ups, d’après les données de la French Tech. Aux côtés d’entreprises mondialement reconnues, ces jeunes pousses ont l’occasion de promouvoir d’innovants produits.
Toute la France est représentée grâce à ces nombreuses start-ups, qui viennent des quatre coins de l’Hexagone. Bien que l’Île-de-France soit surreprésentée, la part belle est également faite à l’Aix-Marseille French Tech (23 start-ups exposantes) et à la French Tech in the Alps (21 start-ups). Le Nord de la France est également présent, avec 11 start-ups issues de la Normandy French Tech et 10 de Lille is French Tech.

 

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Ce graphique montre le nombre de start-ups exposant au CES 2017 par région française d’origine.

 

Source : Statista

 

#CONEXT le Salon du commerce connecté en Live par les équipes de WITHAPPS, Stand A27

__stand_a27-1Finalement, nous qui mettons tous les jours au centre de nos préoccupations le Mobile et qui évangélisons chaque jours nos futurs clients, nous sommes un peu interpellés par ce que nous voyons à LILLE..

Ici le mobile n’est ni ONLY, ni OMNI … il est bizarrement  peu présent dans les offres et les solutions des exposants. Il n’est pas absent non, EZEEWORLD est dans la place comme WITHAPPS, mais peu de CMS de MCOMMERCE, ou d’applications MOBILES retail disruptives…. L’essentiel des solutions tourne autour des fonctionnalités de traitement des données : les DMP ou autres plateformes data « prédictives » ,  autour du web marchand :  avis clients, mesure de satisfaction ou googles adwords « killers »….etc..etc

On peut citer quand même  de belles initiatives innovantes  comme le projet de STIMSHOP (qui vient de lever 700 k€….bravo !!) et de ZENT’O autour des ultrasons « indoor », mais on retiendra plus de ce salon le BABYFOOT connecté by INEAT ou l’affichage holographique de HOLUSION sur le NEW SHOPPING EXPERIENCE by PICOM (PICOM qui se fixe comme objectif de construire le commerce du futur et qui propose sur le salon NEW SHOPPING EXPERIENCE : une vitrine technologique de 16 partenariats innovants entre enseignes et start-up  autour d’innovations inédites).

Pour le reste, du SEO, de la 3D… et même des agences de création de site E-commerce ! Enfin l’écosystème E-commerce au grand complet… Genre salon du e-commerce que nous avions partagé avec EQUIPMAG il y a un mois à PARIS.

Nous reviendrons donc l’année PROCHAINE au salon du commerce connecté avec de belles idées de fonctionnalités innovantes dans le m-commerce ou les applis retail puisque 2017 en fait sera l’année du mobile non ? comme 2015 et 2016 😉 .

Pour information WITHAPPS présentait sur le salon sa plateforme RETAIL avec l’application mobile iOs et Androïd de génération de trafic et de ventes privées intégrant les notifications PUSH géolocalisées. La plateforme permet par ailleurs une segmentation totalement anonyme du comportement des utilisateurs en analysant leur données de géolocalisation. Elle apporte ainsi à l’enseigne une analyse pertinente de ces comportements afin d’optimiser la qualité et de renforcer la pertinence des messages et des offres 1to1. Elle s’inscrit toujours dans la même démarche : celle de pousser le bon message, au bon endroit, à la bonne personne et au bon moment.

100 millions de téléphones portables usagés : l’urgence d’une stratégie !

A la vitesse ou APPLE sort ses iPhones (2 par an… on sent quand même que cela s’essouffle, voir Iphone7 ) et avec maintenant l’évidence pour tout le monde de l’existence de stratégies d’obsolescence programmée chez les constructeurs : la question se pose… Nous avons tous chez nous quelques spécimens de mobiles d’un autre temps …

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Plus de 20 millions de téléphones portables sont vendus chaque année en France ! Il y en a 2 ou 3 par foyer, et sans doute 100 millions qui dorment dans les tiroirs. Mais peu d’utilisateurs s’interrogent sur ce que contiennent ces appareils, et encore moins sur ce qu’ils deviennent en fin de vie.

Une mission sénatoriale d’information a travaillé cet été pour cerner l’inventaire et le devenir des matériaux et composants des téléphones portables. Cette dernière a révélé un sujet en friche, avec des constructeurs et opérateurs peu bavards (dommage, plusieurs sujets oubliés : responsable, éducation et marketing), des collectes des appareils usagés peu efficaces, des valorisations rares et des secteurs d’emploi inexploités. La fabrication des téléphones est source de problèmes économiques, environnementaux et éthiques majeurs – S’agissant de la composition des téléphones portables, la mission souligne que la fabrication de ces équipements ignore largement les enjeux environnementaux.

Le manque de connaissances sur la composition exacte des téléphones portables est apparu flagrant au cours des auditions, alors même que leur richesse fait de ces équipements une véritable « mine urbaine ». Par exemple, une tonne de cartes électroniques peut contenir 200 grammes d’or, tandis que la concentration d’une mine à bon rendement est évaluée à 5 grammes par tonne. La fabrication des téléphones nécessite des matières premières convoitées, dont l’extraction a des impacts environnementaux et sociaux non négligeables. Certains métaux, comme le tantale, sont extraits dans des territoires confrontés à des conflits armés. Quant à eux, certains sous-traitants ne respectent pas les normes élémentaires du droit du travail.

Enfin, la conception des téléphones est délibérément défavorable au réemploi et au recyclage : la course à l’innovation et au développement de nouvelles fonctionnalités éclipse l’enjeu de l’écoconception. Et les éco-contributions n’ont aucun effet sur les constructeurs.

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Initiative de 2013, réussies :

  • Le marché, dopé par des évolutions technologiques très fréquentes, se nourrit de l’obsolescence programmée (matérielle, logicielle et marketing), et le taux de collecte des téléphones portables usagés est ridicule : 15 %. Cela nuit au réemploi, qui constitue une priorité.
  • La majorité du gisement de téléphones usagés échappe à la filière réglementaire et part dans des filières parallèles. Les offres de mobiles d’occasion se multiplient, souvent issues de circuits opaques, sans garantie ni traçabilité. Les opérateurs y contribuent également en cédant des lots complets mélangeant déchets et équipements réparables. Ces pratiques favorisent le contournement des règles relatives à l’exportation de déchets.

Si nous parvenions à massifier la collecte, la France pourrait s’appuyer sur ses savoirs industriels pour développer une filière d’excellence, ébauche d’une économie circulaire pour ces produits.

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Sur la base de ces différents constats, la mission a formulé 27 propositions concrètes, consensuelles et ambitieuses, dans cinq directions complémentaires :
• la responsabilisation des fabricants de téléphones portables ;
• la lutte contre l’obsolescence programmée et pour l’augmentation de la durée de vie des téléphones portables ;
• l’augmentation de la collecte de téléphones portables usagés, notamment par le biais d’une meilleure information donnée au consommateur sur le geste de tri ;
• le soutien aux acteurs du réemploi, notamment issu de l’économie sociale et solidaire, et la clarification des circuits des filières parallèles à la filière réglementaire ;
• la définition et la mise en œuvre d’une stratégie nationale de recyclage des métaux soutenant les projets de recherche et d’unités de traitement.

Dans le même temps le Whashington Post à réaliser un documentaire « This is where mobile technology begins« sur le sujet de la conception des batteries avec beaucoup d’informations, de vidéos et de photos.

 

Source : servicesmobiles.fr